Livre curieux et rare
Traité historique et critique sur l'origine et les progrès des caractères des fontes, in-4'*, par Fournier le jeune. Paris, chez Barbou.
Excellent ouvrage avec planches.
Observations sur le traité histoiique et critique de Fournier le jeune, etc.^ par Gando père et fils. Paris, chez Moreau.
On y a inséré le psaume CL, motet de Tabbé Roussier.
1770. — Gossec fonda cette année le Concert des Amateurs, et y a organisé le premier orchestre complet pour cette époque en France. Il obtint par des instruments nouveaux, des effets inconnus jusqu'à lui, et il fit exécuter sa vingt-et-unième symphonie en ré, avec violoncelle, contre-basse, flûte, clarinette, basson, trompette et timbales.
Les meilleurs amateurs en firent partie ; le chevalier de Saint- Georges et le littérateur-musicien M. De Chabanon, y tenaient le 1' violon. En principe, M. de Saint-Georges fut le directeur de ces concerts et dirigeait Torchestre parfois.
Jean-Joseph Cambini, né à Livourne, en 1746, et arrivé à Paris en 1770, et fut un des compositeurs les plus laborieux de son temps.
Par la protection de Tambassadeur de Naples, il fut en relation avec le prince de Conti, protecteur des artistes, qui le confia à Gossec, alors directeur des Concerts des amateurs, qui fit jouer de lui des symphonies.
En parcourant les biographies de Gerber, Schilling et Fétis, nous sommes étonné combien il y a de la diversité.
Cambini a publié dans le journal musical de Leipsick un article : Uber Ausfuhrung der Instrumental quartetten (1804, N** 47).
C'est une revue fort attrayante de Texécution des quatuors.
Fixé à Paris en 1770, il se fit bientôt connaître comme un violoniste distingué et fut accepté à lorchestre de l'Opéra.
En 1788, dit Schilling, on le nomma à Paris maître de chant et de composition, mais il oublie de dire à quel établissement. En cette année il dirigeait l'orchestre du théâtre Beaujolais.
Schilling ajoute : Dass ei^als ausûbender Musiker viel leisteteund wusste was zu einem Kunstler gehôre, betoeist der angefûhrte von ihm geschriebene Au^satzt.
Cambini fut un des compositeurs actifs du temps de la révolution française. Il composa : La Patnote, symphonie. Paris, 1795; Airs patriotiques variés pour i violons, Paris, 1796; Le pas de charge républicain^ combat avec accompagnement de plusieurs instruments; Les coalisés, ronde patriotique ; Hymne à la liberté, à l'usage des fêtes décadaires, 1796 ; Les dangers de V Idolâtrie, chanson patriotique avec instruments ; Ode au peuple français, sur le triomphe de la liberté à V époque du 9 ou 10 Thei^midor, avec accompagnement, 1796.
M. Fétis ne cite pas tous ces ouvrages.
Il paraît que Cambini mourut à Bicêlre dans la misère vers 1828, mais il n'y a rien de positif à cet égard.
M. Fétis, qui donne une excellente biographie de ce maître, écrit qu'il décéda vers 1825 à Bicètre comme bon pauvre.
Nous avons écrit pour savoir si ce fait était exact et voici la réponse de l'administration communale :
« Bicètre, le 16 juin 1880.
« Monsieur,
n En réponse à votre lettre du 12 courant, j*ai rkonneur de vous faire connaître que malgré les recherches les plus minutieuses, il n'a été trouvé trace, ni de Tadmission, ni du décès, sur les regristres de rétablissement, du nommé Cambini Jean-Joseph, compositeur de niusique, que vous supposez mort à Thôpital de Bicètre, vers 1825.
n Les recherches dont il s'agit ont porté sur une période de 20 ans (1815-1835) et sur toutes les catégories d'admis : aliénés, indigents, employés et serviteurs. »
Deshayes est maître des ballets de la Comédie-Française. Desnoyer en est le premier danseur, et Baudron violon-solo. Le Bel est violon-solo de la Comédie-Italienne, et musicien ordinaire du roi.
Continuation des débuts aux Italiens.
27 décembre 1769. Fargès, venant de Nancy.
7 janvier 1770. Tesseire, de Rouen. Retiré.
