CR RE
matique d’un néoplasme malin, soit d'anciennes laparotomisées qui présentent un affaiblissement considérable de 1
a sangle abdominale, terrain tout
» préparé pour l’éventration.
Dans ces cas, une grande incision, une mauvaise étoffe. un état général affaibli sont autant de facteurs qui peuvent nous faire prévoir à coup sûr une cicatrice déficiente.
Pathogénie.
Par quel mécanisme pouvons-nous expliquer l'apparition de ces éventrations ? Lors de l’incision, la section inévitable de nombreux rameaux nerveux diminue notablement la vitalité des muscles sous-jacents qui deviennent le siège de troubles parétiques. Les suppurations provoquent au niveau de la tranche de section des désordres qui compromettent eux aussi la vitalité des tissus : ce sont des phénomènes de nécrose des aponévroses el de myosite scléreuse atrophiante. Les hématomes viennent encore retarder et affaiblir la résistance de la cicatrice.
Après la fermeture de la paroi, nous trouvons une cicatrice fine, flasque, présentant des troubles trophiques et vasomoteurs. Troubles d’origine nerveuse, dus à la section ou à la prise dans la cicatrice de filets nerveux. L'orifice pariétal du drainage a été long à se fermer; il a persisté pendant plusieurs semaines une suppuration de la plaie et la cicatrice apparaît fréquemment gaufrée, atone, adhérente aux plans profonds, constituant un point faible de la paroi. Le péritoine s’y enfonce en entonnoir sous l'effet de la pression abdominale, qui distend peu à peu ce mauvais tissu de cicatrice et la hernie se constitue. Elle est encore favorisée dans son apparition par l’asymétrie pariétale due à l'hypotonicité musculaire. La cicatrice, point de moindre résistance, soumis à une pression constante, à des efforts répétés se laisse peu à peu déprimer, puis distendre et l’éventration se constitue sur un terrain qui souvent se défend bien mal.
GHAPITRENTI