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et qui puissent se prêter aux modifications variées dont elle est susceptible. Iis Font considérée comme une maladie non déterminée , comme un accident des maladies capable de se compliquer avec des causes maladives bien differentes , ce qui fait qu’elle doit nécessairement se montrer sous une apparence bien différente , selon qu’elle est le résultat de telle ou telle lésion de l’organisme. D’après cette manière de l’envisager , ne pourroit-on pas en donner la définition suivante : La fièvre est le résultat dé une réaction organique ? Il nous paroît qu’il seroit facile de grouper toutes les maladies avec la fièvre ainsi définie. Toutes les fois donc qu’il se présenteroit un catarrhe , une pleurésie , une péripneumonie, une gastrite, une gastro-entérite, et que la réaction auroit lieu en même temps que les symptômes soit primitifs, soit consécutifs , qui constituent l’ensemble de ce qu’on nomme maladie , on diroit voilà une maladie avec fièvre, ce qui seroit dire voilà une réaction or-
Xxiv DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
ganique dont la fièvre est le résultat. D’après cette manière de voir , la dénomination de fièvres intermittentes et rémittentes devroit être changée en celle de maladies intermittentes et rémittentes fébriles ; et, en effet , cette dernière dénomination est plus juste, et s’applique mieux à tous les cas où la fièvre a lieu. Observons que dans notre pensée la maladie est distincte de la fièvre, et cela parce qu’il y a plusieurs maladies où il y a absence de ce que nous entendons par fièvre y c’est-à-dire, où il n’y a pas une réaction organique assez prononcée, assez forte pour mériter ce nom.
Quoiqu’il soit hors de doute que dans toutes les affections du corps, il y ait plus ou moins de réaction, nous avons cru néanmoins que nous pouvions établir cette distinction dont en médecine on trouve de nombreux exemples ; les distinctions, par exemple, entre le plus foible et le plus haut degré du catarrhe, et les autres inflammations avec lesquelles il peut se compliquer. Le tca-