‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 30 sur 101 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

(S. Cooper. Pathol. chir., p. 297).

Il y a, au museum du Collège de l’université, un femur appartenant à un individu qui se brisa cet os en se retournant simplement dans son lit ; cet accident lui arriva pendant qu'il prenait du mercure pour des nodosités développées sur le fémur opposé.

L'influence des lésions locales de la syphilis est donc certaine. Mais l'influence de la syphilis, en tant que diathèse sur la fragilité du système osseux envisagé dans son ensemble, est plus contestable. Cependant, on trouve quelques observations qui tendent à la faire admettre.

Patey (1), dans une thèse récente, étudie la syphilis comme cause des fractures spontanées, et il rapporte une observation recueillie par Chuquet, dans le service de M. Fournier. Il est disposé à croire que, dans ces cas, la syphilis a agi en tant que diathèse: il constate bien ultérieurement l’existence d’une exostose de l'omoplate, mais il pense, d’après les idées de M. Verneuil, que le traumatisme a peut-être réveillé la diathèse. Je reproduis ce fait in extenso, et l’on me permettra peut-être de trouver que Patey exagère un peu la doctrine de M. Verneuil, Comme autre argument, il dit que la consolidation, qui est lente et

(1) Patey. Etude d'ensemble sur les fractures spontanées, considérées spécialement au point de vue de leurs causes, de leur pronostic et de leur traitement, Th. Paris, 1878, n° 317,

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quelquefois impossible sans le secours du traitement spécifique, eut lieu dans ce cas en un mois environ. Si ce fait était exact, il aurait une grande vaieur, etil y a quelques exemples réels de la chose. Mais ici la femme a pris 5 grammes par jour d’iodure de potassium, et l’on doit accorder de l'importance à cette thérapeutique.

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