SERPENTS SACRÉS ET DRAGONS TRADITIONNELS, ETC
blant. Partout le serpent sacré a son temple et son prêtre; à Rome, la Vestale est préposée à sa garde et prépare ses repas avec le même soin qu’elle entretient le feu sacré. En Grèce, Esculape ne guérit rien sans lui et lui délègue ses pouvoirs^. Pas une Bacchante qui ne l’enlace à ses cheveux, pas un augure qui ne l’interroge avec soin, pas un nécromant dont il n’habite les tombeaux ! Les Caïnites et les Ophites l’appellent créateur, tout en reconnaissant comme Schelling qu’il est « le mal en substance et en personne. »
Mais si l’on voulait prendre une idée complète du prestige qu’il exerce encore aujourd’hui, il faudrait étudier ce culte chez les Indiens modernes ou Nagas (serpents), chez les Chamanes, chez les Africains de Juidah, chez les Vaudoux de Port-au-Prince et d’Haïti, chez les Chânes du Mexique, chez les hommes Pà ou serpents des Chinois, etc. Mais comment espérer et attendre la lumière de la part de savants qui, dans l’étude des faits merveilleux, commencent par retrancher tout ce qui est vraiment merveilleux , comme dans celle des faits difficiles à admettre tout ce qui leur paraît inadmissible ^ f
1 . On connaît la fameuse ambassade romaine envoyée par le sénat au dieu de la médecine, et son retour avec le fameux serpent qui, de lui-même, alla gagner le fameux temple de son maître, dans une des îles du Tibre.
%, Nous retrouvons le serpent au chapitre Fétichisme.