17 » » M"« Rosambert, de Lyon. Retirée.
28 février » M"« Ruyter, emploi des amoureuses. Retirée. 27 mai » M"® Menard. Idem.
17 juin 1770. M^^** Gourville, de Lyon. Retirée.
8 septembre» Julien, de Versailles.
Il y avait cette année plus décent pièces au répertoire de ce théâtre.
Débuts à VOpéra.
M"® Desforges, dans la Provençale^ rôle de Florine. ' M"® Davantois, dans l'acte de la Vue.
M"®Girardin, pour la danse.
M"® Vincent, par une ariette de Berton :
De vous à qui deux beaux yeux.
M"® Châteauvieux dans les Fêtes grecques et romaines.
Un chanteur. Van Hecke, à Paris, inventa Tinsirument Brissex, monté de 12 cordes et qui a beaucoup d'analogie avec la guitare. Il a une étendue de 3 V2 octaves.
La ville abandonna le système de subside, et la direction de l'Opéra se fait par la liste civile du roi.
Dauvergne et Berton dirigent ensuite ce théâtre.
M. Rossel adressa en 1770 à la direction du Journal des Beaux- Arts (Paris, chez Fr. Didot le jeune), une lettre concernant la découverte d'instruments. Méthode de graduer les instmments, redevable à Turpin, organiste de la cathédrale de Reims et à Gosset.
Voici quelques extraits de cette lettre :
« On peut ajouter que les instrumens à cordes gagneront aussi beaucoup à cette découverte, par la qualité et l'étendue de leurs sons. La preuve en est palpable : par le moyen de petits travers disposés sur la longueur du manche, la corde touchée pour quelque son que l'archet lui demande, se trouvera toujours pressée comme sur deux chevalets, ce qui doit nécessairement la rendre susceptible de vibrations plus durables, plus sonores et plus pleines. »
L'expérience de cette invention fut faite par M. Marck, un très bon violoniste à Reims.
Les affiches de l'Opéra annoncent en janvier, qu'on fera bientôt l'ouverture de la nouvelle salle par Zoroasfre, chef-d'œuvre de Rameau.
22 janvier. Aux Italiens. La nouvelle école des femmes, en 3 actes, de Moissy et Philidor. Avec un divertissement.
Philidor a donné à ses airs de la variété et du caractère. Plusieurs
mêmes nous offrent ces épisodes ingénieox sans lesquels un air n'a rien de piquant, et ne paraît être formé du développement du premier motif.
Les ariettes Je veux qu'on aime, un Zéphir à travers mille fleurs, Laure a de la beauté, Faut-il perdre sa liberté, et d'autres, ont droit de plaire à tous les amateurs par Tagrément du chant et Teffet pittoresque de Taccompagnement qui répand sur ce tableau musical les couleurs les plus vives et les plus animées. (Gazette littéraire.)
Pbilidor est le musicien par excellence pour ce genre de pièces.
26 janvier. Représentation de Touverture de la nouvelle salle avec Zoroastre. Il y a un mouvement extraordinaire dans les environs de rOpéra, aussi la salle regorgeait de monde.
On a fortement critiqué la construction de la salle ; Torchestre parut sourd, ainsi que les voix, à cause du mauvais accoustique.
On a principalement applaudi les magnifiques costumes et les ballets. 11 y a trois nouvelles décorations.
'L2i Gazette littéraire de îémer, page 421, donne la description de la nouvelle salle.
La salle peut contenir 2,500 spectateurs.
Les sculptures et les ornements sont de Vassé.
L'ouverture de la scène a 36 pieds de largeur et 32 de hauteur. ' Le plafond est rempli par un grand tableau représentant les muses et les talents lyriques que le génie des arts a rassemblés.
Il y a quatre rangs de loges.
La salle est tout-à-fait sourde ; elle absorbe la voix des chanteurs. (Test là un grand défaut sans doute dans une salle de musique.
Dans les essais qu'on fit de cette salle, on prétendit qu'on y avait découvert un écho très nuisible à la déclamation.
Au foyer de TOpéra on plaça les bustes en marbre de Quinault, LuUy et Rameau, dûs au ciseau de Cassieri, sculpteur du roi.
