‹ Des études classiques [microforme]Chapitre 14 sur 16 · A PR RAR AE · texte numérisé non relu

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jeunes gens. Si vous réussissez, Messieurs les éducateurs, à former des hommes armés pour toutes les luttes de la vie, vos efforts n'auront pas été vains et vous aurez atteint le but que vous poursuivez dans les intérêts de la religion et de In patrie.

On conteste vivement au grec et au latin le droit de cité (1) exclusif dont ces deux langues ont joui à une époque dans nos cours d'études classiques.

Les sciences usuelles et appliquées, l’enseignement des langues vivantes peuvent remplacer, dit-on, (2) avec efficacité, les langues mortes dans la formation des jeunes gens. [ls constituent une gymnastique de l'esprit tout aussi propre que le bon Homère ou le doux Virgile à développer chez l'élève le goût du travail opiniâtre, l'habitude de la réflexion prolongée et la fermeté du vouloir

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(1) Ce n’est pas le droit du grec et du latin que l’on conteste, c'est le droit exclusif. Il ne s’agit donc pas d’uue réforme radicale dans les études, mais d’ ‘une modification « accidentelle imposée par un esprit de progrès bien “ entendu,” comme dit ce bon Rosuire, de Saint-Hyacinthe, lequel ne m'en accuse pas moins de réclamer une réforme radicale.

(2) Ce dit-on doit faire comprendre que je ne fais ici qu’exposer une théorie, un syetème. Je le fais avec une certaine complaisance ; car je ne me dissimule point la force des arguments dont il s'appuie ; mais je le fais sans vouloir en rien trancher la question qui se débat entre les vieux classiques et les modernes. Du reste, je le déclare expressément plus loin.

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qui, au collège, conduisent aux solutions des problèmes les plus difficiles, et dans le monde, vous font dominer les circonstances et les hommes pour vous conduire au but de votre vie.

Sans compter que l'acquisition de ces sciences usuelles, la possession de ces langues vivantes, — pour nous le français dans toute sa clarte et son éléwance, l'anglais dans son laconisme et sa vigueur, —nous arment mieux et tout de suite pour Îles combats de la vie réelle : elles ouvrent aux jeunes sens, dès leur entrée dans le monde, s'ils le veulent, d’autres carrières que les professions libérales où végètent des centaines de compatriotes dont l'existence, misérable pour eux-mêmes, est perdue pour la patrie.

La langue anglaise, j'y reviens, si profonde dans ses racines, si variée dans sa formation, si adaptée aux affaires par sa concision, n'est-elle pas de nécessité première pour tout homme qui veut jouer un rôle, je ne dirai pas public, mais je dirai un rôle quelconque dans le Canada ou aux États-Unis ?

L'élève, pour la posséder à fond, ne devra-t-il pas déployer autant de travail, de ténacité, de persévérance et d’ingéniosité que pour pénétrer les secrets du grec et du latin !

Et que faut-il conclure de cela / C'est que pour la formation intellectuelle le résultat est le même, (1) mais avec la différence, dans la pratique, que l'étude approfondie de l'anglais sera d’un avantage immédiat à l'élève,

(1) On le dit du moins, et je rapporte des témoignages sans en prendre la responsabilité,

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