‹ Des fonctions et des maladies nerveuses dans leurs rapports avec l'éducation sociale et privée, morale et physique [electronic resource]Chapitre 12 sur 41 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

science, et clans lequel dispaïaît la virtualité physiolo2fique propre à chacune de nos idées. Oi-, c'est précisément cette virtualité qu'il s'agit de reconnaître et de proclamer hautement. Là est laquestion, toute la question des rapports du physique et du moral de l'homme. Si vous enlevez à chaque idée la virtualité physiologique qui lui est propre, pour l'ensevelir dans la réaction sympathique du cerveau ou des viscères, en vain vous vous livrez à l'étude de l'homme, vous poursuivrez sans cesse dans l'ombre une image informe et sans nom.

Une impression affective, une émotion sensuelle ou sentimentale, deviennent un désir, un sentiment, une passion, par leui- association avec l'idée déterminée d'une satisfaction à rechercher ou d'un obstacle à éviter. Voilà le fait. Dire que cette transformation d'une émotion en un sentiment est le résultat d'une réaction sympathique des viscères sur le cerveau, n'est-ce pas employer un langage trèsprétentieux, et même un peu barl)are, pour exprimer une erreur? Cette erreur serait excusable, au point de vue n)atérialiste, si chaque idée était identifiée dès la naissance avec une pi'oduction vasculo-médullaire spéciale, si elle était constituée par un élément matériel éclos sponlanément dans le tissu cérébral; on pourrait aloi's la comparer à un organe qui fonctionne, ou à une humeur qui est sécrétée sous

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