LIVRE III
forme de leurs écritures et la reddition de leurs comptes sont détaillées dans des instructions ministérielles dont un double contrôle, administratif et judiciaire, assure la rigoureuse observation.
Quoique celte organisation, fondée en 1806, ait subi avec un plein succès Tépreuve du temps, elle a été l'objet des plus injustes critiques; on s'est plusieurs fois récrié sur les bénéfices excessifs que les trésorierspayeurs généraux faisaient au détriment du Trésor. Il résulte des calculs établis sur les rapports des inspecteurs généraux, que ces émoluments, déduction faite des frais de bureau, se réduisent, en moyenne, pour chaque titulaire, à la somme relativement
minime de 12,700 fr.
si on la compare à la responsabilité qui pèse sur eux et à Timportance de leurs cautionnements dont le total
est de 29,300,000 fr.
Aussi Taccroissement de leur fortune n'est-il dû qu'à des opérations de banque profitables au Trésor, par les avances considérables de fonds qu'il en relire.