‹ Des finances françaisesChapitre 12 sur 156 · TABACS · texte numérisé non relu

TABACS

I/iinpôt sur les tabacs date du règne de François lï, époque oii cette plante exotique fut apportée à Paris par Jean \icot, ambassadeur de France auprès du roi de Portugal.

Une déclaration royale de décembre 1G28 le soumit à un droit de douanes, en exemptant le ta})ac qui provenait des colonies françaises. Un bail passé en 1674 avec les fermiers généraux fixa le prix de vente en gros à 20 sols la livre, en détail à 25 sols, prix qui, pour les tabacs d'origine élrangère, s'élevait à 40 sols dans le premier cas, à 50 dans le second.

Cet impôt est compris dans le bail de 1786 pour la somme de 34 millions.

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Malgré ces nombreuses sources de revenus et plusieurs autres que nous passons sous silence comme moins importantes, les vices inhérents au système financier de Tancienne monarchie rendaient presque constante la pénvirie du Trésor. Combien de fois, pour faire face aux dépenses des services publics, les ministres n'ont-ils pas été contraints d'employer les expédients les plus ruineux, de subir les exigences usuraires des fermiers généraux , de leur céder à des conditions désastreuses, même plusieurs années d'avance, une grande partie des revenus de l'Etat, de créer et de vendre toutes sortes d'emplois, d'attribuer aux pièces de monnaie une valeur double de leur valeur intrinsèque, de suspendre le payement de la dette publique et même d'en réduire le chiffre?

Le contrôleur général Desmarets constatait, dans un rapport qu'il adressait à Louis XIV en 1712, que les dettes exigibles du Trésor s'élevaient à prés de 500 millions, tandis que les recettes ordinaires n'en excédaient pas 75. Il déclarait qu'il ne fallait pas moins de vingt ans d'ordre et d'économies pour restaurer les finances.

Cette situation fut encore aggravée, après la mort de Louis XIV, parles entreprises insensées de Taventurier Lave, qui obtint la direction sans contrôle des finances de l'État.

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