La ville de Paris accorde une gratification de 50,000 livres pour l'Opéra.
Francœur en est le chef-d'orchestre. C'est la première fois que la clarinette figure à l'orchestre, joué par Gaspard et Stradler.
Un critique écrit que l'orchestre de l'Opéra doit en grande partie sa bonne réputation à Francœur.
A ce sujet nous extrayons de la Biographie ancienne et moderne :
« Il a été maître de musique à rorchestre de TOpéra, et c'est de répoque de sa direction que datent l'ensemble et l'exécution parfaite qui rendent ce corps de musiciens un des plus recommandables de l'Europe. »
Les aiQches des Italiens annoncent avec grande pompe : Sylvain, de Grétry.
On reprend à l'Opéra Castor et Pollux, et Persée, de Lully, ce dernier réduit en 4 actes par Joliveau, un des directeurs de TOpéra.
Persée n'eut aucun succès. On prétend que Joliveau avait profané le poème de Quinault, et la pièce fut médiocrement chantée.
Si l'on est mécontent de la salle de TOpéra, il n'en est pas ainsi de celle construite à Versailles sous la direction de M. Arnoux, ancien machiniste de l'Opéra.
3 février. La représentation du Déserteur fut troublée par des filoux qui crièrent au feu. Troubles indescriptibles dans la salle et sur la scène. On a profité du jour que la salle regorgeait de monde. \ 19, Aux Italiens. Sylvain, en 1 acte, de Marmontel et Grétry.
Cet opéra obtint un grand succès. 11 y a beaucoup d'originalité et un duo charmant. J. Caillot se distingua principalement dans le rôle de Sylvain.
Le critique se plaint qu'on ralentissait un peu les mouvements, ce qui affaiblit l'effet de quelques morceaux marquants.
La musique de Grétry est toujours noble, pathétique et théâtrale, et elle ne manque jamais d'ajouter aux paroles qu'il anime, et au sens qu'elles renferment.
Artistes : M"* Laruette, Beaupré, Caillot, Suin, Trial, Clairval.
Il fut repris après la mort de l'auteur en 1813, avec M"~ Gavaudan, Duret, Regnault, MM. Chenard, Paul, Darancourt et Gauthier.
On lit à ce sujet dans le Journal des Débats (10 novembre 1813) :
« Du vivant de Grétry, Sylvain était une des pièces les plus maltraitées : on l'abandonnait aux derniers sujets du théâtre ; depuis sa mort, l'élite de l'Opéra-Comique a brigué l'honneur de remonter Sylvain, De gens qui ne croient pas à la sensibilité et à la vertu, disent que c'est une spéculation de finances : si c'en est une, elle est bonne ; il va beaucoup de monde à cette reprise. »
Le Mercure de France publie une pièce de vers à l'adresse de M"** Rosambert, élève de Duni. Elle est d'Arnaud.
14 mars. Concert donné en faveur de l'école gratuite de dessin à
Paris. Symphonie de Gossec, avec de grands effets d'harmonie, une mélodie expressive et touchante. Concerto de Gaviniés, exécuté par Imbault, son élève. Sonate de violoncelle, exécutée par Janson. Concerto de flûte, par Rault.
On a beaucoup applaudi dans ce concert Richer, si connu pour son chant, et Philidor, dans lequel la public a découvert des talents qu'on ignorait. Une voix pleine et sonore, et cependant intéressante, une manière de chanter légère et gracieuse, une prononciation nette, articulée et sentie, voilà ce que Philidor a fait admirer dans plusieurs ariettes. Le concert a fini par un divertissement de M. de Chabanon.
16 mars. Décès de Claude Benoit, né à Andresi, le 6 juin 1701.
Le public du Concert spirituel, ravi de sa grande et noble manière de chanter, se plaisait à lui accorder le surnom de : Prophète David.
Il obtint sa révérence en 1763, et se relira à St. Germain en Laye et de là à sa maison de campagne à Andresi.
11 avait une fort belle voix de basse-taille et fut l'élève de Destouches. Il compte parmi les premiers chanteurs de son temps.
H. Fétis et Pougin ne le citent pas.
10 avril. Décès de E. J. Blanchard, élève de Gilles et Campra, né en 1696 ; il fut maître de Chapelle de la cour depuis 1761 .
