‹ Des finances françaisesChapitre 110 sur 156 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

L'histoire des finances françaises sous Tancienne monarchie ne nous offre que de tristes enseignements : on y trouve un asseml)lage confus d'impôts mal répartis et aggravés par une perception arbitraire et vexatoire; les malheureux contribuables étaient livrés sans défense à Taviditô des fermiers généraux dont les fortunes colossales formaient un déplorable contraste avec la détresse habituelle du Trésor et la profonde misère des classes non privilégiées.

L'Assemblée constituante ouia'it une ère nouvelle en décrétant que chaque Français contribuerait aux charges publiques proportionnellement à ses facultés ; mais elle priva le gouvernement de Tune de ses principales ressources par la suppression presque totale des revenus indirects; elle établit sur des bases exagérées Timpôt foncier qu'un mode défectueux de répartition et de recouvrement rendit improductif. En outre, par la substitution d'un contrôle illusoire à celui des chambres des comptes et par la création des assignats, émis bientôt après sans limites, elle prépara les désordres financiers du régime de la Convention, suivi des dilapidations et des banqueroutes du Directoire.

Enfin, A'apoléon P*^, aussi habile administrateur que grand capitaine, afl^ranchit le Trésor de la tutelle ruineuse des traitants, l'investit d'une indépendance complète en confiant toutes les opérations de recette et de dépense à des fonctionnaires publics, soumis aux règles d'une comptabilité rigoureuse et dont la gestion est garantie par des cautionnements proportionnés aux fonds qu'ils encaissent. Ces institutions aussi simples

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