‹ Des finances françaisesChapitre 11 sur 156 · LE DIXIÈME OU DIME ROYALE · texte numérisé non relu

LE DIXIÈME OU DIME ROYALE

Cet impôt frappait indistinctement tous les sujets, y compris les meml3res du cierge et de la noblesse, et se prélevait sur tous les revenus du sol. Il n'a jamais été que temporaire; on n'y a eu recours que pour subvenir aux besoins les plus pressants, dans des circonstances d'une gravité extrême :

Sous Philippe-Auguste, en 1188, pendant la guerre contre les Flamands;

Sous François P% en 1526, lorsqu'il était captif;

Dans les dernières années du règne de Louis XIV, en 1710, lorsque toutes les autres ressources avaient été épuisées. Il produisit en 1711 24 millions, et une somme égale en 1712.

DOUANES

L'impôt des douanes remonte aux époques les plus reculées, à la domination romaine. Il se percevait,, comme de nos jours, aux frontières de terre et de mer, sur les marchandises importées ou exportées. Il était destiné non-seulement à accroître les revenus du Trésor, mais encore à protéger l'industrie indigène contre la concurrence étrangère. La différence des impôts dont les diverses provinces étaient grevées , nécessita Vétablissement de douanes sur leurs confins, pour réprimer la contrebande. Elles entravaient le commerce, qui n'a pris en France un développement considérable qu'après leur suppression.

L'impôt des douanes fut affermé, en 1786, 36 mtl^ lions.

LIV IIK PHKMIKH.

Page 1