LOI COIVCERNA]MT LA BANQUE DE FRANCE
La Banque de France, dont les intérêts sont si intimement liés à ceux de TEtat, avait conservé dans toute son intégrité la puissante organisation qviVUe devait aux lois des 14 avril 1803 et 22 avril 1806, rendues sur l'initiative personnelle de TEmpereur.
La durée du privilège de ce grand établissement, que la loi de 1806 portait de quinze ans à quarante, avait été prorogée par vine loi nouvelle jusqu'au 31 décembre 1867. Dans Tintervallc, son action avait pris un immense développement ; concentrée d'abord à Paris, elle s'était étendue, par la création de nombreuses succursales, dans les principales villes de France. L'escompte des effets de commerce, des bons du Trésor et des avances sur les valeurs autorisées par les lois et le décret s'élait élevé progressivement de 400,000,000 enl807 à 1,800,000,000 en 1847, et à5, 600, 000, 000 en 1856. Le mouvement de caisse, en espèces, billets et virements, qui, en 1807, était de 3,000,000,000, avait atteint, en 1856, le chiffre de 35,600,000,000 >^ Le capital de 90,000,000 versé par les actionnaires comme fonds de garantie, n'était plus en rapport avec ces opérations colossales.
D'autre part, il était juste de faire participer tous les départements aux bienfaits de cette institution , qui exerce une influence si efficace sur les progrés du commerce et de l'industrie; mais on ne pouvait exiger de la Banque de France les sacrifices qu'entraîne toujours la création des succursales dans les localités où le mou-