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«dant, ceux-là, qui payaient leur loyer avant la « guerre ont cessé de le payer, parce que le gouver- « nement en a ajourné l'échéance » (Journal officiel du 23 déc. 1915. Débats parlem. Sénat, p. 671).
. Sans doute, le prix des denrées a augmenté ; mais la hausse des prix ne saurait, à elle toute seule, expliquer le défaut de paiement des loyers, car pour beaucoup de locataires, la hausse des salaires l’a emporté sur celle de la vie matérielle.
Donc, en ce qui concerne les locataires, les moratoires présentaient le défaut de faciliter pour beaucoup d’entre eux, malgré des ressources suffisantes, le non-accomplissement de leurs obligations.
Si nous examinons maintenant, la situation qui était faile aux propriétaires, nous voyons que le résultat des décrets a été d'empêcher la plupart des propriétaires de récupérer leur créance même pour partie. D’après les chiffres empruntés aux « Travaux du cadastre de Paris » (et sans tenir compte des - loyers des mobilisés), sur 1.032.524 locations, 595.840 ne dépassaient pas 600 francs par an et rentraient par suite dans celles qui étaient ajournées ; or il est bien évident que ces propriétaires n'étaient pas tous des citoyens aisés.
De plus, bien des immeubles ont été construits par des personnes qui ont recouru à l'assistance des institutions de crédit et qui ne possédaient pas de fortune personnelle : le défaut de rendement de leurs
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