S»» Thérèse
1« Parlant d'elle-môine : «< Jamais cette personne n'a réglé sa conduite sur ce qui lui avait été inspiré dans roraison; bien plus, quand ses confesseurs lui disaient d'ag^ir autrement, elle leur obéissait sans la moindre répugnance, elles instruisait de tout ce qui lui arrivait » {{" Litlre au P. Rodrigue Alvarez).
2» Lettre au P. Jean Suarez, provincial de la Compagnie de Jésus, qui reprochait à la sainte d'avoir conseillé une mesure grave en s'appuyant sur une révélation (février 1578) :
« Quand j'aurais eu ce rêve, comme votre Paternité l'appelle, certes je ne suis pas assez imprudente pour conseiller un changement de cette importance virun pareil fondement... Grâce à Dieu, J'ai appris de grand nombre de per- :-onnes le peu d'estime et de crédit qu'on doit accorder à ces sortes de choses. »
3° « S'il s'agit pour vous d'une chose importante ou bien de quelque affaire du prochain, non seulement ne faites rien, mais ne vous arrêtez même pas à la pensée de rien entreprendre, sans l'avis d'un confesseur savant, prudent et vertueux; et cela quoique vous entendiez plusieurs fois les mômes paroles et qu'il soit clair pour vous qu'elles viennent de Dieu... quand Notre-Seigncur le voudra, il inspirera au confesseur la môme assurance et la ferme conviction que ces paroles viennent de son esprit. S'il ne le fait pas, nous ne sommes obligés à rien de plus. Je trouve un tel péril à s'écarter de cette règle pour suivre son propre sentiment, que je vous avertis, mes sœurs, et vous conjure, au nom de Notre-Seigncur, de ne jamais commettre une telle faute » {Château, 6, ch. m).
4** Toutefois « lorsque les paroles ne tendent qu'à vous consoler ou à vous avertir de vos défauts, quel qu'en soit Vautetir, ou ne fussent-elles qu'une itlusion, elles ne sauraient vous nuire « {Château, 6, ch. m).
3S. — Le P. Ballhasar Alvarez, parlant des consolations:
« Le gouvernement de l'âme ne doit pas se régler principalement sur ces mouvements ou sentiments spirituels, mais sur l'enseignement de la foi et de riiglise... On ne doit jamais tenir pour règle infaillible que ce sentiment dont nous parlons vient de Dieu, ni conclure de ce qu'il noiu porte à faire telle chose ou à l'omettre, que c'est infailliblement la volonté de Dieu. Et moins encore faut-il gouverner les autres par ce sentiment, comme une régie infaillible ; mais t7 faut l'examiner d'abord très attentivement et consulter des hommes doctes et expérimentai. » (cité dans sa Vie, par le P. du Pont, ch. xxxjii, § 3).
§ 3. — Que le directeur traite avec douceur les personnes qui 86 croient des révélations.