‹ Des essais de stabilisation monétaire par le retour à la convertibilité-orChapitre 16 sur 35 · RE · texte numérisé non relu

RE

-1/15.000° de sa valeur-or. En outre, et en toute. bonne foi, les dirigeants des deux grandes banques autrichiennes passées à l'étranger, la banque anglo-autrichienne (Angleterre) et la banque des Pays de l'Europe Centrale (France), refusaient d'appuyer le projet gouvernemental d'un grand emprunt basé sur l'actif autrichien: ils déclaraient que ni eux ni le public ne pouvaient avoir COnfiance dans l'avenir politique et financier du pays.

C'est alors que le Gouvernement autrichien adressa au Conseil suprême un nouvel appel en garantie d'un emprunt.de 15 millions sterling. En adressant sa requête, Mgr Seipel insistait sur la gravité de la situation : « Si, « contre toute attente, disait-il, ce dernier espoir était «également chimérique, le Gouvernement autrichien sa- « chant qu'il a épuisé tous les moyens en son pouvoir — « moyens qui constituent l'effort le plus considérable de « son peuple — pour sauver la situation, aurait à réunir « le Parlement autrichien en séance extraordinaire, et « à déclarer, d'accord avec lui, que, ni le présent Gou- « vernement, ni aucun autre, n’est en mesure de conti- « nuer à administrer l'Etat ».

Les Gouvernements alliés, dont les dernières avances avaient élé englouties — « gaspillées » disait M. Lloyd George — en secours à la population, ne pouvaient assumer cette nouvelle charge sans avoir l'assurance que les nouveaux crédits, utilisés selon un programme sévere de redressement financier, ne seraient plus dépensés en pure perte, En considération de l'importance politique du problème, ils renvoyèrent la demande pour « examen el rapport » à la Société des Nations. Le Conseil s’en occupa dès sa première séance, le 31 août 1922, et char-

gea le Comité financier de l'étudier. Cet examen aboutit à tout un ensemble de projets :

1° Réformes intérieures : Réduction des dépenses par renvoi de fonctionnaires (1), cession d'industries d'Etat déficitaires, etc., et augmentation des recettes (majoration des tarifs de chemin de fer, postes, lélégraphes, et des prix des produits de Monopoles), devant permettre d’équilibrer le budget dès 1924.

2° D'iei là, emprunts pour combler le déficit de 1922 et 1923, estimé à 650 millions de couronnes-or. Les quatre Gouvernements (France, Grande-Bretagne, Italie et . Tchéco-Slovaquie) ajoutent, chacun pour 20 %, leur garantie à l'emprunt reposant lui-même sur des gages suffisants (2). :

3° Un Commissaire Général devra veiller à ce que le programme soit strictement exécuté: 1l devra donner son approbation pour toute utilisation de l'emprunt, en se basant uniquement sur la réalisation progressive du pro- -gramme et la conservation des gages de l'emprunt. ° Le déficit budgétaire devant être couvert par l'emprunt, il ne serait plus nécessaire de recourir à l'infla- tion. Il est considéré comme essentiel que soit créée une

(1) Dans sa réponse n° 1 aux questions posées par le Comité d'Autriche au Conseil, le Comité financier exposait : « Vienne, capitale d’un pays qui compte 6 millions d'habitants, a plus dé fonctionnaires aujourd'hui que lorsqu'elle était la capitale d'un empire de plus de 50 millions d'âmes. Le Comité estime qu’il y aurait lieu de ce côté d'apporter une réduction sérieuse des dépenses,. s’élevant au moins à un tiers au cours de la période de transition ».

(2) Ces garanties devaient donner un rendement annuel de 82 millions de couronnes-or se répartissant ainsi : Forêts et Domaines 1, Sel 1, Douane 40, Tabacs 40. Ces prévisions sont, depuis, très largement HS

banque d'émission pleinement indépendante. Le Gouvernement autrichien lui transfèrera le monopole de l’émission et ne pourra plus, sauf autorisation spéciale, négocier ou conclure d'emprunt.

