‹ Des fièvres typhoides et du typhus, histoire et description de ces affections; analogies et différences qui existent entre ellesChapitre 16 sur 32 · Chapitre II. — Analogies et différence sous le rapport des · texte numérisé non relu

Chapitre II. — Analogies et différence sous le rapport des

symptômes.

Article 1". Symptômes dans les diverses périodes.

Anal. Il existe très-certainement une grande analogie entre les périodes du typhus et celles des fièvres typhoïdes; il y a plus : c'est que, dans l'un et dans l'autre. cas, le nombre de ces périodes peut, à la rigueur,- être regardé comme le même, puisque, à

part celle de contagion dans le typhus, qui n'a , ainsi que le reconnaît Hildenbrand , aucun symptôme particulier , toutes les autres pe'riodes nous offrent le développement successif des mêmes symptômes : la stupeur donne un cachet spécial à tous ces symptômes ; aussi a-t-on dit que la fièvre typhoïde s'appellerait typhus , si elle régnait épidémiquement.

Dijf. On a trouvé des différences , cependant , quant à lintentensité des symptômes ; et Hildenbrand met une différence entre les fièvres typhoïdes, maligne, nerveuse, bilieuse, putride, asthénique, ardente, et le typhus, à cause des symptômes spéciaux de celui-ci. Poisonnier-Desperrières admet de même que les symptômes sont plus graves dans le typhus.

V e période. Prodromes, invasion, début. — Anal. La céphalalgie, la pesanteur de tête , le changement d'humeur, la tristesse , l'inquiétude , le découragement, la morosité , les bâillemens , l'alternative de chaud et de froid , les douleurs dans les membres et dans les lombes , la lassitude générale , établissent une très-forte analogie entre les symptômes des fièvres typhoïdes et du typhus dans cette période.

Dijf'.lues symptômes sui vans appartiennent plus spécialement au typhus dans la l re période : odeur terreuse, de paille pourrie, de variole confluente, exhalée par le malade ; tremblement des mains ; commotion soudaine , électrique et douloureuse dans les membres; sensation de constriction pénible à l'épigastre. Ce n'est que dans la 2 e période du typhus qu'a lieu l'épistaxis, qu'on observe dès le début dans les fièvres typhoïdes , du moins le plus souvent.

2 e période. {Inflammatoire. ) — Anal. Cpmme symptômes analogues dans la 2 e période , nous ferons remarquer l'abattement, les vertiges, la stupeur, lesibourdonnemens dans les oreilles, les sens émoussés , la faiblesse , l'impossibilité de la station verticale , la lenteur de la parole , des réponses, des mouvemens de la langue , oubliée quelquefois entre les dents , la dysphagie, l'intensité de la soif , l'épistaxis, le sommeil inquiet et agité ,

ï&g ANALOGIES ET DIFFÉRENCES

les douleurs dans les membres et les articulations , le décubitug dorsal et immobile, quelquefois les parotides, l'éruption ou exanthème typhoïde , les sudamina, les pétéchies.

Diff'. Symptômes particuliers à la fièvre typhoïde dans cette période : douleur dans la région iléo-cœcale , râle muqueux à l'auscultation, chaleur sècheetmordicantede la peau, qui est halitueuse dans le typhus , variétés de couleur de la langue que l'on observe plus tard dans le typhus ; la douleur et la tension de l'hypochondre droit , les tumeurs inguinales , et quelquefois les charbons, n'ont lieu que dans le typhus. (VoirYAnat. pathologique, article Peau, pour les différences quant à l'éruption .)

3 e période. {Aclynamie ou Ataxie.) — Anal. Symptômes communs aux deux maladies dans cette période : stupeur plus forte, sens affaiblis, soubresauts des tendons, supination, carphologie, typhomanie , quelquefois perte de la mémoire , indifférence des malades pour les personnes et les circonstances environnantes, dents encroûtées, narines obstruées, déglutition plus difficile, hoquet , langue noire et racornie, météorisme, diarrhée involontaire et fétide, douleur du ventre par la pression , rétention ou incontinence d'urine, sécheresse et âcreté de la peau , ou sueur douce et générale , persistance des pe'téchies , pouls variable , donnant au doigt une sensation particulière , réunion ou prédominance des formes adynamique et ataxique , ulcérations et gangrènes externes.

Dijf'. A cette période on observe plus particulièrement, dans la fièvre typhoïde , l'hémorrhagie intestinale ; dans le typhus , la séparation , le dessèchement et la chute de l'épidémie. L'exanthème du typhus disparaît dans cette période, tandis que, pour la fièvre typhoïde , c'est, au contraire, le plus souvent l'époque de son apparition. (Je renvoie à Y A natomie pathologique , article Peau , pour les autres différences sous le rapport de l'exanthème. )

4 e période. {Rémission ou Augmentation.) — Anal. Sont des symptômes analogues dans le cas de guérison : la disparition

du délire , le faciès meilleur du malade, qui semble sortir d'un songe, les réponses plus promptes et plus faciles , le retour de l'appétit et du sommeil, la souplesse de la peau, la cessation des selles involontaires et divers phénomènes critiques. (Voir l'article Terminaisons.} Phénomènes communs si la mort est imminente : sueur visqueuse et fétide , ulcérations gangreneuses de la peau , marmotement entre les dents , refroidissement des membres , pouls filiforme, respiration embarrassée , déglutition des boissons comme dans un tube inerte , etc., etc.

