‹ Des finances françaisesChapitre 10 sur 156 · DES AIDES · texte numérisé non relu

DES AIDES

Les aides désignaient, à leur origine, toute assistance pécuniaire prêtée au souverain par ses sujets; mais plus tard celte dénomination ne fut appliquée qu'aux droits levés sur les boissons.

Cet impôt n'était ni moins onéreux ni moins inique que les précédents, soit par l'inégalité de la répartition de province à province et môme de paroisse à paroisse, soit par les vexations que les percepteurs faisaient subir aux malheureux contrit)uablcs. Les frais de recouvrement égalaient les deux tiers du produit net de l'impôt, et les pertes annuelles de Tagriculture et du commerce étaient évaluées à près de 150 millions.

Colbert et Necker, après avoir signalé ces graves inconvénients, avaient manifesté Tintention de procéder à une réforme profonde dans Tassiette et le mode de perception de cet impôt; mais ils reculèrent devant les difficultés de l'exécution et la crainte d'amoindrir les ressources déjà si faibles de FEtat.

Le rapport présenté par Necker à TAssemblée constituante sur les revenus du Trésor évalue le produit des aides à 52,220,000 francs.

Indépendamment de ces impôts, il en existait plusieurs autres dont les plus importants étaient : Le dixième ou dîme royale; L'impôt des douanes; L'impôt des tabacs.

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