‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 73 sur 341 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Plus tard, nous pourrons expliquer comment et pourquoi le peuple hébreu mérite seul une confiance absolue, bien que tous les peuples aient droit à l’application des mêmes principes. Alors on pourra peut-être comprendre comment, les phénomènes restant également bien prouvés, les causes surhumaines, auteurs de tous ces phénomènes chez les païens, pouvaient mentira leur aise sans que les peuples cessassent d’être entièrement véridiques. Cette distinction ne serait pas comprise en ce moment.

IMPORTANCE HISTORIQUE, ETC

Vains efforts ! car après .avoir dépensé sa vie et prodigué des trésors de science philologique au succès de ce labeur impossible, il aboutit à de véritables travestissements théologiques tous à peu près aussi absurdes que celui-ci : « La flamme du Sinaï n’était qu’un grand feu allumé par Moïse sur la montagne; avec ce feu coïncida par hasard un violent orage... Quant à l’illumination de la face du prophète à sa descente de la montagne, elle fut une suite de son grand échauffement,... etc., etc. »

Quelle punition pour Eichhorn s’il pouvait s’entendre dire aujourd’hui par M. Renan : « Cette méthode, bien que subtile, étroite et forcée, était un pas immense... mais l’auteur s’arrêta dès le premier ; ce fut Paulus qui entra à pleines voiles dans cette mer nouvelle et vint appliquer cette théorie aux récits du Nouveau Testament... Paulus sut, le premier, distinguer avec beaucoup de finesse ce qui, dans une narration, est le fait de ce qui est le jugement du narrateur^. »

Veut-on maintenant, par anticipation, un exemple de ces finesses de Paulus dans l’interprétation des évangiles? Choisissons au hasard... « La lumière que virent les bergers lors de la naissance du Sauveur était tout simplement une lanterne; la marche sur la mer, une simple natation; la multiplication des pains, un partage plus égal de ces mêmes pains ; l’apparition des anges, une méprise due à l’emploi de linceuls blancs; l’ascension, une disparition adroite au milieu d’un brouillard^, etc., etc. >>

Nous ne nous permettons cette citation, un peu étrangère à notre thèse, que pour donner une idée de ce que M. Renan appelle la finesse et V infaillibilité de la critique contemporaine*. Hâtons-nous d’ajouter bien vite cependant, qu’ après avoir donné cette qualification à celle de Paulus, il semble en rougir luimême et la retirer en l’appelant plus loin « étroite, subtile, insuf-

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