Diff- Ce n'est que dans la fièvre typhoïdeque la mort est quelquefois causée dans cette période par une péritonite consécutive à la perforation de l'intestin.

5 e Période. ( Convalescence.) — Anal. Phénomènes communs dans la convalescence : faiblesse des sens et de la mémoire, surdité, retour de l'appétence et des désirs, peau flasque et flétrie, chute des cheveux, rétablissement lent et progressif.

Diff'. Sont des symptômes particuliers au typhus dans la convalescence : le dessèchement de l'épidermequi tombe par écailles, le renouvellement des ongles, l'éclat ou le luisant particulier des yeux ( Rochoux); la perte , l' affaiblissement ou la perversion de la vue ; la méconnaissance des proches.

Article II. Symptômes en rapport avec les diverses fonctions.

§ I er . Fonctions digestives. — Anal. Dans les typhus, comme dans les fièvres typhoïdes, il y a : soif et inappétence, rougeur de l'arrière-bouche, fétidité de l'haleine, dents encroûtées ; langue tremblante, quelquefois oubliée hors de la bouche, couverte d'enduits divers; dysphagie et, à une certaine période, déglutition des boissons comme si elles tombaient dans un tube inerte; nausées etvomissemens; douleurs dans la région abdominale; météorisme; dès le début, constipation ou diarrhée , et plus tard des selles souvent involontaires , variables en odeur , en nombre et en couleur.

Diff'. La douleur et le gargouillement dans la fosse iliaque

droite , la péritonite suite de perforation intestinale, sont des symptômes propres à la fièvre typhoïde; tandis que, d'un autre côté, on remarque plus particulièrement dans le typhus un sentiment de constriction dans la région de l'épigastre, de la douleur et de la tension dans l'hypochondre droit.

g II. Fonctions respiratoires. — Anal. L'état variable des crachats, qui sont quelquefois sanguinolens , les gémissemens et les soupirs involontaires, la fréquence de la respiration, la pleurésie et la pneumonie, sont des phénomènes et des complications qu'on observe également dans les deux cas.

Diff'. L'état catarrhal dans le typhus porte plus spécialement sur la gorge et les fosses nasales , tandis que , dans la fièvre typhoïde, les bronches en sont particulièrement affectées , d'où résulte un râle muqueux à peu près constant dont les observateurs du typhus n'ont point fait mention.

§ IV. Fonctions de la circulation. — Anal. Dans les fièvres typhoïdes et dans le typhus le pouls est variable, quelquefois plein et dur au début, faiblissant ensuite, transmettant au doigt qui l'explore une sensation particulière, donnant par minute jusqu'à 120, 130, pulsations et au-delà.

Diff. On a trouvé , dans les fièvres typhoïdes , le pouls lent , rebondissant, saccadé ou redoublé, intermittent, états divers que ne mentionnent point les auteurs qui ont écrit sur le typhus.

5 V. Fonctions nutritives. — Anal. Sont des phénomènes communs dans les deux cas : les alternatives de frisson et de chaleur , le refroidissement des membres , la chaleur mordicante au début déjà observée par Galien dans les fièvres putrides, la sueur à la fin, la sueur visqueuse, la fétidité des excrétions, la tendance à la gangrène et à la désorganisation, la rougeur et l'injection des muqueuses, les parotides / l'épistaxis, la chute des cheveux, l'excrétion involontaire des fèces et des urines.

Diff. L'ictère, la desquamation de l'épiderme , les charbons

(Hildenbrand) , l'anthrax (Desgenettes), l'odeur terreuse , de paille pourrie ou de variole confluente, sont des symptômes non constans, à la vérité , mais qui semblent appartenir en propre au typhus.

§ V. Fondions de relation. — Anal. Symptômes communs dans les deux cas : céphalalgie, tintement et bourdonnement d'oreilles , surdité , indifférence , tristesse, réponses lentes, parole faible, douleurs et brisement des membres, décubitus en supination, rêvasseries, grande faiblesse ou prostration , carphologie , prédominance ou réunion des formes dites adynamique et ataxique.

Diff. Dans le typhus on observe plus particulièrement des vertiges, le tremblement des mains , une commotion soudaine et comme électrique dans les membres ; l'adynamie est plus prononcée dans le typhus (Hildenbrand), et la stupeur qu'on y observe dès le début n'a surtout lieu que dans la 2 e période des fièvres typhoïdes.

