‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 87 sur 341 · Ibid.^ p · texte numérisé non relu

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3. Voir surtout M. l’abbé Cruice [Quelques discussions), M. Hello [M. Renan et V Allemagne), M. l’abbé Maignant et autres (dans le Correspondant),^!. d’Anselme [Monde païen), etc.

IMPORTANCE HISTORIQUE, ETC

la condition première : « Le premier principe de la critique est que le miracle n’a pas de place dans le tissu des choses humaines, pas plus que dans la série des faits de la nature... La critique qui commence par proclamer que tout dans l’histoire a son explication humaine, ne saurait se rencontrer avec les écoles théologiques qui emploient une méthode opposée à la sienne, et poursuivent un but tout différent^. »

Par conséquent, « toute controverse entre les personnes qui croient au surnaturel et celles qui n’y croient pas est frappée de stérilité 2.»

Nous verrons plus tard les voies et moyens de cette critique; en voici les principes, et c’est grâce à eux que la philosophie de M. Renan, sur l’origine des cultes, finit par s’accorder si bien avec celle de M. Quinet : « La mythologie dans son premier essor n’est, dit-il, que le reflet des sensations d’organes jeunes et délicats : c’est le délire de l’homme en face de la nature et de lui-même. Cette grand’ mère lui apparaissait couime vivante et animée ; il conversait avec elle , il adorait ses sensations^ ou, pour mieux dire, l’objet vague et inanimé de ses sensations *. »

Le bon La Fontaine avait dit : « les jardins parlent joeu, » voilà cependant les plus grandes institutions, civiles et religieuses, écloses un beau jour de quelques conversations avec une grand' mère tout exceptionnelle, qui ne s’exprime que par le frémissement de son feuillage et le murmure de ses ruisseaux. Décidément les jardins parlent trop.

Trop, surtout eu égard à tout ce qu’ils nous apprennent, car, M. Renan le remarque avec raison, tous ces bavardages-là n’expliquent nullement les lieux privilégiés, les grands centres de révélations, etc., etc. « Examinez, dit-il, ces lieux que l’antiquité considéra comme sacrés, il vous sera presque tou-

t . Éludes religieuses, par Renan.

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