HISTORIQUE . DÉFINITION
(( Une variété importante des corps fibreux sous-péritonéaux » sessiles est celle qui se développe dans l’épaisseur des liga- » ments larges, corps fibreux intra-ligamentaires. Mais ils pro- » viennent généralement du col... » (1), nous dit le professeur Pozzi, dans son étude anatomo-pathologique des fibro-myonies du corps de l’utérus.
Plus loin, étudiant ceux qui s’insèrent non plus sur le corps, mais sur la portion sus-vaginale du col utérin, il ajoute : « Ils » débordent souvent sur les côtés entre les feuillets des ligaments » larges qu'ils dédoublent, constituant ainsi une des variétés les » plus graves des corps fibreux intra-ligamentaires. Ils peuvent » lïiême dépasser cette région, cheminer en avant entre la vessie » et l’utérus et pousser des prolongements jusque dans le méso- » côlon iliaque. Emprisonnés à leur point de départ même dans » l’enceinte inextensible du petit bassin, ils sont l’origine des » accidents de compression les plus redoutables : j’ai proposé '» de les appeler corps fibreux pelviens » (2).
Il y a donc une variété de fibromyomes de l’utérus sous-péritonéaux constituée par ceux qui se développent dans l’intérieur des ligaments larges. Quand une tumeur fibreuse de l’utérus sera-t-elle intra-ligamentaire? Le professeur Pozzi a cru devoir distinguer les corps fibreux inclus développés aux dépens du corps de l’utérus et ceux qui s’insèrent sur la portion sus-vaginale du col. Cette division ne manque pas d’intérêt au point de
(1) S. Pozzi, Traité de gynécologie , 3e édition, p. 257,
(2) S. Pozzi, loc. cil., p. 258.