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En réalité, pour cette question, comme, du reste, pour beaucoup d'autres, on a eu le tort de vouloir trop généraliser ; une théorie peut être très bonne lorsqu'elle s'applique à un nombre limité de faits et ne rien valoir lorsqu'elle veut tout expliquer. Il suffit pour s'en convaincre, d'examiner plusieurs exostosiques ; on est immédiatement persuadé des différences profondes qui les séparent.
On peut, à la rigueur, ramener les observations des exostosiques à trois types, dont chacun schématise une forme clinique. Le premier, assez rare,concerne ces énormes exostoses multiples, irrégulières, dont le début remonte souvent à la première enfance et qui s'accompagnent de malformations osseuses variées, sans que les os sur lesquels elles siègent soient raccourcis. Ces exostoses, disséminées aux alentours des cartilages de conjugaison,existent aussi sur les épiphyses et n’ont pas toujours un siège fixe et précis.
Dans ces cas-là, 1l y a,non pas déviation de l’ostéogenèse, mais une véritable surabondance d'ossification n’obéissant à aucune règle. Ces exostoses, dont beaucoup doivent être rattachées au rachitisme, paraissent résulter, sinon de reliquats cartilagineux ancestraux, du moins d’un bouleversement précoce du cartilage dont certaines portions, restées incluses, s'ossifient au cours de la croissance en donnant naissance à des exostoses, ou prolifèrent à la manière d'une tumeur et produisent des enchondromes..
Le: deuxième type plus fréquent se rapporte aux exostoses ordinairement multiples, mais d'un volume