Chapitre III. Analogies et différences sous le rapport de la marche et de la durée, du pronostic , des complications , des crises et des termiuaisojrs,

§1". Analogies et différences relativement à la marche et à la durée. — Anal. Le typhus a une durée invariable (de 14 jours) dans la terminaison par la santé : rien ne peut arrêter sa marche avant cette époque ; il en est de même des fièvres exanthématiques, de la variole, de la rougeole, et jusqu'à un certain point de la fièvre typhoïde dont la durée est cependant différente.

La marche continue avec des redoublemens le soir et la nuit établit une autre analogie entre les maladies que nous comparons.

Diff- La marche du typhus est plus rapide que celle des fièvres typhoïdes, dont la durée est certainement plus longue.

Le typhus peut se terminer heureusement le 14 e jour (Hilden-

brand ) ; la terminaison favorable de la fièvre typhoïde n'a pas lieu avant le 20 e jour (Chomel).

Dans celle-ci la mort ne survient jamais avant le 4 e ou le 5 e jour de durée de la maladie, ce qui a été vu dans le véritable typhus.

§ II. Pronostic. — Anal. Dans les fièvres typhoïdes la mortalité est moins grande chez les jeunes sujets : il paraît en être de même dans le typhus.

Dans l'un comme dans l'autre cas, le pronostic est grave, absolument parlant.

Dans le typhus comme dans les fièvres typhoïdes, les affections morales fâcheuses, ajoutent à la gravité du pronostic : il en est de même du délire et des symptômes dits ataxiques.

C'est dans la troisième période que les fièvres typhoïdes et le typhus offrent le plus de gravité.

Pour le typhus comme pour les fièvres typhoïdes, la mortalité paraît être plus grande dans les temps chauds.

Signes favorables dans les deux cas : urine sédi menteuse à la fin; diarrhée modérée (Sarcone, Hildenbrand, Double); parotides à la fin de la maladie.

Signes fâcheux dans les deux cas : évacuations fétides , involontaires ; un hoquet continu ; mouvemens convulsifs des tendons; surdité dès le début ; odeur cadavéreuse; délire fort dès le début; parotides dès le commencement ; eschares et gangrène partielle qui a lieu quelquefois au nez (Huxham), Callisen, Sarcone, Storck, Hildenbrand, Rœderer et Wagler, Double) (1).

Dijf. Toutefois le pronostic du typhus est plus grave que celui des fièvres typhoïdes.

La fièvre typhoïde est également funeste chez les individus des deux sexes : le typhus serait plus grave chez l'homme, d'après Hildenbrand.

(1) Je ne puis quitter ce qui est relatif aux analogies que présentent le typhus et les fièvres typhoïdes , sous le rapport du pronostic, sans citer un passage de Pringle

La perforation intestinale et la péritonite qui en résulte , constituent dans la fièvre typhoïde un accident très-fâcheux qu'on n'observe pas dans le typhus.

§111. Complications. — Anal. La pleurésie, la pneumonie , les parotides , le hoquet , les plaies , les gangrènes et les ulcérations extérieures , les vers (quoique d'espèce différente dans les deux cas), le météorisme, les hémorrhagies, la rétention d'urine, sont des complications que l'on rencontre et dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes.

Diff'. L'encéphalise, l'apoplexie, les accidens nerveux , tels que l'hydrophobie et la catalepsie (observée sur un jeune homme par M. Gasc), sont des accidens particuliers qui s'observent plutôt dans le typhus que dans les fièvres typhoïdes ; la perforation de l'intestin semble appartenir exclusivement à celle-ci.

§ IV. Crises et terminaisons. — A. Guêrison : Anal. La surdité, la perte de la mémoire, l'affaiblissement des sens, sont les suites ordinaires du typhus et des fièvres typhoïdes.

Une diaphorèse générale , une diarrhée copieuse , des urines sédimenteuses et des parotides, sont encore des phénomènes communs : et si dans le typhus on a noté comme crise favorable l'épistaxis ou l'humidité du nez (tiiklcnlirand) , la même importance a aussi été attribuée aux mucosités chaudes et épaisses par les narines dans les fièvres typhoïdes (Double).

B. Mort : Anal. Dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes, la mort peut survenir primitivement, lentement ou par faiblesse, par d'autres maladies (affections du cerveau, plaies et gangrènes extérieures, etc).

fort remarquable : On ne sera pas surpris, dit cet auteur , de trouver la plupart de ces pronostics communs aux autres fièvres lorsqu'elles sont avancées, si l'on vient à considérer que, quelle que soit la cause qui produit une fièvre, si cette fièvre dure long-temps, elle corrompt les humeurs, affecte le cerveau et les nerfs, à peu près de la même manière que celles qui tirent leur origine de l'infection.-' (Loc. cit., t. II, p. 106.)

Diff. Dans la terminaison par la mort due à d'autres maladies on n'a point à signaler, dans le typhus, la perforation intestinale, ainsi que cela a lieu pour les fièvres typhoïdes.

