‹ Des finances françaisesChapitre 41 sur 156 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

30 mars 1856, mais dont les eflets, au point de vue des finances, se firent senlir même pendant les années subséquentes. Les frais ne furent liquidés qu'en 1859, par une commission spéciale, sur le rapport de M. le marquis d'Audiffret , et réglés à la somme de 1,348,404,726 francs. Ces dépenses avaient été acquittées à Taide de ressources extraordinaires :

Trois emprunts, en 1854 et 1855, avaient produit 1,512,088,803 francs et des accroissements d'impôts réalisés en 1855, 1856 et 1857. 209,773,080 fr.

Total .... 1,721,861,803 fr.

L'excédant s'élevant à 373,457,077 fr.

reçut diverses destinations.

Aux charges de la guerre étaient venues s'adjoindre celles résultant de Tépidémie du choléra, des inondadations, de la disette des céréales. Il avait fallu, en outre , pourvoir aux frais de l'Exposition universelle de 1855, et payer les subventions promises aux grandes Compagnies de chemins de fer dont les travaux se poursuivaient avec un redoublement d'activité.

Ces énormes dépenses ainsi accumulées altérèrent nécessairement l'économie du budget, qui ne rentra dans ses limites normales qu'après leur liquidation, définitive en 1858.

Grâce aux progrès du commerce et de l'industrie, favorisés par l'extension des chemins de fer et la sécurité intérieure, et à l'augmentation continue des revenus indirects, le budget de 1858, avec les seuls produits de Timpot, se termina non-seulement en équilibre, mais offrit un excédant de recette de 31,805,121 francs.

Cette période fut marquée par deux dispositions financières importantes concei^nant, Fune, les crédits supplémentaires et extraordinaires; l'autre, la Banque de France.

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