5° Parallèlement à ces mesures d'ordre financier, il devra en être appliqué d'ordre économique, afin de développer la production industrielle et agricole (conclusion de traités de commerce, etc.).

En attendant la ralification de ces accords par les Parlements des pays accordant leur garantie à l'emprunt projeté (1), ratification que l’on souhaite obtenir au plus tard le 31 décembre 1922, l'Autriche couvrira son déficit budgétaire par des émissions de Bons-or, remboursa-

bles sur les premières avances. Elle devra également procéder de suite aux réformes immédiatement réalisa- bles, c'est-à-dire à la création de la Banque d'émission et au vote d'une loi accordant les pleins pouvoirs, dans le domaine financier, aux gouvernements successifs, en vue d'assurer l'équilibre budgétaire en 1924.

En présentant son projet, le Comité financier, dans la séance du 4 octobre, prononçait un grave avertissement: après avoir imdiqué que, jusqu'alors, l'Autriche avait vécu de charités, dépensant en ravitaillement toutes

es ressources d'emprunts, sans rien faire pour rétablir sa silualion financière, il ajoutait : « Il ne s ‘agit pas de « choisir entre la continuation des conditions d'existence

« de l’ année dernière et leur amélioration: il faut choisir « entre une période de difficultés peut- -être plus grandes

(1) Pour le dernier cinquième, l'emprunt international fut garanti plus tard par la Belgique, la Suède, le Danemark, la Hollande, et indirectement par l'Espagné et la Suisse,

pa,

« que toutes celles qui ont été éprouvées depuis 1919, « mais préparant pour l'avenir une réelle amélioration « (c'est là l'hypothèse la plus favorable) ou l'effondre- « ment dans une misère et dans une détresse chaotiques,. « sans équivalent dans le monde moderne, sauf en Rus- « sie (1).

Ce programme fut consigné dans trois Protocoles qui furent signés à Genève le 4 octobre 1922: ainsi était arrêté le plan de reconstitution financière de la nouvelle République.

ES

Dès la signature de ces accords, le Gouvernement autrichien se mit à l'œuvre. L'émission des bons du Trésor fut couronnée de succès et permit d'arrêter l'inilation. Le 18 novembre, le dollar qui avait coté au plus haut 83.600 couronnes le 25 août 1922, ce qui correspondait à 16.940 couronnes-papier pour une couronneor, fut stabilisé au cours de 70.935 couronnes, soit, pour une couronne-papier, 0,00001412 dollar, d'où une couronne-or — 14.400 couronnes-papier. Depuis lors, les cours n'ont plus varié aux deux Bourses de New-York et de Vienne que dans les limites des gold points.

En même temps, le Gouvernement procédait à la créalion du nouvel Institut d'émission ; le capital fixé à 30 millions de couronnes-or en fut souscrit rapidement, l'Etat n'intervenant que pour 8 millions versés en Bons du Trésor. Lorsque le Commissaire Général] de la Société des Nations, Dr A. Zimmermann, arriva à Vienne

(1) Rapport du Comité financier, Annexe 432.

Go

Je +5 décembre 1922, il put constater le bon vouloir du Gouvernement et la réussite de ses premiers efforts. La Banque Nationale d'Autriche ouvrit ses guichets le 2 janvier 1923 : pleinement indépendante, elle possède le monopole de l'émission. Ses billets doivent être garantis à raison de 20 % par de l'or ou des traites à court terme sur les pays à monnaie-or. Pour le surplus, ses fonctons se rapprochent sensiblement de celles de la Banque de France. Elle a, en outre, la charge d'assurer la stabilité du change autrichien, selon les principes du Gold Exchange Standard, par âchat ou vente de l'or à un cours fixe. Depuis janvier 1925, elle effectue ces opérations avec une légère marge correspondant aux points d'entrée et de sortie de l'or. C’est, en somme, la reprise de la politique de 1892 qui permet à nouveau d'assurer, depuis 1923, la stabilité de la monnaie et celle, relative, des prix, en dépit de l'accroissement de la circulation : ces variations de la circulation restent sans influence sur un change canalisé par les gold points.