Chapitre IV. — analogies et différences sous le rapport de V anatomie pathologique.

Diff. L'étude des alte'rations dans les fièvres typhoïdes est à peu près complète , tandis que, pour le typhus, il reste beaucoup de recherches à faire ou à compléter sous le rapport de l'anatomie pathologique.

SECTION I". Altérations des organes.

Article I". Lésions du canal intestinal.

Anal. On ne peut nier que les notions que nous ont laissées les auteurs sur les altérations du conduit digestif dans le typhus n'établissent , quelque imparfaites qu'elles nous paraissent a de grandes analogies entre cette maladie et les fièvres typhoïdes.

Diff. Cependant nous manquons de faits positifs pour déterminer s'il existe dans le typhus, comme pour les fièvres typhoïdes, une altération intestinale anstomique et caractéristique, les médecins navigateurs étaient surtout dans une position favorable pour lever la difficulté , et ils n'en ont pas profité à tous égards. Le typhus épidémique a bien été vu en 1814 à Paris 5 mais on sait qu'à cette époque l'anatomie pathologique n'était pas encore cultivée dans une direction qui permît de résoudre la difficulté que nous signalons ici.

§ I er . Lèvres, dents, langue, bouche. — Anal. Il existe une parfaite analogie entre les divers enduits que revêtent la langue et les dents dans les fièvres typhoïdes et le typhus.

g II. Pharynx, estomac, œsophage, duodénum. — Anal.

L'enduit épais et collant de l'arrière-bouche est commun au typhus et aux fièvres typhoïdes. Dans le typhus , comme dans les fièvres typhoïdes, l'état de l'estomac est variable et ne présente point d'altération uniforme ni caractéristique.

Dïff. Les auteurs ne parlent pas d'ulcérations au pharynx ou à l'œsophage chez les sujets morts du typhus.

§ III. Intestin grêle. — L'assimilation du typhus à la dolhinentérie, par M. Harel du ïancrel , le gonflement des plaques de Peyer qui aurait été observé dans le typhus par MM. Réveil!é-Parise et Gruveilhier (1), les taches livides trouvées dans les tuniques même des intestins, par J. Lanzonus sur les cadavres morts en 1729 d'une fièvre maligne épidémique qui pouvait bien être un typhus (2), l'état inflammatoire des intestins mis au nombre des caractères constans du typhus par Hildenbrand; les taches, le sphacèle, la mortification, l'inflammation gangreneuse, la putridité, la suppuration des intestins dont parlent Poissonnier-Desperrières, Pringle, Hildenbrand et Chirac; l'affection forte ou espèce d'excitation catarrhale des muqueuses intestinales signalée dans un cas, en 1814, par Pinel; les plaques livides du canal intestinal signalées par M. Herzog, tous ces faits contribuent sans doute à établir une forte analogie entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport des altérations des intestins.

Diffi'. Les différences qui existent entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport des altérations de l'intestin grêle se tirent de ce que, dans les dernières épidémies de Toulon, on n'a point vu la lésion des plaques de Peyer (MM. Fleury , Pellicot, Reraudren, Rochoux); M.Gasc, dans sa belle traduction de l'ouvrage d'Hildenbrand, dit aussi n'avoir point constaté cette altération sur les sujets qu'il a ouverts soit à Wilna, soit à Dantzick. Au rapport

(1) Anatomie pathologique du corps humain, in-fol. avec planches coloriées.

(2) Morgagni, epist. 49, art. 35.

du docteur Forget (I) , M. Louis aurait observe à Gibraltar une affection semblable au typhus, et daus laquelle la lésion des plaques de Peyer manquait ; enfin, il est des cas de typhus où l'on ne trouve aucune altération, Hildenbrand (2) , Gillkrest (3), Horn.

On ne peut, dans le typhus, assigner divers degrés ou plusieurs formes à la lésion des plaques de Peyer, puisqu'il est probable aujourd'hui que cette lésion manque dans le typhus.

La perforation de l'intestin est une altération propre à la fièvre typhoïde et que l'on n'a point observée dans le typhus.

§ IV. Gros intestin. — Anal. Le météorisme , et l'état de corruption des gros intestins que signale Pringle, semblent établir une certaine analogie entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport des lésions de cette partie du canal intestinal.

Article II. Lésions des organes de la respiration.

Anal. L'engorgement de la partie postérieure des poumons, la pneumonie, la rougeur des bronches, sont des altérations communes au typhus et aux fièvres typhoïdes.

Diff. Les ulcérations de l'épiglotte (Louis), l'état de splénisation du poumon (Andral), sont des altérations qui semblent propres aux fièvres typhoïdes.

Article III. Lésions des organes de la circulation.

Anal. Dans le typhus comme dans les fièvres typhoïdes nous trouvons l'altération de couleur et de consistance du cœur.

Article IV. Lésions des organes d'innervation.

