‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 332 sur 341 · Voir, en outre, Moses Maimon. [More nevochim · texte numérisé non relu

Voir, en outre, Moses Maimon. [More nevochim

3. Isaïe, 1. XXX, V. 8. « Ce dernier serpent est appelé, dans le texte sacré, saraph mehôphép. Or, dans tous les lexiques hébreux, saraph est traduit par venin enflammé^ et meliophép l’est par volant.

SERPENTS SACRÉS ET DRAGONS

A plus forte raison faisait-on bon marché des a dragons souterrains dont s’avisaient de nous parler les Hérodote, les Aristote et les Pline... »

Cuvier n’avait pas encore rencontré leurs fossiles, et tout cela n’était plus depuis longtemps qu’une affaire de légende. Aujourd’hui tout le monde sait ce que la terre nous a rendu en fait de chameaux volants et de gigantesques dragons omithoformes.

Le Zohar avait dit une fois de plus la vérité littérale. Au reste les derniers siècles eux-mêmes avaient eu leurs dragons.

Un beau jour, au moment même où toutes les légendes commençaient à s’envoler, le bon Kircher, très-longtemps incrédule à cet ordre de faits, s’avisa de publier, dans un de ses in-folio, le portrait d’un véritable dragon que venait de tuer, en 1669, un paysan de la campagne de Rome, et que le directeur du musée Barberini venait de lui faire remettre L

A partir de ce moment la légende et la fable opéraient leur rentrée dans l’histoire.

Éclairé par un pareil spécimen, Kircher fit immédiatement appel à quelques-uns des nombreux correspondants scientifiques avec lesquels il était en incessante relation, et comme la Suisse passait pour la contrée la plus favorisée en ce genre, il s’adressa de préférence à l’un de ses citoyens les plus honorables et les plus éclairés, Christo* phore Scherer, préfet du canton de Soleure.

(( Rien n’est plus véritable, lui répondit celui-ci, et je puis même vous donner mon propre témoignage : me trouvant près de Lucerne, en 1619, et pendant une belle nuit étant resté à contempler la parfaite pureté du firmament, je vis un dragon brillant s’élancer d’une des cavernes du Pilate, et se diriger d’un vol impétueux vers Fluelen, à l’autre extrémité du lac. Énorme de taille, sa queue était encore plus longue et son col étendu. Sa tête et sa gueule étaient celles d’un serpent. En volant, il semait sur son passage de nombreuses étincelles que l’on pouvait comparer à celles que le marteau du forgeron détache du fer embrasé. Je crus voir d’abord un météore, mais en observant plus attentivement encore, je ne tardai pas à me convaincre, en examinant son vol et la conformation de tous ses membres, que j’avais sous lesyeux un véritable dragon. Je suis heureux, par cette déclaration, de pouvoir éclairer votre révérence sur l’existence trèsréelle de ces animaux. »

Et ce n’était pas un témoignage isolé; en 1602, on avait déjà

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