XX INTRODUCTION
rieiicesde MM. Cliarles Bt ll, Paiiizza, Lungel, etc., pour allinner Ljiie Tappareil laclile et l'appareil locoinoleiir sont des appareils distincts? Ils n'ont eu besoin pour acquérir une conviction sur cette matière, que de tenir compte des phénomènes observés. Ces expérimentateurs eux-mêmes seraient-ils parvenus à confirmer l'induction de leurs prédécesseurs, si déjà elle n'avait été présente dans leur pensée, et si elle ne les avait dirigés dans leurs recherches? Interrogeons donc l'action et la vie, par Tobservation d'abord, qui est possible à tous et toujours, pail'expérience ensuite, dans les cas rares où elle peiil êtn; tentée avec succès ; mais ne connnençons point par interroger l'inertie et la mort, qui ne nous répondent jamais que par le plus désespéiant silence. Observons donc avec soin, avec méthode, les opérations les plus conq)liquées de la vie morale et intellectuelle; soumettons-les au creuset de l'analyse; élevons- nous ensuite à des inducilons physiologiques sur les fonctions nerveuses, et ces inductions une fois acquises, espérons que l'expérience, dans les circonstances où il est permis d'y recourir, viendra les vérifier et les confirmer. Mais prenons garde de rendre toute induction impossible, en introduisant la confusion des domiées anaUv nuques dans le langage de la physiologie, en négligeant la distinction méthodique des phénomènes (jui
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s'ofï'reiit à notre observation, |)arce i[ue le scalpel, les macérations et le microscope ne nons ))ermettent pas de circonscrire exactement les principaux appareils du système nerveux.
Nous venons d'inditpiei- la méthode que nous avons cru devoir suivre, et les résultats principaux auxquels cette méthode nous a conduit, il nous reste a indiquer les principes qui nous paraissent l'essortir, avec une parfaite évidence, des faits exposés dans cet ouvrage. Nous montrerons ainsi les différences et les analogies qui existent entre notre doctrine et celle de Cabanis, le plus profond, sans contredit, de tous les savants cpii ont appliqué la méthode matérialiste a la solution des hautes questions de physiologie moiale et intellectuelle.
Nous plaçons dans les conditions générales de l'oiganisme, représentées par l'appareil ganglionnaire-viscéral, la source des éléments affectifs (pie Cabanis a plan'c ])tus particulièrement dans les viscères eux-mêmes. Là s'arrête l'analogie. Au delà de cette donnée fondamentale que Cabanis a trouvée, d'îiilleurs, toute formulée dans les anciennes traditions de la science, nous voyons régner dans sa doctrine des rapi)orls du physique et du moral, les mêmes erreurs, les mômes vices de méthode que nous l'cprocherons aCall et à rieorget, pour lesquels le cerveau «>st tout à la l'ois un appareil affectif.