Anal. L'absence d'altérations dans l'encéphale, ou bien la diversité de ces altérations; l'inflammation, la congestion, la sup-

(1) Médecine navale, Paris, 1832, tom. II, p. ISO.

(2) Loc. cit., p. Ï60 et suiv.

(3) Bulletin d'js se. méd., de Fcrussac, P.a'is , août 1829, p. 217.

pnration des méninges et du cerveau; l'état de ramollissement ou d'induration de la substance cérébrale , se rencontrent également dans le typhus et les fièvres typhoïdes.

Diff. Cependant les faits actuellement connus semblent devoir faire regarder les altérations de l'encéphale comme plus constantes et plus graves dans le typhus que dans les fièvres typhoïdes.

ArticlEjV. Lésions des organes de la locomotion.

Anal. En général , dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes, les muscles semblent conserver leur état normal.

Article VI. Lésions des organes d'absorplion et de sécrétions.

§ I er . Ganglions mésentériques. — Anal. L'engorgement des ganglions du mésentère a lieu dans le typhus et les fièvres typhoïdes.

Dlff. Mais cet engorgement n'est pas constant dans le typhus.

S H. Rate. — Anal. Dans le typhus comme dans les fièvres typhoïdes, la rate est volumineuse, engorgée de sang noir et peutêtre un peu ramollie.

S III. Foie. — Dlff'. Le foie paraît plus constamment et plus gravement altéré dans le typhus que dans les fièvres typhoïdes.

g IV. Organes génitaux et urinai/es. — Pas de conclusion.

Article VII. Altérations de la peau et de l'état extérieur du corps.

Anal. Dans le typhus, comme dans les fièvres typhoïdes, il y a parotides, abcès cutanés , tendance à la gangrène „ aux ulcérations et à la désorganisation de la peau et des tissus ; gangrène cutanée, soit spontanée, soit à la surface des vésicatoires, soit à la suite d'une compression prolongée ; gangrène partielle au nez (Huxham , Gallisen , Sarcone, Starck , Hildenbrand , Rœderer et Wagler, Double); des pétéchies, des sudamina; une éruption

particulière, dite typhoïde, paraissait dans le commencement de la maladie, de couleur rosée, s' effaçant à la pression pour reparaître ensuite, avec une légère élévation au dessus du niveau de la peau, tout-à-fait identique dans les deux cas (Ghomel), passant quelquefois inaperçue dans l'une et l'autre maladie (Rochoux).

Diff- Dans le typhus on observe plus particulièrement les parotides, le charbon (Hildenbrand) et l'anthrax (Desgenettes); dans les fièvres typhoïdes l'éruption propre paraît du huitième au douzième jour, du quatrième au septième jour dans le typhus; cette éruption, qui est constante dans le typhus, n'existe pas constamment dans les fièvres typhoïdes ; elle est plus générale et plus nombreuse dans le typhus (Pringle, Hildenbrand, Choinel) ; elle paraît dans la période nerveuse des fièvres typhoïdes ; elle disparaît, au contraire, dans la période nerveuse du typhus; d'après M. Rochoux (1), elle constitue un exanthème morbilliforme dans le typhus et consiste en des élevures dans la fièvre typhoïde; d'après M. Chomel {Leçons sur la fièvre typhoïde, p. 23), cette éruption siège à l'abdomen et à la poitrine dans cette dernière maladie, tandis que, dans le typhus, la face et les membres en seraient surtout affectés ; enfin , les pétéchies sont rares dans la fièvre typhoïde, très-communes dans le typhus (Chomel).

SECTION II» Altérations des liquides.

Article I er . Altérations du sang.

jLnal. La couleur noire, l'état de dissolution , l'odeur fétide, la sérosité trouble, l'état grumelé, la diminution de consistance, et , dans quelques cas, un sédiment noirâtre et l'état couenneux au début , établissent une analogie à peu près complète entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport des altérations du sang, considérées en elles-mêmes et comparées aux résultats des expériences et des injections putrides pratiquées sur les animaux.

(1) Quelques reflétions sur le typhus, la dothinente'rite , le choléra-morbus et leur contagion (Journal universel , hebdomadaire de médecin* , Paris , 1832 , t. VII, p. 485).

Quant à l'analogie qui peut exister entre ces altérations, euégard à leur valeur, ce point sera discuté dans le chapitre suivant.

Article II. Altérations de la bile.

Point de conclusions.

Article III. Altérations de l'urine.

Anal. La couleur trouble et le dépôt blanchâtre dans la guérison, la fétidité et l'état ammoniacal dans le cas de terminaison défavorable , ont également lieu dans le typhus et les fièvres typhoïdes.

Article IV. Altération des matières intestinales.

Anal. La grande abondance et la fétidité des fécès , leur mélange avec des vers , se retrouvent dans les fièvres typhoïdes , de même que dans le typhus.

Article V. Altérations du mucus.

On ne peut, à défaut de faits bien précisés, établir, sous ce rapport, ni différence ni analogie.

