‹ Des formes imaginaires en algèbreChapitre 3 sur 173 · AYANT-PROPOS. VU · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS. VU

Mourey et de quelques autres. Quant à ceux de Cauchy^ ils sont postérieurs d'une dixaine d'années.

Sans entrer ici dans le détail des tentatives que je fis à celte époque, pour que TAcadémie des sciences se pronongftt soit dans un sens, soit dans un autre, je me bornerai à dire que je ne pus rien obtenir^ et qu'après avoir vainement attendu un rapport pendant dix-huit mois, je me décidai à publier mes Études philosophiques sur la science du calcul {*), dans lesquelles je présente de nombreux rapprochements entre la forme imaginaire et les formes géométriques.

A en croire ce qui m'a été écrit, ce travail n'a pas été sans influence sur quelques esprits ; toutefois le nombre n'en a pas été grand, et, en France, l'inertie a continué de dominer.

Il n'en a pas été de même à l'étranger. Il y a longtemps qu'en Italie, en Angleterre, en Allemagne, les nouvelles idées ont été acceptées, étudiées, utilisées. Il semblerait cependant que nous éprouvons aujourd'hui en France le contre-coup des tendances étrangères; on a d'abord dit et écrit quelques mots sur ces idées, avec timidité sans doute, mais sans manifester de répulsion. Plus tard des dispositions approbatives se sont produites, et il est incontestable qu'aujourd'hui elles ont gagné du terrain, trop de terrain peut-être dans quelques esprits ; car si l'immobilisme a des inconvénients, la précipitation a aussi les siens. A en juger par quelques publications récentes, je crains fort que l'ardeur d'avancer dans une voie nouvelle, la manie de vouloir tout imaginariser n'aient poussé quelques auteurs à émettre des propositions non justifiées, peut-être même injustifiables.

Sic'est un tort de prononcer l'exclusivisme absolude certaines formes, c'en est un aussi de tenter en faveur de ces formes des

(*) Danod, éditeur, qaai des Augostins, n* 49.

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