‹ Des grâces d'oraisonChapitre 155 sur 199 · L'auteur de Vlmitation de Jésus-Christ · texte numérisé non relu

L'auteur de Vlmitation de Jésus-Christ

« Ohl quand me sera-t-il donné de contempler et de goûter combien vous êtes doux. Seigneur mon Dieu! Quand me verrai-je si pleinement recueilli en vous, que, par la force de votre amour, perdant tout sentiment de moi-même, je ne sente plus que vous, par-dessus tout sentiment et tout mode, et dans un mode qui n'est pas connu de tous » (1. III, ch. xxi).

SO bis. — Dom Garcia de Cisneros, abbé de Montserrat. Il énumère beaucoup de motifs de s'adonner à l'oraison et termine ainsi :

« Enfin, si vous voulez monter jusqu'aux hauteurs de la contemplation et jouir des embrassements de votre divin Époux, soyez des hommes d'oraison » (Exercitatorium, publié en 1500, ch. ix).

SI. — Le chartreux Jean Lanspergius :

« Ma flUe, dit Jésus-Christ à l'âme, entends ma voix en tout temps et en tout lieu. Elle te répète de rentrer en moi. C'est là cette théologie mystique que mon Père a cachée aux sages du siècle, et qu'il révèle aux petits. C'est moi, le suprême docteur, qui la fais pénétrer dans les cœurs, quand ils sont détachés du monde, d'eux-mêmes et de toute créature. Ma fllle, crie sans cesse avec gémissement pour l'obtenir, désire-la avec une profonde humilité, et attends dans la paix et le silence avec confiance et longanimité » {Alloquiorum, 1. II, ch. xvi).

SX. — Le V»!» Louis de Blois (Institutio spintualis).

1» Titre du ch. i: « Que tout homme devrait aspirer à la perfection et à l'union divine ». Il s'agit de l'union mystique, car l'auteur ajoute à son exposé l'explication suivante.

« Si l'homme arrivait à celte union, il trouverait et sentirait dans son âme celui dont l'agréable présence bannit toute pauvreté, celui qui donne les vraies richesses, et qui comble d'une joie ineffable. Il cesserait alors de se répandre sur les créatures et de leur mendier de faux plaisirs. Tout ce qui n'est pas Dieu lui deviendrait insipide et amer » (ch. i, n» 1).

2» « Combien ils sont à plaindre, ceux qui, plongés dans les sens, et se contentant toute leur vie d'exercices extérieurs, négligent le fond de leur âme et

l'union intime avec Dieu, dont j'ai parlé... Il est très bon, je le reconnais, et très agréable à Dieu, de se livrer aux exercices extérieurs, de chanter avec piété les louan.ïes divines, d'honorer le souverain Maître par la dévotion sensible, de fléchir les genoux, de jeûner, de veiller, etc. Mais ce qui vaut encore mieux, c'est l'exercice intérieur, par lequel l'homme darde sur Dieu des désirs ardents, pour obtenir de lui être uni, s'élançant au-dessus des sens et des images d'une certaine manière surnaturelle. Ceux qui s'attachent ainsi avec exagération, et d'après leurs petites idées, aux exercices extérieurs, et qui négligent de se mortifier et de s'unir spirituellement à Dieu, auront, après la mort, à expier cette vie imparfaite; et leurs souffrances en purgatoire seront d'autant plus grandes qu'ils se seront cherchés eux-mCmes davantage. Dieu, dans sa bonté, ne les repousse pas; il se contente d'attendre patiemment qu'ils répondent à son désir d'opérer en eux, et qu'ils enlèvent les obstacles. Il les laisse donc en paix, avec leurs exercices et leurs idées; car il ne veut forcer personne. Certes, il voudrait amener tous les hommes à sa connaissance et à son union, s'ils n'y mettaient pas d'empêchement. Il est mécontent de voir que nous nous contentons de peu, quand il est prêt à donner immensément. // désire se livrer lui-même de la manière la plus excellente » (ch. v, no» 2, 3).

