CAUSES
SYMPTOMES
Analogies. Le typhus ei les fièvres typhoïdes atteignent principalement lès sujets jeunes ou d'un àj;e moyen, d'une constitution affaiblie ou détériorée par les privations et les chagrins , nouvellement arrivés, et non encore acclimatés dans les grandes villes ou à bord des bâtimens ; l'encombrement , le défaut d'aération ,
s émanations putrides , l'humidité prolongée , les saisons chaudes et humides , les alimens de mauvaise qualité , les eaux corrompues , une nourriture insuffisante, la nostalgie, les affections morales tristes, sont encore des conditions de développement de ces maladies qui n'attaquent, en général, qu'une seule fois le même individu et qui sont souvent épidémiques.
Différences. La fièvre typhoïde est plutôt sporadique qu'épidémi-
que ; il n'est pas démontré qu'elle soit contagieuse. Il paraît que le typhus peut atteindre plus d'une fois le même individu ; il affecte tous les âges; le sexe féminin est plus exposé à contracter le typhus commu nique (Hildenbrand) ; l'encombrement et les émaualions putrides concourent plus particulièrement au développement du typhus ; certes il y a de l'analogie sous le rapport des cuises hygiéniques ou atmosphériques entre le typhus et les fièvres typhoïdes; mais dans le typhu% ces causes agissent avec p : us d'intensité et s'étendent à un plus grand nombre d'individus à la l'ois, a taie orison, un camp, un hôpital, un vaisseau.
Analogies. De grandes analogies existent entre le lyphus et les fièvres typhoïdes sous le rapport du nombre des périodes et des symptômes observés dans ces diverses périodes : nous en dirons autant des symptômes fournis par'ehaque fonction en particulier ; la stupeur est le caractère spécial et prédominant au milieu de tous ces symptômes; aussi a-t-on désigné les fièvres typhoïdes sous le nonuie typhus spontané.
Différences. Dans la période d'invasion du typhus, les symptômes indiquent un trouble plus marqué du côté dusytème nerveux. Dans la période inflammatoire, la douleur et le gargouillement dans la région iléorceeale , le râle muqueux de la poitrine , sont des symptômes particuliers à la fièvre typhoïde. Dans la même période , le typhus offre , comme symptômes spéciaux, la douleur et là tension de 1 hypochondre droit; dans la période nerveuse, l'éruption propre ou typhoïde disparaît dans le typhus , et se montre le plus souvent, au contraire, pour la première fois dans celte période des lièvres typhoïdes. Dans la quatrième période , on observe dans la fièvre typhoïde seulement , la terminaison par la mort due à la péritonite qui suit la perforation de l'intestiu. Dans la convalescence , les suites et les accidens consécutifs sont plus graves et plus longs pour lf typhus. Dans le typhus , la stupeur est plus prononcée et a lieu dès le début, tandis que pourles lièvres typhoïdes, c'est principalement dans la deuxième période qu'elle a son maximum d'intensité.
Pour les autres différences relatives aux éruptions cutanées , voir plus loin l'analomie-pathologique