‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 88 sur 341 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

a. Ibid.

jours impossible de découvrir le motif qui a pu faire supposer que la divinité était là plus présente qu’ailleurs^. »

Cette découverte est cependant bien facile, mais il est bien certain qu’en dehors de la vraie doctrine des lieux fatidiques, il est absolument impossible de comprendre comment les vieux chênes de Dodone et tes sombres rochers de Samothrace, les rosiers de Pæstum et les sables du désert, le soleil brûlant de l’Éthiopie et le ciel ténébreux des Germains, inspirèrent à peu près le même délire, les mêmes sensations adorables, et, chose bien autrement étonnante, les mêmes dogmes.

Quant aux fins et moyens de cette critique, les voici : « La critique a deux manières de s’attaquer à un fait merveilleux (car elle ne peut songer à l’accepter TEL QU’IL EST, puisque son essence est la négation du surnaturel) : l“admettre le fond du récit, mais l’expliquer en tenant compte du siècle et des personnes qui nous l’ont transmis et des formes reçues à telle ou telle époque pour exprimer les faits ; 2“ porter le doute sur le récit lui-même et rendre compte de sa formation sans lui accorder de valeur historique. »

« Dans la première hypothèse on s’attache à expliquer la matière même de l’histoire;... dans la deuxième, sans rien prononcer sur cette réalité, on analyse comme un simple fait psychologique l’apparition du récit. On l’envisage comme un poëme. Dans les premiers cas on est rationaliste, et dans le second on est mythologue »

<( Habetis confitentem reum, le coupable s’accuse ici luimême, » et l’on peut voir tout de suite devant quel tribunal impartial est traînée cette grande question du surnaturel, que M. Guizot appelait, il y a quelques années, « la question suprême. »

Ah! l’excellent billet que M. Renan nous signait tout à

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