30 « Heureux l'homme qui arrive à voir jaillir au fond de son âme cette fontaine d'eaux vives, quand môme il lui aurait fallu piocher et fouiller le sol pendant plusieurs années. Quoi d'étonnant qu'il faille attendre longtemps devant la porte de la chambre du Roi Éternel ! qu'il faille longtemps frapper, avant d'être admis. Puisse DieUj l'abîme incréé, nous attirer en lui, nous engloutir, nous y perdre, en nous unissant à lui. C'est ainsi que nous arriverons à ce qui est la fin de tous les exercices, de tous les préceptes, de toutes les Écritures » (ch. lu, § 4, n» 4).

40 Prière de Louis de Blois : « 0 le bien-aimé de mon âme, mon bien-aimé, mon bien-aimé! 0 de tous les amis le plus cherl 0 mou amour unique! 0 I [ M iix plus beau que la fleur, plus doux que le miel! 0 douceur, douceur, i 1' eur de mon cœur et vie de mon âme! 0 lumière sereine qui éclaire mes replis les plus caché;*! 0 mon Seigneur et mon Dieu! 0 brillante et délicieuse Trinité, Dieu unique, viens, viens, viens me rassasier par tes dons infus! Je t adore, je te loue et je te glorifie : parce qu'à toi appartient la louange et l'honneur dans les siècles étemels. 0 mon Dieu et mon tout! 0 abtme souverainement suave et aimable! 0 très simple et très agréable bien, mon bien véritable, que rien ne pourrait remplacer, remplis-moi de toi-même! Allons, mon très cher bien-aimé, introduis-moi dans le fond le plus secret de mon âme, et ravis-moi en toi qui es mon origine; afin que tu trouves en moi tes délices. Quand donc, quand donc, quand donc aurai-jc le bonheur de te trouver? Quand t'aimerai-je de l'amour le plus ardent? Quand serai-je fixé contre toi, de la manière la plus te né donc, quand donc, quand donc me

raviras-tu en toi? Quand m'i -tu tout entier? Quand m'uniras tu à toi

sans intermédiaire? Allons! éloigne miséricordieusement tous les obstacles, et fais-moi un même esprit avec toi, pour la gloire de ton nom. Exauce-moi, Seigneur, exauce, exauce-moi, non selon ma volonté, mais suivant ton boa plaisir. Allons! sois en tout pour moi science, lumière, guide et soutien; afin

î;02 chapitre XXV.

qu'il n\ ail en moi aucune action, aucune parole, aucune pensée, ni aucun Nouloir, qui ne le soit agréable » (Append. 2, b» 5).

88. — S^ I^ace. Lettre à saint François de Borgia (Rome, 1548); pour modérer ses pénitences excessives :

« Au lieu de chercher à faire couler un peu de sang, cherchez plus immt'diatement notre divin Maître lui-même, je veux é\ii ses dons très saints, comme, par exemple, le don de larmes, qui vous fait pleurer tantôt sur vo& péchés et ceux du prochain, tantôt à la vue des mystères de Notre-Seigneup en cette vie et en l'autre, tantôt d'amour pour les Persojmes divines >»; ou encore : l'intensité de la foi, de l'espérance et de la charité, la joie et le rcpo* sjnritxiel, les cotisolations intenses, ï élévation de Cerprit, les impressions et illuminations divines, et tous les autres goûts et seulimeuls spirituels relatifs à de tels dons, comme l'humilité... Tous ces dons très saints doivent être préférés à tous les actes corporels [de mortification], lesquels ne sont bons qu'autant qu'ils servent à acquérir ces dons, en tout ou en partie. Je ne veux pas dire pai' li que nous devions les rechercher uniquement pour la complaisance et la délectation que nous y trouvons; non cei-tes. Mais reconnaissant que, sans ce.s dons, toutes nos pensées, paroles et œuvres sont imparfaites, froides et troubles, nous devons désirer ces dons, afin que par eux elles deviennent justes, ardentes et claires, pour le plus grand service de Dieu. Il résulte de là que nous devons souhaiter ces dons si précieux, en tout ou en partie, et ces js'râces spirituelles, en tant que nous pouvons, avec leur secours, procurer à Dieu une grande gloire ».

