M. Heeren, Manuel de Vhist, me. «Judée
IMPORTANCE HISTORIQUE, ETC
place; c’est le chef-d’œuvre que tous concourent à réaliser^.»
On peut ajouter que ces historiens ne font même pas de la bonne histoire matérielle, car, privés de tout principe critique pour l’adoption ou le rejet des matériaux, incertains sur les sources, incertains sur la chronologie, incertains sur tout, «ils hésitent, ils trébuchent, ils s’arrêtent à chaque pas, et c’est à peine s’ils distinguent les objets »
Grâce à eux, c’est la première fois que le monde se trouve sans histoire.
Au reste, M. Le Roy a bien tort de les supposer mieux disposés à l’égard des faits de I’ocgultisme qu’à l’égard des faits divins. « L’intervention parla bouche des oracles, dit-il, dans les faits où son action ne s’explique que par le sortilège, on la signalera encore ; l’intervention de Dieu dans les faits, jamais. »
Où donc M. Le Roy a-t-il rencontré cette merveille ? Pour nous, depuis Fontenelle et en dehors de tout ouvrage religieux, nous la cherchons partout mais en vain ; pas un seul aveu de ce genre fait par un libre penseur n’est tombé sous nos yeux, et ce livre n’a pas d’autre but que celui de le leur arrachei’ de haute lutte.
Mais l’entreprise est hardie, car l’intervention d’un seul troll * n’ayant pas moins de force pour saper toutes leurs thèses que celle de Jéhovah, et le médium américain leur étant tout aussi peu sympathique que le prophète Jérémie , ils frappent d’un seul et même anathème tous les ordres de surnaturel, et les immolent également à leur respect superstitieux pour V inviolabilité des lois de la nature.
11 y a plus, la guerre qu’ils livrent à ce qu’ils appellent l’occuLTiSME est empreinte, on le dirait, d’un caractère encore plus marqué d’impatience et de passion, sans doute parce que celui-ci, se prodiguant sans pudeur, les harcelle et les serre de plus près.
M. Louis Le Roy, Règne de Dieu, etc., p. 10.