‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 37 sur 341 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

IMPORTANCE GOSMOLOGIQUE

DU DOGUE DES ESPRITS, ETC

Le Cosmos^ et ses magnificences. — Infiniment petits et infiniment grands. — Microscope et télescope. — Leur gloire et leur orgueil. — Vieilles attaques rajeunies. — A plus tard les réponses.

N. B. Si nous avions la prétention d’implanter, dès les premiers pas, la doctrine de nos interventions surnaturelles sur le terrain scientifique qui les repousse avec le plus de hauteur et de succès apparent, nous commettrions une grande faute. Ce serait compromettre toutes nos ressources, que de les précipiter, dès la première heure et sans préparation suffisante, au plus fort de la mêlée.

Personne n’ignore, en effet, que dans cette croisade générale contre la cause que nous défendons, les sciences naturelles figurent au premier rang. Le progrès toujours croissant de leurs brillantes découvertes, l’explication de phénomènes inconnus jusqu’ici, le maniement familier de forces qui faisaient trembler nos pères et l’application journalière de ces forces au bien-être de la vie, tout conspire à fomenter chez les naturalistes un orgueil démesuré. Hélas ! peut-être serait-on bien tenté de le trouver légitime s’il ne les aveuglait en même temps sur des vérités bien plus hautes, trésor d’évidence, au contraire, pour le plus simple bon sens.

Savoir ne fait donc pas toujours voir, comme, à son tour, voir ne fait pas toujours savoir. Nous ne le saurons et ne le verrons que trop.

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