Gerber écrit : Er war allgemein geachtet wegen sebier ausgebreiteten Kentnisse und seines guten Charakters.
11 était depuis 1764 décoré de Tordre de Saint-Michel.
28. Décès de Marie-Anne Cuppi, dite Camargo, née à Bruxelles, le 15 avril 1710, fille de Ferdinard Cuppi, maître de musique et de danse à Bruxelles.
Elle débuta à l'Opéra le 5 mai 1726, après avoir reçu des leçons de jl[iie Prévost. Elle se retira en 1781.
Elle fut pendant longtemps Théroïne de ce théâtre où elle fut aimée et toujours acclamée.
M"® Camargo avait la voix jolie et chantait juste. Le public a joui de ce talent réuni à la danse dans Tacte d'Eglé, des Talents lyriques et autres pièces.
On a beaucoup écrit sur la Camargo (Castil-Blaze, les frères de Goicourt, etc.), et sa vie accidentée a plus d'une fois été mise au théâtre. Une opérette de Charles Lecocq, jouée en 1879, à la Renaissance de Paris, porte le nom de la fameuse ballerine.
Dig'itJzed by VjOOQ IC
A la date du 29 février 1684, on trouve dans les registres de l'église de la chapelle à Bruxelles, l'acte de baptême de Ferdinand- Joseph de Cupis. Le 2 août 1709, il épousa à Bruxelles, en l'église de St. Nicolas, Marie-Anne de Smet, décédée le 12 décembre 1765. Parmi leurs enfants, Marie-Anne, née le 18 avril 1710, et connue depuis sous le nom de Camargo.
Les Cupis était d'une famille noble, d'origine espagnole, qui a donné plusieurs cardinaux au Sacré-Gollége. Marie-Anne sautait dans son berceau, faisait des gestes si vifs, si gais, si bien cadencés, quand le violon de son père frappait son oreille, que Ton imagina sur le champ que cette baladine de six ans serait une des premières danseuses de FEurope. Après avoir essayé ses talents sur les théâtres de Bruxelles et de Rouen, elle débuta à Paris dans les Caractères de la danse, pas très difficile, avec un succès foudroyant. La jeune Camargo fut prônée dans toutes les sociétés ; on se battait aux portes de l'Opéra pour aller admirer cette merveille ; toutes les modes nouvelles prirent son nom et son cordonnier fit fortune ; les dames du bel air voulurent absolument être chaussées à la Camargo,
On lit dans une revue :
« Décès de la dame Camargo et de M"^ Corton, des chœurs de rOpéra.
» Cette dernière a vieilli dan<î remploi obscur de chanteuse des chœurs ; mais elle s'était fait du nom par ses aventures amoureuses et ses bons mots C'était une fiUe, mais de bonne compagnie pour les hommes, distinguée par son esprit et ses saillies EHe comptait l'illustre comte de Saxe parmi' ses conquêtes, et en 1730, elle le suivait au camp de Muhlberg, ou elle eut la gloire de souper avec les rois Auguste II de Pologne et Frédéric-Guillaume de Prusse. * » Elle s'était retirée du théâtre et naquit au commencement du siècle dernier. »
Mai. Le prix du concert spirituel, consistant en une médaille d'or de la valeur de 300 livres, a été adjugé à Desormery, comédien, à Strasbourg, pour une pièce latine à mettre en musique.
On a donné aux Italiens : Silvie, Ce drame touchant, où le poète et le musicien ont réuni tout le pathétique de leurs crayons, a eu le plus grand succès. Cette pièce est bien faite au dénouement près, qui laisse quelque chose à désirer.
Poëme, Paris, Merlin.
Le succès de cette pièce se confirme.
Le Journal des savants en donne une analyse très détaillée.
On n*indique pas l'auteur de la musique.
Le journalisme musical .
Nous avons annoncé dans le volume précédent, page 383, l'apparition du premier journal de musique en France.
Yallat-la-Chapelle et Delalain Lemenu firent paraître cette année :
Journal de musique, historique, théorique, pratique sur la musique ancienne et moderne, dramatique et instrumentale chez toutes les nations. Paris, chez Vallat-la-Chapelle, Delalain Lemenu. In-S».
