‹ Des fonctions et des maladies nerveuses dans leurs rapports avec l'éducation sociale et privée, morale et physique [electronic resource]Chapitre 7 sur 41 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

C'est surtout dans l'étude des fonctions et des nialiidies nerveuses que la méthode psycho-physiologique dont nous parlons, se présente avec un caractère d'opportunité que sont forcés de reconnaître ceux-là môme qui s'en déclarent les adversaires les plus obstinés. Quand nous voyons d'abord le système nerveux pénétrer dans les profondeurs de l'organisme, comme pour en interroger les besoins et les prédispositions, quand nous le voyons ensuite s'épanouir, d'une part, dans les régions du monde physique, et de Tautre, dans les régions du monde moral, comme pour y puiser les éléments qui correspondent à ces besoins et à ces prédispositions...; quand nous le voyons ouvrir ainsi devant nous un triple sillon, nous ne pouvons nous empêcher de le suivre, de le prendre pour guide dans notre étude des phénomènes affectifs, sensoriaux et intellectuels. Mais cela ne sulfit pas. Lorsqu'une fois on est parvenu à dégager de l'ensemble des opérations du système nerveux les trois éléments principaux de la vie morale et intellectuelle de l'homme, il faut s'enquérir des relations étroites et compliquées qui existent entre ces éléments, afin de découvrir le rôle qui appartient à chacun d'eux dans les opérations de l'ensemble. Nous avons été tout naturellement conduit à suivre cette marche, obligé, comme nous l'étions, de voir le système nerveux aux prises, à la

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ibis, avec les intUiences physiques qui, eu trouljlaul les tbuctious de la vie de uutriliou, porteut le désordre dans les idées et dans les sentiments, et avec les influences morales qui, en troublant les idées et les sentiments, portent le désordre dans les fonctions de la vie de nutrition. Nous nous sommes ainsi trouvé dans la voie indiquée par Cabanis; car il nous était impossible de ne pas embrasser les phénomènes d'impressionnabilité et d'innervation dans leur ensemble, et de ne pas les considérer en même temps sous tous les points de vue. Ces phénomènes, ainsi étudiés, devaient jeter xmgrandjour sur les propriétés du système nerveux qu'ils montrent en action. 11 nous a été permis, en effet, après avoir suivi fidèlement cette méthode d'observation complète, de nous élever k {juelques inductions physiologiques et pathogéniques qui ont au moins cet avantage de présenter sous un nouveau jour l'histoire générale des fonctions et des maladies nerveuses. Nous ne pouvons les reproduire ici. Elles trouveront leur place, lorsque l'exposé des phénomènes observés aura été achevé. Bornons-nous, dans cette introduction, à indiquer les faits généraux dont la connaissance préalable est peut-être nécessaire à ceux qui aborderont la lecture de ce livre avec des théories et des habitudes logiques qui ne sont pas les nôtres.

INIRODUCTIO.N. XV

Nous distinguons d'abord, dans l'organisme nerveux de l'homme, trois grands systèmes ou appareils ((ui représentent les trois éléments fonctionnels de la vie morale et intellectuelle. Ce sont : 1" l'appareil ganglionnaire viscéral, représentant les conditions générales de l'organisme, les besoins et les penchants, et constituant l'élément affectif; 2" les appareils des sensations spéciales, représentant les apparences générales du monde physique, les propriétés sensibles des corps, et constituant l'élément sensonal;?>° l'appareil psycho-cérébral, représentant les données générales de l'enseignement, les idées et les raisonnements, et constituant l'élément inteilectiiel. Nous distinguons ensuite la centralité mésocéphalo-rachidienne owsensoriO'motrke qui rayonne, à la t'ois, dans ces trois appareils et dans le système locomoteur. Nous distinguons enfin l'appareil ganglionnaire bilatéral ou si/mpathiquc qui semble destiné plus particulièrement à établir des relations consensuelles entre toutes les parties de l'organisme.

Cette distinction est fondée sur l'appréciation positive des phénomènes d'impressionnabilité et d'innervation considérés, à la fois, dans leurs éléments et dans leur ensemble.

S'agit-il des phénomènes afïéctifs? On sait qu'ils se manifestent par Vé/notkm^ qui est sensuelle quand

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