‹ Des finances françaisesChapitre 59 sur 156 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

exploitation n'avaient qu'une étendue de 3,544 kilomètres; leur revenu brut n'était que de 135 millions. En 18G9, 16,966 kilomètres livrés à la circulation ont rapporté 720 millions.

Noire commerce extérieur s'est élevé , de 1,923,000,000 en 1851, à 6,228,000,000 en 1869. De là l'énormité des capitaux qui de toutes parts ont afflué sur nos marchés et contribué non-seulement à transformer Paris et la France entière, mais encore à construire les chemins de fer italiens, espagnols, suisses, russes, autrichiens.

On s'est étonné de la facilité avec laquelle la France a pu, sans s'appauvrir, payer à la Prusse les 5 milliards de l'indemnité. Les Anglais seuls, depuis le traité de commerce de 1860 jusqu'à la révolution du 4 septembre, ont versé en France plus de trois milliards en numéraire pour solder Texcédant du prix des denrées et des marchandises qu'ils nous ont achetées sur le prix de celles qu'ils nous ont vendues.

A quel taux faudrait-il calculer la plus-value acquise par la richesse territoriale, par la propriété bâtie, les usines, les manufactures, et n^est-ce pas surtout aux trésors accumulés sous l'Empire que nous devons , malgré nos désastres et les immenses sacrifices qu'ils nous ont imposés, d'être encore l'une des nations \e% plus riches de l'Europe ?

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