Ce journal paraissait chaque mois.
Il en parut 14 livraisons. Chaque livraison avait 60 à 80 pages avec des airs gravés. Le premier numéro parut en mai.
Un autre journal musical français fut publié à Paris par une société d'amateurs en 1773, sous ce titre : Journal de musique par une société d'amateurs, Paris, chez Ruault, libraire. 3 volumes in-8*.
Ce journal a suspendu sa publication en 1774 et on édita tous les mois une livraison.
Il contient des anecdotes musicales, des biographies et des nouvelles diverses.
Il fut plusieurs fois interrompu et repris en 1774, mais disparut après le premier numéro. Réimprimé en 1777, il cessa délSnilivement après le S"® numéro.
Le journal a publié une excellente biographie sur le compositeur Charles Graun.
En 1800, Framery fit paraître :
Correspondances des amateurs musiciens, rédigées par Framery. A cause de sa médiocrité, cette publication cessa en 1814.
En 1802, Cocatrix, amateur, publia :
Correspondances des amateurs {27 novembre).
Cette revue, petit in-4**, parut une fois par semaine.
En 1804 elle se publiait deux fois par semaine avec un format plus élégant et plus grand.
A partir de novembre 1804, une seule livraison par semaine.
Le 20 novembre 1803, ce journal qui avait alors pris pour titre
-^-^^IDigitizetfbr
G oe^Ie
La Coirespondance des pivfesseurs et amateurs de musique, disparut du monde musical.
Le premier numéro fut publié le 27 novembre 1802 et le dernier de la même grandeur est du 3 décembre 1803. C'est le l' janvier 1804 que Cocatrix reprit ce journal.
Parmi les anciens journaux de musique en France, citons encore : Le Journal hebdomadaire^ le Journal des Troubadours, le Journal d*Euterpe, et le Chantre du Midi,
Ces journaux n'offraient qu'un médiocre intérêt en n'ont eu qu'une durée éphémère.
1810. Les tablettes de Polymnie, journal consacré à tout ce qui intéresse l'art musical, à Paris, chez Dondey-Duprez. In-8**. Il cessa en 1811.
C'est A. de Garaudé, professeur de chant, qui fonda le journal.
La ventative de cet artiste fut malheureuse et, pendant un grand nombre d'années, il n'y eut plus de publication périodique musicale ^ en France.
De Garaudé mourut à Paris en 1882, âgé de 73 ans.
Il y a dans beaucoup d'anciens journaux français absence de cet esprit scientifique et de cet ordre d'idées rationnelles si nécessaires dans ce genre de publication.
Les Tablettes parurent une fois par semaine.
La livraison se composait d'une feuille.
1827. La Revue musicale, fondée et rédigée par M. F. J. Fétis. Ce journal cessa en 1838, après le départ de son fondateur qui s'était consacré entièrement à cette intéressante publication.
Voici comment s'expriment MM. A. de Lasalle efFr. Thoinan, sur la presse musicale en France : (i)
« Plusieurs tentatives ont été faites à Paris à la fin du siècle dernier et au commencement du siècle actuel pour l'établissement de journaux spéciaux de musique ; mais ces différentes feuilles, sous les titres de Journal de musique. Tablettes de Polymnie, etc., ne durèrent que quelques années seulement. Ce n'est qu'en 1827 que le succès de la Revue musicale de M. Fétis vint pour ainsi dire fonder en France la presse musicale. »
Après tous ces journaux citons : La Revue musicale, la Gazette
(i) La musique à Paris (1863).
musicale^ le Ménestrel, la France musicale, l'Art musical, dont nous aurons occasion de parler.
L^AIIemagne a devancé de beaucoup d*années la publication des journaux de musique. Le premier journal musical fui publié en Allemagne par Mattheson sous le litre : Critica musica^ etc. Hambourg.
Le second fut publié par le même en 1738, sous ce titre : Der Critischer Musikus, etc.
Spectacles à la Cour.
16 mai. Exécution de plusieurs symphonies, sous la direction de Rebel. il. Persée, de LuUy.
24. Athalie, de Racine, avec des chœurs chantés par la musique du roi.
9 juiff. Castor et Pollux, de Rameau.