‹ Des glucosidesChapitre 3 sur 12 · DEUXIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CLASSE

Dans l’étude des glucosides de la première classe, l’analyse conduit à considérer ces corps comme résultant de la combinaison de la glucose avec les acides, et on part de là pour les assimiler aux éthers composés: mais on peut concevoir qu’en sa qualité d’alcool, la glucose s’unisse, non pas seulement aux acides, mais aussi aux autres alcools, pour former des corps analogues aux éthers mixtes, qui sont des combinaisons de deux alcools monoatomiques. C’est cette dernière propriété de la glucose que M. Berthelot a démontrée par la synthèse de l’élhylglucose ; d’un autre côté, l’analyse a montré que certains principes immédiats se rapprochent beaucoup, par leur constitution, de l'éthylglucose, puisqu’ils peuvent, dans certaines conditions, se dédoubler en glucose et en un précipité neutre jouant le rôle d’alcool. Considérant cette analogie de constitution, on a été amené à regarder ces corps comme des éthers mixtes de la glucose, et on en a fait la seconde classe des glucosides.

Parmi les corps qui viennent se ranger dans cette seconde classe des glucosides, il en est trois : le sucre ordinaire, la mélitase et l’amidon, dont l’étude est certainement des plus intéressantes, surtout au point de vue de leur dédoublement, et de la place

que leur assigne leur constitution. C’est surtout à ce point de vue que nous les étudierons, le reste de leur histoire trouvant bien plus naturellement sa place à côté des autres sucres.

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