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On entend par Cosmos l’ensemble du monde et de ses lois

IMPORTANCE CO SM OLO GIQUE , ETC.

Ainsi donc, obéissant malgré nous en ce moment à l’ordre logique qui nous force de montrer l’homme interrogeant la nature avant d’interroger l’histoire et la philosophie , nous déclarons ne consacrer ce premier chapitre qu’à la pose d’un principe, qu’à l’aplanissement provisoire de quelques difficultés tirées des forces, des lois et de la vision cosmologiques ; nous réserverons nos preuves et nos applications spirituelles pour deux autres chapitres, qui arriveront à leur heure sous le titre de Cosmolatrie et de Sabéisme.

Maintenant, pour mieux apprécier les relations du Cosmos avec la vision organique humaine et le degré de leur double autorité, voyons-les sortant l’un et l’autre des mains de leur créateur.

Dans un de ses plus beaux livres, l’Écriture nous montre « les astres du matin célébrant à l’envi, pendant la création, toutes les gloires de leur auteur » Plus jeune que ces astres, la terre, alors sans âme vivante et sans maître, se taisait, et seule, ne pouvait prendre part à Vhosanna général.

Pour qu’elle pût admirer à son tour, il fallait créer l’homme, et, parallèlement à sa vivification spirituelle, lui départir des instruments d’admiration.

Alors, sublime artiste. Dieu produisit deux chefs-d’œuvre : l’un, que la science appelle nerf optique; l’autre qu’elle signale comme l'épanouissement du premier et comme « l’orgaii^ essentiel de la vision 2. » Puis, sur ce modeste appareil d’une délicatesse infinie, sur cette plaque vivante d’une photographie toute divine, les rayons émanés de chaque objet visible venant à converger, l’homme put s’assimiler pour ainsi dire tout le Cosmos, grâce à la miraculeuse image transmise par ses sens à son regard intérieur.

Longtemps ce beau présent lui suffit; mais' après cinquante siècles de jouissance, cette vision, toujours la même, ne suffisant plus à cet esprit avide de progrès, il fut permis un jour à

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