LE AUS
admis par toute la population qui y était habituée, et présentant par lui-même de nombreux avantages sur la circulation métallique. Il est au contraire précieux pour un pays de réserver toutes ses disponibilités métalliques aux règlements extérieurs. Grâce à la convertibilité absolue du billet, sous.ce régime, le change est pareillement stabilisé dans les limites des gold points d'entrée el de sortie, tout comme dans les pays à monnaie d’or. Ce n’est point à dire que le système monétaire, inauguré en République Argentine par la Loi de 1899, doive êlre considéré comme parfait. Un reproche grave à lui faire serait son manque d’élasticité. En effet, Le pouvoir d'émission étant attribué à la seule Caisse de conversion, les variations de la circulation étaient réglées, selon la théorie quantitative, en fonction de la demande ou de l'offre du métal par rapport au billet ; système par trop rigide, où la Caisse devient une simple machine à transformalion de métal contre papier, et vice versa. Le crédit à l’intérieur du pays pouvait souffrir d’une polilique aussi stricte ; c'est ainsi que, durant la crise de 1907-1908, les Etats-Unis drainant tout l'or qu'ils pouvaient trouver, la Caisse de conversion de Buenos-Aires dut fournir de grandes quantités de métal en diminuant proportionnellement la circulation ; le pays souffrit de celte contraction monétaire, qu'aurait pu éviter un système de banque d'émission sagement administrée, en collaboration avec la Caisse de conversion.
Quoi qu'il en soit, la réforme monétaire de 1899 donna à la République Argentine la stabilité monétaire à laquelle aspiraient ses promoteurs. La solidité du nouveau Système paraissait établie en 1912 ; la circulation fiduciaire avait plus que doublé en dix ans, sans que le
à dE ds