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au raisonnement ingénieux que nous avons signalé plus haut, il arrivera que la Compagnie récoltera tous les mauvais risques et paiera tous les sinistres qui pourront se produire, sans avoir, ce qui est pourtant la condition essentielle de toute assurance, le profit des affaires dans lesquelles l’aléa aurait tourné à son avantage.
Il est certain que les nécessités de la concurrence obligent les agents à bien des ménagements envers leur clientèle; cependant nous croyons que quinze jours, un mois au plus sont des délais suffisants, pour la régularisation des affaires réalisées dans des conditions sérieuses; les Compagnies agiront sagement en exigeant rigoureusement le renvoi des polices, régularisées ou non, dans ce délai et en ne consentant ensuite à recevoir la prime de souscription qu'après un nouvel examen médical.
Ajoutons que les Compagnies ont bien compris le danger auquel elles étaient exposées et que la plupart ne remettent maintenant la police constatant leur engagement que contre paiement de la première prime. C'est ce que nous apprend d'ailleurs l’une des conditions générales ainsi conçue (Dordrecht, clause 3) :
« L'assurance prend cours, et l'engagement de la Compagnie entre en vigueur au moment de la remise de la police au contractant, contre paiement de la première prime et des frais, à condition toutefois que l'assuré soit alors en vie.
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