84. — Le P. Alvarez de Paz. Après avoir parlé du désir de la contemplation acquise, puis avoir dit qu'on ne doit pas désirer les révélations et visions des objets créés, et qu'à plus forte raison, on ne doit pas avoir la sottise de faire des efforts pour y arriver, il continue ainsi :

c< Mais il y a une autre contemplation surnaturelle, celle qui est simple, sans raisonnement, celle qui, par le don de sagesse, produit dans l'àrae l'élévation, la suspension, l'admiration et l'amour ardent. Les âmes appelées à la perfection et bien exercées à la vertu peuvent la désirer ardenunent et la demander avec humilité. Pourquoi pas, si elle leur est utile? Or elle l'est; c'est un moyen très efficace d'arriver à la perfection. Si on a le droit de désirer une fin, serat-il di;fendu de désirer les moyens qui y comluisenl? (1)... Si donc, ô homme de Dieu, tu t'es disposé autant que le permet la fragilité humaine, si tu te sens pressé par l'aiguillon de l'amour divin, verse jour et nuit des torrents de larmes, pour obleoir ce don. Ne t'arrête pas. Tu es petit, soit! Mais les petits sont faits pour devenir grands. S'il s'agissait dune république terrestre, il y aurait de l'orgueil à briguer les premières places et les dignités; mais, dans la maison de Dieu, c'est de la grandeur d'âme d'aspirer à un siège plus élevé et à la sainteté... Sois donc audacieux et dis à Dieu : « Si j'ai trouvé grâce devant vous, montrez-moi votre face à l'aide de la contemplation parfaite »...

(t) ITôfajectODS peint qa'il convient de se borner aux moyens nécessaires, quand il s'agit de la p«rfectU>B. — L'objection o« vaut pas. Car la Tie religieuse n'est point nécessaire à la perfection et exige une vocation spéciale. Tout le monde accorde cependant qa'il est permis de la désirer et de prier Dieu qu'il veuille bien nous y appeler. On peut de même désirer l'union mystique, dans les conditions n:ar(|«<'es par Alvarez de Paz.

br.-i;i iT. Il >!'»> .»it>liuLr>. 503

Si lu n es pas e.\:uicr, tu resleras caltnç et content » (t. III, be natura contemplât ionis, 1. V, pais II, c. luii.

35. — Le \^^' L. (lu Pont. 1° Il admet la légitimité du désir dans ce passage de la Vie d« P. BoUhastir Alvarez :

« Il est juste que ceux qui doivent arriver à la contemplation et s'unir spirituellement à la divine Sagesse, travaillent et suent pendant plusieurs années en prétendant à un tel bien... Leurs désirs et leurs efforts vont croissant pour obtf-nir ce qu'ils ont eu si haule estime. Leur patience, comme leur confiance, est éprouvée et purifuie, et ils montrent toujours le même courage, quoiqu'un si {.'i-and bien tarde à venir. »

2° II cite ensuite l'exhortation au désir persévérant que le P. Balthasar Alvarez adressait à ses novices. « Persévérons, leur disait-il, à nous tenir aux portes de ce grand Dieu, bien que nous y soyons tremblants de froid; car, au moment où nous y penserons le moins, le véritable Assuérus ordonnera à Mardocbée d'entrer; l'humble sujet verra la face du Roi, et il sera comblé de tant de grâces, qu'il oubliera tout ce qu'il a souffert pendant les longs jours qu'il est resté à attendre à ses portes, dur et froid comme une pierre. » « Il confirmait cette doctrine en citant son propre exemple. »