La stabilisation monétaire provoqua lout d'abord une brusque crise de chômage, succédant à la prospérité factice du temps de l'inflation. Puis, avec la confiance, les capitaux exportés rentrèrent en ‘Autriche, au cours de 1923, en même temps qu'affluèrent les capitaux étrangers atlirés par le loyer élevé de l'argent et la sécurité financière nouvelle. Enfin, l'emprunt de la Société des Nations vint apporter au Gouvernement, avec l’autorisation du Commissaire général, un appoint considéra- ble de 631 millions de couronnes-or (1).

(1) L'emprunt devait primitivement s'élever à 650 millions. En fait, il n'atteignit que 631 millions, sur lesquels 20 millions représentant la tranche suisse, n'ont pas été appelés.

L'année 1923 fut ainsi caractérisée par un afflux de éapitaux venant de l'étranger. À la Bourse de Vienne, les valeurs nationales, qui n'avaient suivi que de loin la dépréciation de la couronne, triplèrent au cours de l'an- - née. La Banque Nationale put améliorer notablement la couverture de ses billets : le pourcentage des réserves passa de 26 #, en janvier 1923, à 57 , en janvier 1924, et ceci malgré l'accroissement de l'émission dû à une politique très large de l'escompte. D'autre part, l'industrie voyait s’accroîlre ses débouchés du fait de l'occupahon de la Ruhr et le chômage allait en diminuant.

Malheureusement, l'amélioration de la situation financière et la forte progression des cours en Bourse poussèrent la population à spéculer, et lorsque fut déclanchée, au début de 1924, l'attaque contre la devise française, la finance autrichienne s’y engagea à fond : aussi la brusque revalorisation du franc, au mois de mars, futelle un effondrement sur la place de Vienne. De grands établissements furent mis en difficulté ou en faillite et l'on put craindre que celte grave secousse ne mit en péril l'œuvre si bien commencée. À la même époque, on assista à une forte baisse des valeurs à la Bourse où la notion de rentabilité succédait à celle dela valeur intrinsèque des entreprises. La dépression financière se poursuivit Jusqu'en 1925. La Banque Nationale dut venir au secours des établissements les plus compromis et sacrifier une partie de ses réserves pour maintenir le change de la couronne ; ce fut du reste avec succès ; mais en août, le pourcentage des réserves par rapport à la circulation était tombé en six mois de 57 4 à 37 1 %. La Banque dut alors restreindre ses crédits, tant pour réduire l'inflation que pour éviter le retour des manœuvres

A HV

spéculatives du début de l'année. Le taux de l'escompte fut porté de 9 à 12 %, le 5 juin 1924, et à 13 0/0, le 6 novembre. Cette politique de l’argent cher retint les capitaux étrangers ; leur appoint est indispensable dans ce pays où l'argent est rare (1). En 1925, le taux de la Banque put être ramené graduellement à 10 %, celui moyen de l'intérêt variant de 15 à 17 %. Les réserves ont dépassé à nouveau 57 0/0 de la circulation. Pendant que s’adaptait ainsi au nouveau régime monétaire la vie économique du pays, le Gouvernement autrichien poursuivait avec énergie l'application des réformes établies par la Société des Nations. Dès son arrivée à Vienne, le Commissaire général, après avoir constaté les heureuses améliorations déjà effectuées, ne dissimulait pas qu'il restait encore fort à faire, et-que le redressement financier définitif exigerait beaucoup de courage et d'énergie: « Les Protocoles de Genève exi- « gent des réformes tellement énergiques que, seul, un « Gouvernement fort et hardi pourra être en mesure de « les réaliser. Dans cet ordre d'idées, il est évident que «le Gouvernement ne doit pas seulement disposer de « pouvoirs extraordinaires, mais qu'il lui faut encore la « volonté, le courage et la force de s’en servir ». (2) Les résultats obtenus sont les meilleurs témoignages en faveur du Gouvernement autrichien. Conformément aux indications des Protocoles de Genève, les dépenses et les recettes furent établies en couronnes-or, et si les

(1) Les exigibilités des huit banques principales sont passées de 3612 millions de couronnes-or, en 1913, à 724 en 1923, et 1107 en 1924.