Article VI. Altérations de la transpiration cutanée.

Anal. Une sueur douce dans la crise et la rémission, une sueur froide et fétide dans la dernière période , appartiennent également à la fièvre typhoïde et au typhus.

Article VII. Atérations duliquide céphalo-spinal.

Anal. Bans le typhus, comme dans les fièvres typhoïdes, on a constaté la surabondance de la sérosité céphalo-spinale.

Dlf. Mais , dans le typhus , les altérations de ce liquide portent moins sur sa quantité que sur ses autres propriétés, puisqu'il a été trouvé sanieux et purulent par Chirac et Pringle ; en un mot , ses altérations semblent plutôt liées aux lésions de l'encéphale, qui sont, ainsi que nous l'avons vu précédemment, plus

constantes et plus graves dans le typhus que dans les fièvres typhoïdes.

RÉSUMÉ

Anal. Tous les organes et tous les fluides sont altérés dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes ; les altérations du sang sont également graves dans les deux cas.

Dlff'. On peut avancer que , dans l'état actuel de la science , l'encéphale est plus constamment et plus gravement altéré que les intestins dans le typhus : l'inverse a lieu pour les fièvres typhoïdes.

Chapitre V. Analogies et différences entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport de leur nature.

SECTION I". Opinions des auteurs.

Anal. Les auteurs anciens (Galien, les Arabes, Aétius, P. Forestus) appelaient indifféremment typhus ou fièvre typhode, les affections où il existait, suivant eux, une érysipèle du foie. La dénomination de fièvre typhoïde a été plus particulièrement appliquée aux fièvres putrides et malignes des auteurs anciens par M. Neumann(l), et exprime (yencralement aujourd'hui l'analogie qui existe entrele typhus et ces maladies (Chomel , Louis , Fouquier, Roche, etcj.

Le mot typhus signifie toute maladie aiguë avec stupeur et plusieurs espèces de fièvres ( Hippocrate) : il s'applique encore à la fièvre des prisons et des hôpitaux (Pringle) , à la fièvre des camps, des vaisseaux (Poissonnier-Desperrières), à la fièvre contagieuse, à la fièvre de Hongrie observée en 1556, aux fièvres nerveuses d'Huxham , hectiques malignes nerveuses de Willis, maligne soporeuse de Rivière , aux fièvres nerveuses et malignes suivant W.-G. Plouquet.

(1) Journ. des progrès des sciences médicales , 1827 , vol. 5.

Cullen appelait typhus toute fièvre avec symptômes graves et danger réel.

Les humoristes des deux derniers siècles confondaient le typhus et les fièvres putrides et pétéchiales que nous appelons graves. Poissonnier-Desperrières regarde comme trois espèces ou degrés différens d'une seule et même maladie 1° la fièvre synoche simple, 2° la fièvre putride et 3° la fièvre putride-maligne ou pestilentielle qu'il propose encore d'appeler fièvre de vaisseau. J. Frank range parmi les fièvres continues typhoïdes la peste, la suette anglaise, la fièvre jaune, le typhus aigu et le typhus lent.

Hildenbrand distingue à la vérité le typhus des autres fièvres, mais il n'en admet pas moins que toute fièvre , intermittente ou continue, exanthématique ou nerveuse ou putride, peut passer a l'état de typhus (loc. cit., p. 303).

Pinel a, comme on le sait, confondu le typhus avec les fièvres ataxiques.

On a appelé indifféremment typhus et fièvre adynamique le typhus observé dans les diverses épidémies de 1792 à 1814 : — Aussi, suivant quelques auteurs , doit-on donner le nom de typhus spontané aux fièvres ataxiques et adynamiques qui constitueraient le véritable typhus lorscjuelles régnent épidémiquement.

Trois séries de phénomènes, a dit M. Andral (1), caractérisent le typhus : une I re fondamentale et constante annonce un trouble du système nerveux; une 2 e non moins fondamentale révèle un travail morbide vers les muqueuses et la peau ; une 3 e secondaire et variable est caractérisée par des inflammations ou des congestions affectant plusieurs organes à des époques diverses de la maladie : eh bien ! qui pourra nier l'analogie de ces phénomènes avec ceux qui appartiennent aux fièvres typhoïdes, lors même que l'on admettrait des différences, quant à la prédomi-

(1) Diction, de médecine en 21 volumes, art. tvphus.

nance et à l'époque de l'apparition de ces phénomènes ( ce que nous rechercherons dans la section suivante)?

Cette analogie ne trouve-t-elle pas une nouvelle force dans ces considérations de M. L. Littré (1) au sujet de la dothinentérie : que toutes les fièvres continues ont une portion essentielle de leurs conditions, soit dans le tégument interne ou les muqueuses (la dothinentérie, le typhus, la fièvre jaune, la peste, qui nous offrent des lésions anatomiques ou fonctionnelles des voies digestives), soit dans le tégument externe ou la peau ( les fièvres exanthématiques, ou la variole, la rougeole, la suette miliaire) ; et qu'il y a, pour ainsi dire, échange continuel entre les conditions de ces deux espèces de fièvres : c'est ainsi que les éruptives ont leurs ramifications vers les muqueuses la dothinentérie ses papules rosés , le typhus son éruption cutanée, et la peste ses pétéchies.

