‹ Des Formes Bulbo-Myéliques dans l'Encéphalite LéthargiqueChapitre 9 sur 22 · G) LES FAITS · texte numérisé non relu

G) LES FAITS

OBSERVATION I (résumée)

Obs. I des quatre cas d’encéphalite l‘thargique à Angers, présentés par MM. Papin, D. Dénéchau et Ch. Blanc, à la Société médicale des hôpitaux de Paris, le 4 juillet 1919.

M... Pierre, cultivateur, est transporté à l’Hôtel-Dieu d’Angers le 6 février 1919 pour céphalée, troubles visuels, somnolence

irrésistible avec épuisement physique.

Rien de notable dans ses antécédents héréditaires. .Person-

nellement il jouit d’une santé excellente, il aurait fait une grippe

bénigne en juillet 1918.

La maladie actuelle a débuté le 20 janvier 1919 par de la courbature, de la fatigue, de l’asthénie et déjà une tendance au sommeil. :

Le 30 janvier, il accuse de là céphalée, ressent quelques frissons, la somnolence de plus en plus marquée send tout travail impossible.

Le 1er février, il doit s’aliter. Température 3705 à 380, Une diplopie nette apparaît.

A son entrée, le malade est somnolent, il faut le secouer à plusieurs reprises pour obtenir une réponse, il se replonge aussitôt dans son sommeil interrompu.

Objectivement nous constatons une raideur douloureuse de la nuque, du Kernig, un ptosis bilatéral. Le malade se plaintde voir trouble et double. Les pupilles se contractent paresseusement à la lumière et ne réagissent pas à l’accomodation. Pas de

: troubles moteurs, pas de troubles de la sensibilité, pas de troubles

des réflexes.

Le liquide céphalo-rachidien clair, non Sn petende. montre une légère lymphocytose avec albuminose normale.

Le 10 février. — Léger bredouillement de la parole. On pratique une 2e ponction lombaire. La réaction de Wasserman y est négative. Le pouls est à 110 avec une température de 37,

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