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LA HIÉRARCHIE DES FORCES

de ces enchaînements matériels, n’existe-t-il pas entre les forces vivantes qui régnent à la superficie des astres d’invisibles liaisons qui unissent plus étroitement encore, en un seul système, toutes les parties de l’immense total ? Bref, l’astronomie, après s’être renfermée si longtemps dans les abstractions de la géométrie et de la mécanique, l’astronomie qui, livrée à ses seules ressources, n’a jamais su peupler l’espace que de pierres en mouvement^ se trouve logiquement conduite

à DÉBOUCHER A SON TOUR DANS LA THÉODICÉE. » (Reynaud,

Terre et Ciél^ Introd., p; 3 et 5.)

Dans la théodicée!.... Nous ne demandons pas autre chose, car l’étude du di’oit providentiel rentre elle-même dans la théologie.

Sachons donc interpréter avec intelligence les quatre signes que voici :

1" L’attraction mécanique battue en brèche de toutes parts, et sa transition imminente du rang de cause à celui de pur effet;

2° Le pressentiment et l’étude de forces toutes nouvelles, qui, « si elles étaient prouvées, disait dernièrement un de nos meilleurs astronomes^, nécessiteraient l’admission dans l’espace de forces d’un tout autre ordre que celles de la gravitation ; »

3“ Les belles aspirations de MM. de Lamartine et Reynaud appelant à leur aide : l’un, des myriades d’esprits qui lui font tout comprendre; l’autre, l’introduction de la théodicée dans ce stérile chaos de pierres en mouvement ;

4° Ce singulier et tout récent aveu d’un savant astronome étranger, que « pour expliquer, par exemple, les variations et les contradictions incessantes des orbites cométaires, il faudrait découvrir des forces intelligentes dont la complaisance se prêtât à toutes les volontés de ces comètes »

4 . Le P. Secchi, de l’Observatoire du College romain. {Dette Forze, etc ) 2. Ch. Nagy, membre de l’Académie des sciences de Hongrie, dans ses « Considérations sur tes comètes, » p. 65.

IMPORTANCE COSMOLOGIQUE, ETC

F ORGES INTELLIGENTES !... Quaiid nous hésitloiis à donner précisément ces deux mots pour titre à notre ouvrage, nous étions loin de nous douter qu’ils allaient se trouver si promptement sur les lèvres d’un astronome, soit qu’il en comprît ou qu’il en méconnût l’importance.

C’est là ce qui peut s’appeler, à notre avis, cingler à pleines voiles, et le vent en poupe, vers le spiritualisme^ cosmologique.

1. Quant au profit que la science aurait pu tirer du spiritisme moderne, M. Babinet nous a dit quelque part : ce J’ai beaucoup interrogé les esprits frappeurs et je n’en suis pas devenu plus savant ». Cette épi gramme, trèsjuste à notre avis, ne saurait atteindre que les admirateurs de ces esprits. Nous qui rions, au contraire, et de la confiance de ces adeptes et des interrogations de M. Babinet, nous avons seul le droit d’affirmer à ce dernier que le jour où il aurait vu un piano pesant 300 kilos se soulever tout seul et sans contact, comme celui dont parlent MM. de Gasparin et Thury (V. app. du I" Mémoire^ ch. iii), il eut trouvé que la grande question des forces indépendantes de la matière était par cela même déiinitivement jugée; comme le jour où nous lui montrerons, en pleine météorologie , le jeu des « malices atmosphériques » de saint Paul (a), il pourra peut-être comprendre que le grand apôtre ait parlé ailleurs de vertus et de recteurs {Jb)\ dans tous les cas, il sera bien forcé de convenir que la réintégration dans le Cosmos de tout un REGNE PERDU n’est pas un- de ces événements qui se rencontrent tous les jours.

Nous lui souhaitons de mettre souvent la main sur trois vérités d’une telle valeur, car alors, sans que les Esprits lui disent un seul mot, il deviendrait bien vite encore plus savant qu’il ne l’est aujourd’hui.

(a) Spiritualia nequitiæ in cœlestibus (Eph., vi),

(b) Redores tenebrarum harum (Ibid.).

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