3" Le P. du Pont dit en parlant des extases (ch. xiv) que « ce sont des choses danirereuses de leur nature ». Mais ce qui prouve bien qu'il ne parle pas de leur côté intérieur (1), c'est que, traitant ensuite de la haute contemplation (ch. xy), il s'exprime ainsi sans restriction : «< Le P. Balthasar Alvarez avait coutume de dire que, lorsque Dieu retire à l'âme le discours dans l'oraison, c'est un signe qu'il veut être lui-même son maître. Car, entrer dans l'âme quand toutes les portes en sont fermées, c'est son privilège particulier, propre à Celui-là seul qui l'a créée, et incommunicable au bon et au mauvais esprit. Aussi cette grâce est-elle très assurée et exempte d'illusion. »

Voir encore Le guide spirituel, Tr. 3, ch. vi, § 1, et ibid., ch. u, § 1.

S«. — Le P. Louis Lallemant :

K Maintenant si quelqu'un aspire à quelque don d'oraison un peu au-dessus du commun, on lui dit nettement que ce sont là des dons extraordinaires que Dieu ne donne que quand et à qui il lui plaît, et qu'il ne faut ni les désirer, ni les demander. Ainsi on lui ferme pour jamais la porte de ces dons. Cest un grand abus » (Doctrine spir., princ. 7, ch. i, a. 3, § 2).

9t. — Joseph du Saint-Esprit donne l'argument suivant : la contemplation Infuse est un acte des dons du Saint-Esprit. Or nous pouvons désirer l'acte d'un habHus qui nous est donné pour notre utilité spirituelle, c'est-à-dire

M) CertainB auteur», rnmroe Alvarez de Paz, disent des exta*es, comme dea révélations, qu'il ne faut pas !• !" • " . ■ ■ " yi'l! est Ixm i" '" ' :". parlent de

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tuis viriou» concupttrunt • (t. lU, disp. tT, n* tto. p. ttoj.

Bo résume, U est clair qu'eu désirant l'union mystique, e« n'est pas son cMé corpor«l que l'on doit désirer; ce qu'on veut, ce n'est pas de se mootrer en ettaso devant le public.

pour nous faire acquérir des nit^rites. Car cette fin n'est pas atteiute par Vhabitus lui-môme, mais par son acte (t. II, disp. 11, n» 28). Voir encore ibid., n» 23; puis t. IV, disp. 23, n» 100; t. lil, disp. 7, n» 100.

SS. — Autres auteurs à consulter : 1° Philippe de la Sainte-Trinité (part. 11, tr. 3, d. 1, a. 4); — 2» de Vallgornera (q. 3, d. 3, a. m, a» 604 et q. 4, d, 1, a. xn, no 927); — 3» Antoine du Saint-Esprit (tr. 4, n» 42; tr. 3, n° 229); ces trois derniers auteurs énoncent une thèse identique beaucoup plus avancée que la mionnc. Chacun a deux chapitres dont les titres respectifs sont les suivants : « Toutes les âmes doivent aspirer à la contemplation surnaturelle; — Toutes les âmes, et surtout celles qui sont consacrées à Dieu, doivent aspirer après l'union actuelle fruitive avec Dieu, et y tendre » ; — 4° Courbon (part. IV, instr. 3; — 5° Brancati (op. 8, ch. ix; op. 6, ch. xi); — 6» le R. P. Meynard (3« édition, 1899, t. II, n» 75); — 7<> le R. P. Jeiler, dans le Kirchenlexicon, au mot Contemplation (Beschauung), p. 503; — 8° M. le chanoine Lejeune (Introd. à la vie tnysttque, ch. i, n» 2); — 9» M. l'abbé Saudreau (en ce qui concerne la quiétude : passim); — 10» Dora Vital (part. III, ch. xin); — 11« R. P. Vermeersch {Quastinnes morales, i, I, n" 73).

Total : 31 auteurs.

QUALITÉS QVE DOIT AVOIB Ulf DIRECTEUR.

1. — Il s'agit ici d'un directeur qui puisse conduire dans la Tole mjatique, et non pas seulement dans Tacquisition des vertus.