Enfin , on a tour à tour rapporté la cause première du typhus et des fièvres typhoïdes à l'altération ou la putridité ou la fermentation du sang et des autres humeurs , à la débilité musculaire et animale , à la diminution des forces vitales , à l'inflammation du cerveau , à une conditition spécifique, à leur caractère exanthématique.

Diff. Hildenbrand différencie tout à-fait le typhus et les fièvres typhoïdes. Pour lui le typhus est distinct des fièvres maligne , nerveuse, asthénique , putride, ardente ', bilieuse, à cause de son caractère contagieux et de ses symptômes spéciaux; il admet, il est vrai, que toute fièvre intermittente ou continue, gastrique, inflammatoire, exan thématique, nerveuse ou putride, peut passer à l'état de typhus (ouv. cité., p. 303).

Le typhus et les fièvres typhoïdes ont aussi été regardés comme des maladies différentes par F. de Sauvages, P. Frank.

M. Rochoux admet la même différence, sous le rapport anatomo-pathologique, qu'entre Xèrysipèle et le furoncle, bien qu'il

(1) Diction, de médecine , 2 e édit.

reconnaisse que l'exanthème intestinal peut compliquer le typhus.

Suivant M. Bouillaud , il y a défaut d'identité à une certaine période de ces maladies , puisque le typhus est certes plus grave que la fièvre adynamique dans laquelle les altérations intestinales sont cependant plus fortes.

Je ne sache pas que M. Bretonneau ait une opinion bien arrêtée sur les analogies et les différences qui peuvent exister entre le typhus et les fièvres typhoïdes.

Nous ferons ici cette double remarque générale : que les fièvres typhoïdes ont été rapportées par beaucoup d'auteurs à l'inflammation ou à une autre altération des organes, tandis qu'on a eu toujours recours à la lésion du sang ou des autres fluides pour expliquer le typhus ; et que , d'un autre côté , si l'on a raison d'admettre dans ces maladies et l'altération des organes et la lésion des liquides, ces altérations sont bien loin d'avoir la même valeur dans les deux cas, ainsi que nous le verrons dans la section suivante.

SECTION II. Valeur des altérations.

Article I". Valeur des allérations du conduit digestif ( parties contenantes

«t parties contenues).

§ I er . Langue, bouche. — Anal. Les altérations de la langue, des lèvres et des dents, sont les mêmes et également secondaires dans le typhus et les fièvres typhoïdes.

§ II. Pharynx , œsophage, estomac, duodénum. — Anal, La valeur des altérations de ces parties est la même dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes.

§ III. Intestin grêle. — Anal. Hildenbrand place parmi les caractères constans du typhus 1 état inflammatoire des intestins qui ne manquerait jamais tout-à fait et dont on trouverait toujours des traces dans les cadavres {ouvr. cité, p. 67).

JJif. II est douteux que, dans le typhus , l'altération de l'intestin grêle porte principalement sur les follicules ou plaques de Peyer, qu'elle existe dès le début et suive les progrès de la maladie, ainsi que cela a lieu dans les fièvres typhoïdes : aussi , sous ce rapport, a-t-on admis entre le typhus et les fièvres typhoïdes la même différence qu'entre Vérysipèle et le furoncle (Rochoux).

S IV. Gros intestin. — Pas de conclusion.

§ V. Madères contenues dans le tube digestif. — ylnal. Dans le typhus, comme dans les fièvres typhoïdes, les selles cadavéreuses représentent une altération liée à celle du sang et secondaire ; mais souvent aussi cette diarrhée peut être critique.

Article II. Valeur des altérations des organes de la respiration.

nal. Dans le typhus comme dans les fièvres typhoïdes , les altérations des organes de la respiration sont secondaires , concomitantes ou accidentelles.

Article III. Valeur des altérations des organes de la circulaiion et du sang.

.Anal. On découvre une grande analogie entre le typhus et les fièvres typhoïdes sous le rapport de la valeur des altérations du sang : c'est ainsi que , suivant les médecins de l'école de Cos , Praxagore en particulier, toutes les fièvres tiraient leur origine de la putridilc des humeurs. « Quelle que soit la cause qui produit une fièvre, a dit Pringle (1), si cette fièvre dure long- temps, elle corrompt les humeurs, affecte le cerveau et les nerfs à peu près de la même manière que celles qui tirent leur origine de Y infection. » Hildenbr and admet aussi (2) que toute fièvre intermittente ou continue peut passer à l'état de typhus.

(1) Loc. cit., t. II, p. i06. 1,2) Loc. cit., p. 303.

