CAISSE D'AMORTISSEMENT
Lorsque la Caisse centrale venait à peine d'être fondée, et qu'elle ne pouvait, dès lors, venir immédiatement en aide au Trésor dont nous avons signalé le dénûment à la chute du Directoire, il y avait des mesures urgentes à prendre. Le ministre des finances, M. Gandin, fit aux banquiers de Paris un appel qui fut entendu, et en obtint un prêt de 12 millions. Cette ressource ne pouvait être que temporaire ; il était indispensable de s'assurer au plus tôt des ressources permanentes. On ne pouvait en trouver de certaines que dans le recouvrement prompt et régulier des contributions foncière et mobilière établies par rAssemblée constituante. Les municipalités, qui, commenous l'avons dit, avaient été chargées de répartir et de percevoir ces impôts, n'avaient ni confectionné en entier les rôles de l'an VII> dont 35,000 restaient encore à faire, ni môme commencé ceux de Tan VIII, et cependant elles s'attribuaient pour ce travail une rétribution annuelle de 5 millions.
Il résulte du rapport présenté aux consuls par le