‹ Des études classiques dans la société chrétienneChapitre 6 sur 48 · B DES TRADITIONS · texte numérisé non relu

B DES TRADITIONS

Là n'est donc pas toute h question, il s'en faut, C'est pourquoi nous n'avons pas seulement dessein de faire le relevé des programmes littéraires, de dresser le catalogue des auteurs classiques en usage aux différents siècles du christianisme; pour offrir une véritable utilité, nos recherches doivent porter sur quelque chose de plus vital , do plus intime. Deux mots de l'objet et de la marche de cet ouvrage.

Les études classiques , tel est notre objet. Elles se renferment dans les limites de ce qu'on nommait jadis le trlvium , et se tiennent même quelque peu en deçà. On sait que l'ensemble des arts libéraux se divisait en trivkim et en quadrivium : au Irivium appartenaient la grammaire, la rhétorique et la dialectique ; le quadrivium comprenait la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie et la musique. Dans le trivimn, nous laisserons de côté la dialectique, hors les cas oii elle exercerait quelque influence sur la grammaire et la rhétorique. C'est donc de celles-ci que nous nous occuperons : humble champ, mais qu'il importe souverainement de cultiver avec soin , à cause des jeunes plantes qui y croissent. Horace Favait dit, plus d'un concile et d'un Père de l'Eglise l'ont répété :

Quo semel est imbuta recens servabit odorem Testa diu.

On voudra bien se rappeler que dans le langage des anciennes écoles le mot de grammaire signifie un peu plus que la science des déclinaisons, des conjugaisons et de la syntaxe. Saint Augustin avoue que dès son jeune âge il aimait beaucoup les lettres, non pas celles qu'enseignent Jes premiers maîtres ^ mais celles qu'on étudie sous les

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