(2) Rapports mensuels du Commissaire général de la Société des Nations pour l'Autriche. Premier rapport (15 décembre 1922 - 15 janvier 1923) C. 41. 1923.

ent

premières ne purent être réduites dans la proportion fixée, par contre les recettes dépassèrent de beaucoup les prévisions du Comité financier de la Société des Nations. Les budgets s'établirent en équilibre à l’époque . fixée, 1924, avec un excédent remarquable sur les prévisions, ainsi qu'il ressort du tableau suivant:

en millions de couronnes-or

Prévisions Compte Prévisions Compte Prévisions Compte clos clos clos

Solde budgétaire — 129,7 —57,1 +89 +629 14,1

En 1923 et 1924, le nombre des fonctionnaires a été réduit de 76.287 au lieu de 100.000, chiffre prévu ; mais au fur et-à mesure des renvois, la compression devenait plus difficile, car il fallait éviter la désorganisation des services. D'autre part, chaque mesure de renvoi entrainait d'assez lourdes indemnités à verser à l'intéressé. Aussi peut-on considérer comme satisfaisant le chiffre ci-dessus. En 1925, les dépenses furent accrues du fait de la hausse de la livre sterling à sa parité-or (1) ; la crise industrielle et financière diminuait en outre les recettes de l'Etat en entraînant un surcroît de secours à verser aux chômeurs.

Le redressement financier de l'Autriche n’en est pas moins remarquable, et rien ne peut en donner une meilleure idée que l'ütilisation de l'emprunt de la Société des Nations, (seule ressource extraordinaire dont le Gouvernement ait usé). Cet emprunt mit à la disposition de

(1) L'Autriche voyait augmenter de ce fait le coût de l’intérêt et de l’amortissement de sa dette vis-à-vis de l'Angleterre.

l'Autriche 611 millions de couronnes-or, alors que Île Comité Financier de Genève avait prévu la nécessilé d'un montant total de 650 millions. Si l'on déduit les sommes immédiatement utilisées en remboursement d'emprunts antérieurs, soit 121,9 millions de couronnesor, et la garantie de six mois d'intérêts s’élevant à 40,3 millions, il reste 448,8 millions de couronnes-or qui représentent le moñtant net de l'emprunt devant servir à couvrir les besoins ultérieurs du Trésor autrichien. Les utilisations furent :

Du 18 Novembre 1922 au 30 juin 1923 : 149,8 millions de couronnes-or. Du {er Juillet 1923 au 21 août 1925... : 112,2 » »

Total. . 262 millions de couronnes-or.

Il est intéressant de rapprocher de ce chiffre le montant des dépenses en capital (avances à des Caisses d'Epargne, amélioration des voies ferrées et du matériel roulant, électrification, etc...) qui s'élevèrent durant la même période à 151,2 millions. Ces sortes de dépenses peuvent être considérées comme des placements, et il resterait, en les déduisant du total des utilisations, une somme de 110,8 millions de couronnes-or, soit 18 % seulement du produit de l'emprunt. Le surplus est réservé, pour une part Împortante, et placé pour le reste en valeurs ou entreprises industrielles.

Ainsi s'est fortifiée graduellement la situation financière et monétairé de ce pays. Fin 1924, une première loi dè conversion fut édictée, la « loi sur le schilling », nouvelle unité d'argent, rattachée à l'or, équivalant à 10.000 couronnes-papier, ou 0,21172086 gramme d'or fin. Les premières pièces mises en circulation furent thésaurisées, à cause de leur forte teneur d'argent de 80 %. En

1995, cette teneur fut abaissée et depuis, elles cireulent dans le public: il n’est point frappé encore de schillingsor (1). Le schilling d'argent constitue une monnaie fiduciaire : son poids est de 6 grammes : il contient 3,8 grammes d'argent fin.

