‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 54 sur 341 · Lettre à Varnhagen, 27 octobre · texte numérisé non relu

Lettre à Varnhagen, 27 octobre

LES forces!... base de toute discussion.

êtres, de création infinie, etc., du moment où l’organisation, l’animalité sont pour elle la condition de toute existence, adieu toute philosophie d’ensemble; elle n’est plus qu’un exposé descriptif de tous les êtres naturels, c’est-à-dire, comme a grand soin de bien l’expliquer M. Flourens, secrétaire général de l’Académie des sciences, elle n’est plus que l’histoire « de tout corps ayant une constitution , des qualités et des lois propres »

A merveille, mais alors il ne faut pas dire' comme Al. de Humboldt qu’on embrasse .« tout l’ensemble des choses créées.» Le Credo seul a ce droit-là.

Quant aux forces, lorsque nous les objectons pour échapper à la matière, on nous répond qu’à l’inverse de nos Esprits purs, dont on ne saurait comment établir l’action sur les corps, ces forces étant elles-mêmes des propriétés de cette matière, leur action n’est plus qu’une conséquence toute simple de leur origine.

ê. — Les Forces.

Les forces !... Voilà donc le véritable nœud de toutes les questions. Sont-elles indépendantes de la matière? sont-elles au contraire une de leurs propriétés ? Tout est là. Aussi devonsnous commencer par faire à leur égard ce que nous faisions tout à l’heure à l’égard des vertus sidérales, c’est-à-dire nous en servir comme dé établissement, établissement provisoirement indispensable à celui de nos forces et vertus spirituelles.

Qu’on se tranquillise, nous ne sortons pas delà question.

Nous lisions dernièrement le compte rendu d’une séance de la Société d’anthropologie. Dire que la discussion était soutenue par MM. Broca, de Quatrefages, Gratiolet, le docteur Boudin, etc., c’est dire que l’élite de la science était ici présente. Or, l’un des interlocuteurs (M. Gratiolet) étant venu à parler de forces indépendantes de la matière, le scandale fut complet.

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