Ce n'est donc pas sans raison que l'on a appelé la fièvre typhoïde typhus abdominal ( abdominal typhus et nervoses Schleimfieber de Schonlein et des Allemands, typhus fever des Anglais), en sorte que, sous ce rapport le typhus serait une fièvre putride épidémique et la fièvre typhoïde une fièvre putride sporadique.

Dif. Il re'sulte des expériences de Fourcroy (1) que la mort était subite chez les animaux lorsqu'il mêlait directement ausang des matières putrides, tandis que la mort ne survenait que très* lentement lorsqu'il faisait l'injection dans le tissu cellulaire de l'animal : or, dans la fièvre typhoïde , la mort survient ordinairement dans la dernière période et n'a jamais été vue survenir avant le 5 a jour de maladie, ce qui a été observé dans le typhus: donc l'altération du sang est secondaire dans la fièvre typhoïde, primitive dans le typhus.

Dans la fièvre typhoïde les phénomènes de putridité sont cousécunTs à une phlegmasie, et la cause de la putridité du sang est locale et dans l'intérieur de l'organisme, tandis que dans le typhus l'altération du sang provient d'une cause générale et placée en dehors de l'individu : aussi, d'après Hildenbrand le typhus spontané est-il toujours secondaire, c'est-à-dire, ne peut se développer que dans un corpe d e j a malade, tandis que le typhus comm unique est une affection toujours primitive

Article IV. Valeur des altérations des organes de l'innervation et du liquide

céphalo-spinal.

Ancd. Si on a voulu rapporter les fièvres typhoïdes aux altérations des centres nerveux (Fr. Hoffmann, J. - P. Frank, Serres , Chaussier , Ollivier ) , on a de même attribué le typhus à l'affection du système nerveux (Pringle, Brown, W. Hufeland, Hildenbrand, Broussais); les altérations ont

(1) Mim. ds la société royale de mèd., in-4°, année 1782-83 , p. 498 et suiv.

donc une grande valeur dans la production des symptômes du typhus et des fièvres typhoïdes. Nous en dirons autant des altérations du liquide céphalo-spinal.

Diff. Mais si l'on prend en considération que les lésions du système nerveux sont plus graves et plus constantes dans le typhus , et que les altérations du liquide cephalo-spinal portent seulement sur sa quantité dans les fièvres typhoïdes , au lieu que , dans le typhus, ce liquide est plutôt altéré dans ses autres propriétés, on devra regarder les altérations du système nerveux et du liquide céphalo-spinal comme primitives dans le typhus , comme secondaires dans l'autre cas.

Article V. Valeur des altérations des organes de locomotion, d'absorption, de sécrétion et d'excrétion , de la bile , de l'urine et de la sueur.

§ I er . Muscles. — Anal. Dans le typhus comme dans les fièvres typhoïdes, les altérations des muscles sont secondaires et constituent une lésion de nutrition.

§ II. Ganglions mésentériques. — Anal. Ils ont été trouvés engorgés dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes.

Diff. Leur engorgement dans les fièvres typhoïdes est primitif; on ne peut déterminer sa valeur véritable dans le typhus.

S HI. Rate. Anal. Les altérations de la rate sont secondaires dans les deux cas.

§ IV. Foie et bile.— Anal. Les altérations du foie et de la bile sont également secondaires dans le typhus et les fièvres typjkoïdes.

Diff'. Cependant ces altérations semblent jouer un rôle plus spécial et plus important dans le typhus.

S V- Reins et urine. — Anal. L'altération des urines est secondaire et quelquefois critique dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes.

§ VI Peau et sueur. Les diverses altérations et éruptions de la peau , celles de la sueur (qu'elle soit douce , critique et abondante dans la guérison , ou qu'elle devienne froide , fétide et visqueuse dans la terminaison par la mort) , sont également des altérations secondaires dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes.

RÉSUMÉ

udnal. Tous les organes et tous les liquides sont altérés dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes, principalement le sang et le système nerveux.

Sont également secondaires dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes les altérations de la langue, de la bouche, du pharynx, de l'œsophage, de l'estomac, du duodénum, des fèces, de la rate, du foie et de la bile , des muscles , de l'urine , de la peau et de la sueur, des organes respiratoires.

Dans le typhus, comme dans les fièvres typhoïdes, les symptômes adynamiques sont dus à l'altération prédominante du sang, les symptômes d'ataxie dépendent de la lésion prédominante des centres nerveux, et ces deux ordres de symptômes réunis sont subordonnés à la lésion simultanée de ces deux systèmes généraux, le sang et le système nfirvpnv.

Dijf". Les altérations de l'intestin grêle sont plus graves et primitives dans les fièvres typhoïdes ; dans les typhus , leur valeur n'est pas bien déterminée.

Les lésions du sang et du cœur, du centre cérébro-spinal et du liquide céphalo-rachidien sont primitives dans le typhus, tandis que, dans les fièvres typhoïdes , ces altérations nous ont semblé devoir être considérées comme secondaires.

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