‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 79 sur 101 · OBSERVATION LXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXIX

Syphilis. Fracture syontanée de l’humérus. Traitement mercuriel insuffisant. Pseudarthrose. Avivement des fragments. Insuccès, par H. Earle. Extrait des ransactions médico-chirurgicales de Londres, vol. XII, traduit de l’anglais, par Ch. Th. Maunoir, in Mélanges de chirurgie étrangère. Genève et Paris, 1824, t, I, p, 384.

Marie Parker avait vécu en grande intimité, pendant cinq ans, avec un homme, qui, dürant tout de temps, avait été tourmenté d’une maladie des vs, que l'on regardait comme une syphilis, et pour le traitement de laquelle feu sir C. Blike lui administra une grande quantité de mercure, à l'hôpital Saint-Barthélemy, où il finit ses jours, ayant perdu les os palatins et les os propres du nez. Pendant cette cohabitation, elle mit au monde un enfant qui mourut à l’âge de 16 mois, atteint d’une affection des os du bras. Peu après la mort de son enfant, Marie Barker eut une maladie du péricrâne; il se forma un abcès entre l'œil droit et le plancher de l'orbite; environ à cette même époque, la clavicule et l’'humérus du côté droit furent aussi atteints de douleurs très vives. Cependant elle n’avait point eu auparavant d'affection syphilitique primitive. Sir C. Blike trouva convenable de lui administrer un traitement mercuriel, et il l'envoya ensuite aux bains de mer En 1811, pendant qu’elle était à Brighton pour se rétablir des effets de la salivation, son humérus se fractura, trois pouces au-dessus du coude, au moment où elle voulait lever une théière.

La douleur causée par cet accident fut légère, et quoique la malade eût été fort bien soignée par un chirurgien de Brighton, la consolida-

Gellé. 1

Page 1