Les statuts de la Banque prévoient, tout comme avant la guerre, le rétablissement du gold standard, mais à l'heure actuelle, l'Autriche est pratiquement placée sous le régime du Gold Exchange Standard, qui a pleinement assuré la stabilité de la devise nationale jusqu'ici et permis de renforcer considérablement les réservesor de la Banque.

Au cours de 1925, la Société des Nations désigna trois experts chargés d'étudier la situation économique de l'Autriche. Dans leur rapport, ils constataient la pleine réussite de l'œuvre de stabilisation. « L’Autriche, disaient-ils, à donné la première en Europe l'exemple d'une stabilisation monétaire aujourd'hui pleinement réussie. Les réformes qui se sont accomplies depuis lors ont pris la sienne pour modèle. » (2)

La situation financière de l'Autriche peut être considérée maintenant comme saine. Le 9 juin 1926, le Conseil de la Société des Nations, à l’unanimité, a décidé de lever le contrôle des finances autrichiennes, la mission

(1) Une émission réduite vient d’en être faite en juillet 1926. L'usage de ces pièces n’est pas encore courant.

(2) La Situation économique de l’Autriche. Rapport présenté au Conseil de la Société des Nations par W. T. LAyTON, C, H. et Charles RIsT, Genève 19 aout 1925.

dep

de son Commissaire général à Vienne devant prendre : fin le 30 juin. En adressant ses remercîments au Conseil, le Chancelier d'Autriche, M. Ramek, ajoutait: « l’Autriche restera attachée aux heureux résultats de l’assainissement accompli et les développera dans l'avenir. ».

La stabilisation monétaire réalisée, il reste à l’étayer en améliorant la situation économique générale. Déjà en 1922, le Comité financier de la Société des Nations insis- : tait sur ce point : « l'Autriche, même si elle parvient pendant un certain temps à établir une situation financière saine, ne pourra la maintenir telle et pourvoir aux besoins de-sa population actuelle, qu'en augmentant et en adaptant sa production, de manière à équilibrer aussi sa balance commerciale (en tenant compte bien entendu de ses exportations invisibles qui sont. considérables) ». Si le premier assainissement est réalisé, il. reste encore à effectuer le second, très distinct. L'Autriche souffre d'une pénurie de capitaux. Dans ce pays appauvri, les fonds de roulement manquent aux industriels et les meilleures affaires ont dû payer en 1925 jusqu'à 28 % pour chtenir de l'argent. -Les prix s'en ressentent nécessairement ; les possibilités de débouchés également.

Aujourd'hui, la situation s'est améliorée, sans être bonne encore. L'opinion autrichienne s'inquiète surtout du déficit de la balance commerciale. Il faut sans doute s’efforcer de le diminuer, mais il paraît vain. d'obtenir sa disparition dans un pays organisé pour consommer plus qu’il ne peut produire. Il ne faut point perdre de vue qu'avant guerre, de grands pays subsistaient avec un déficit permanent de leur balance commerciale. Le remède pour l'Autriche doit être cherché

PE te

principalement dans le développement et la restauration de Vienne, comme centre financier et distributeur des capitaux de l'Europe centrale. C’est là son rôle traditionnel. Vienne, organisée bancairement pour tenir une place prépondérante en Europe centrale et orientale, trouvera dans la répartition et le placement des crédits internationaux, les bénéfices qui lui permettront de régler le solde négatii de sa balance commerciale.

Il semble donc que le dernier pas à faire, après l’assainissement financier de la nouvelle République, soit la reconstitution du crédit autrichien: ainsi sera assuré le double équilibre du budget et de la balance des comptes, gage certain de la prospérité de tout pays.

Page 1