INTRODUCTION. XI
Faoïilté des lettres de Paris, qui a pu, dans un écrit publié en 18/i 1 , appeler matérialiste toute doctrine dans laquelle l'acte de la pensée, sur la terre, est présenté comme réclamant l'indispensable concours du cerveau. Cé concours, il est vrai, est un fait incommode pour ceux qui sont restés étrangers à l'étude des sciences naturelles, comme l'indispensable concours de l'activité spirituelle est un fait incommode pour ceux qui sont restés étrangers à l'étude des sciences philosophiques. Mais pourquoi nier un ïaW par cela seul qu'il est rendu évident par des arguments que l'on ignore, par cela seul qu'il appartient plus particulièrement à une science que l'on n'a pas cultivée ou pour laquelle on ne se reconnaît pas une aptitude sutïisante?... Ce sont lù des misères dont il est malheureusement de nombreux exemples dans l'histoire de la science, et auxquelles ne peuvent échapper que les hommes graves et sérieux.
Nous ne prétendons point qu'il soit nécessaire, pour acquérir quelques données exactes concernant les lois générales de la vie humaine, de parcourir jusqu'à leurs dernières limites les vastes domaines de la science générale désignée sous le nom de philosophie. Heureusement, elles sont d'un accès moins difficile. Ces notions sont d'une urgence et d'une application trop immédiates; elles sont liées trop