DIVISIONS
On sait que l'artère nourricière du tibia pénètre dans cet os à la jonction du tiers supérieur avec le tiers moyen. Respectant cette délimitation anatomique, je ferai rentrer dans mon sujet toutes les fractures siégeant sur le tibia, au-dessus de ce point de repère. Dans une première parlie, j'étudierai les fractures du tiers supérieur de l'os, qui siègent au-dessous de la tubérosité antérieure. Dans une seconde partie, je m'occuperai de celles qui atteignent l'extrémité supérieure proprement dite, et je m'étendrai plus particulièrement sur ces dernières, qui sont moins connues.
Il est en outre un certain nombre de fractures qui, par suite de leur grande obliquité ou de leurs complications, intéressent tout à la fois la diaphyse et l'épiphyse. Comme l'intérêt de ces lésions réside surtout dans leur siège voisin de l'articulation, je ne m'en occuperai qu'en traitant des fractures de l'extrémité supérieure.
Bien que cette division ait quelque chose d'artificiel, il me semble que le sujet y gagnera trop en clarté pour qu'il soit possible de la rejeter sans inconvénient.