‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 61 sur 341 · Philosophie positive · texte numérisé non relu

Philosophie positive

IMPORTANCE COSMOLOGIOUE, ETC.

5“ LA FORCE par excellence, la Force autocratique, source et raison de toutes les autres, la Force « dans laquelle nous sommes, nous vivons et nous remuons, in qua movemur, vivimus et sumus, » dit l’apôtre saint Paul ; Triade omnipotente et mystérieuse, dont la seconde hypostase se nomme elle-même Jéhovah-Élohim, littéralement. Forces divines éternelles, ou plus littéralement encore, le lui des Élohim ou des forces^.

En résumé, M. Grove ne s’est occupé que de la force première et de son action cosmocratique générale. A nous maintenant d’étudier les délégués de cette grande cause, les mlag de l’Écriture, et de les suivre dans leurs missions uraniques et terrestres.

La voie est désormais frayée. Puisque nous savons que toute force primitive suppose une volonté, il ne s’agit plus que de choisir entre la volonté première agissant immédiatement par elle-même, ou médiatement par une transmission hiérarchique. Il faut savoir enfin si cette volonté première implique soit l’aristocratie qu’on lui refuse, soit la démocratie qu’on lui impose, soit la dictature exclusive qu’on lui confère malgré ses plus formelles déclarations.

Pour montrer que nous pourrions fort bien ne pas marcher longtemps seul dans nos voies cosraologiques, empruntons encore quelques lignes au brillant écrivain que nous combattions tout\ l’heure. « Qu’est-ce donc en définitive que tous ces mondes? Quels sont donc les rapports qui les unissent au nôtre ? N’y a-t-il entre les uns et les autres que ces enchaînements de gravitation, de chaleur et de lumière, dont les astronomes nous rendent témoignage ? ou bien, indépendamment

^ . Dans le mot ineffable de Jéhovah, dit le chevalier. Drach, le plus célèbre de nos hébraïsants modernes, sont compris les trois temps du verbe être ; « il a été, il est et il sera ». Sa signification précise est donc l'éternité j et joint à Élohim, c’est la force de l'Être étemel. {Harmonies, p. 342.)

Quant à la deuxième traduction, que nous puisons dans un des ouvrages de M. Lacour, professeur d’hébreu à Bordeaux, elfe rentre évidemment dans la première, car le lui des forces est bien VÊtre éternel des forces. Il est remarquable que les Arabes appellent encore Dieu, aÙTo’;, ou le lui.

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