‹ Des geluresChapitre 2 sur 14 · DÉFINITION - SYNONYMIE · texte numérisé non relu

DÉFINITION - SYNONYMIE

Sous le nom de Gelure, je désignerai l’ensemble des elïets morbides locaux produits par le froid sur nos tissus.

Ce mot a été employé, pour la première fois dans ce sens, par Vidal de Cassis, et, après lui, par Babaut, Gosselin, Raimbault.

Quelques auteurs préfèrent le mot Congélation, qui nous parait impropre. 11 ne peut s’appliquer en effet qu’aux cas où les parties sont absolument congelées, c’est-à-dire privées de vie par l’action directe du froid, et semble indiquer l’idée d’une mortification prochaine et fatale. Aussi l’esprit se refuse à comprendre, sous ce nom, les cas si nombreux où les lésions ne s’accompagnent pas de la mort des tissus.

Pour ces derniers, on a, il est vrai, le vieux mot d’Engelure, mais alors on lui donne une signification beaucoup plus étendue que celle qui est sanctionnée par un long usage. Au surplus, nous croyons que des lésions, qui reconnaissent la même cause — l’action du froid — et ne diffèrent entre elles que par le degré, doivent être comprises sous une même dénomination. Le mot Gelure est déjà classique ; nous l’acceptons, espérant d’ailleurs que le lecteur nous comprendra et nous pardonnera s’il nous arrive quelquefois d’écrire Froidure, ainsi que l’ont fait Gerdy et Follin, après A. Paré.

La série des synonymes est encore loin d’être épuisée. Qu’il nous suffise de les énumérer, sans autres commentaires :

1° Synonymie des gelures superficielles {vulgo Engelures) : crxepva

(Galien), pernio (Pline), busantia (Latins), chiblains (anglais), pedignoni (italien), mules (Boyer), érythème pernio (Devergie, Hardy), sabanon (espagnol).

2° Synonymie des gelures plus graves ou congélation de quelques auteurs : perfrigération (A. Paré), congélation locale (Bégin), gangrène par le froid (Marjolin), Geloni (Monteggia), admroosénie (médecins russes).

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