‹ Des études classiques dans la société chrétienneChapitre 5 sur 48 · PLAN DE CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

PLAN DE CET OUVRAGE

les convictions de la conscience se Iransmetlent presque à l'égal des lumières de l'intelligence ; et en général on pourra dire : tel maître, tel élève (1).

Le livre, quel que soit celui qui l'a écrit, chrétien ou païen , hétérodoxe ou catholique, n'étend pas son influence au delà des matières dont il traite, des préceptes qu'il énonce. C'est, en ce qui regarde l'éducation, un agent secondaire, quelquefois indifférent et neutre, un instrument qui obéit aux mains du maître, agent principal. Sans doute cet instrument doit être approprié au but que celui-ci se propose et ne pas lui faire obstacle ; mais il est de fort bonne composition : en lui , on prend et on laisse, on corrige, on modifie, on commente ; il n'élève pas la voix pour réclamer , et jamais d'ailleurs il n'a le dernier mot (2).

Et, qu'il nous soit permis de le dire franchement, c'était ramener tout à un procédé bien matériel, que de faire du livre l'agent principal de l'éducation , de voir en lui un moule dans lequel l'élève serait coulé comme un bronze, et d'attribuer à l'imprimeur un rôle plein d'importance dans l'œuvre réformatrice, l'imprimeur chargé de confectionner le moule chrétien qu'on voulait substituer à l'ancien moule.

Cette préoccupation unique absorbant toutes les autres, on en était venu à ne plus se demander : qui enseigne ici; et de quelle manière? mais : quels sont les classiques, païens ou chrétiens? combien des uns, combien des autres ? — et l'on allait jusqu'à les combiner dans de certaines proportions, comme si, supposé que ce fût là le point décisif, il eût été permis d'en agir ainsi , au risque de faire des écoliers demi -païens demi-chrétiens.

(1) Voyez répigraplie de ce livre,

(2) Voyez V Appendice n» l ..

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