1. — S'' Thérèse demande qu'il ait quatre qualité*. Voici les trois premières. Elles ont trait aux lumières qu'il doit avoir :

!• « Que le maître soit yM</icic«x, j'entends d'un esprit solide » {Vie, oh. xni);

2* Qu'il soit pieux, faisant oraison, recherchant sa propre perfection; et par suite, qu'il ait une connaissance personnelle et pratique de la vie spirituelle, au moins pour les cas usuels. Par là même il aura une certaine aptitude à y conduire les autres {ibid.).

Le mieux serait qu'il ait éprouvé lui-même les états mystiques (1);

3° Qu'il soit savant en théologie, notamment en théologie ascétique. De la sorte les théories fondamentales de direction lui seront familières {ibid.).

La sainte ne veut pas « de ces demi-savants à qui tout fait peur et dont Vignorance lui a coûté si cher » [Château, 5, ch. i). « Quand les confesseurs sont gens de bien et de bonnes mœurs,

(1) S" Thérèse : • I^es maîtres s; un ont une connaissance exp^^rimea*

taie des chos«s si élevées [les ra\ sont. Je crois, en petit nombre ; et

ceux qui ne l'ont pas tenteront en vain ae donner le remède sans inf%néUre\. affliger les àuje* • ( Vu, ch. xt).

M. le chanoine Lejeune : • Un prêtre qui professe pour ces étata spéciaux d'oraison un scepticisme railleur, ou se tient à leur é^ard dans une ignorance tys* tématique, serait un guide plus nuisible qu'utils • {L'oraiton, part. Il, ch. x).

oOG CHAPITRE XXVI.

il vaut mieux qu'ils n'aient pas du tout de science que d'en avoir une médiocre j alors, du moins, ils se méfient tout comme moi de leurs lumières, et ils prennent conseil d'hommes vraiment éclairés » {Vie, ch. v).

S. — Ainsi donc, si la troisième qualité, la science théologiqup, vient à manquer, il n'y a que demi-mal ; on suppléera en consultant d'autres directeurs : « Si l'on ne peut rencontrer un maître qui possède à la fois ces trois qualités, il est plus utile qu'il réunisse les deux premières, parce qu'on peut, s'il en est besoin, consulter des personnes savantes. Quoique, selon moi, des savants étrangers à l'oraison soient peu propres à faire avancer ceux qui commencent ; \e. ne dis pas néanmoins qu'il ne faut pas avoir de rapports avec eux... J'ai toujours aimé les hommes éminents en doctrine » [Vie, ch. xiii).

4. — Autre cas. Supposons que « les trois qualités manquent à la fois ». Si « la personne est complètement libre de choisir, qu'elle en bénisse Dieu et ne se prive pas d'une si sainte liberté. Je dis plus : qu'elle demeure plutôt sans directeur, jusqu'à ce qu'elle en ait trouvé un, tel que je l'ai dit. Le Seigneur le lui donnera sans nul doute, pourvu qu'au désir de le rencontrer, elle joigne l'humilité » [Vie, ch. xiii). Voir encore S' Jean de la Croix, Montée, l, II, fin du ch. xxx.

K. — Il ne faut paa se presser de choisir : « Une âme, avant de s'abandonner à la conduite d'un seul maître, doit avoir soin de le choisir tel que je l'ai dépeint. Ne pas agir ainsi serait une grande faute » (S'" Thérèse, ibid.).

•. — Effets d'une mauvaise direction. S' Jean de la Croix s'élève contre les directeurs qui détournent les âmes de l'union mystique à laquelle Dieu les appelle : « Faute de lumières et d'expérience dans ces voies, loin de venir en aide à ces âmes, iU leur causent le plus grand préjudice » (Prologue de la Montée). Il revient sur cette question dans la Vive Flamme, str. 3, y. 3. S'" Thérèse parle de même [Vie, ch. xiii).

Ces deux saints disent non seulement que de tels directeurs ôtent la paix, « jettent dans l'angoisse et une affliction profonde », mais « qu'ils empêchent les progrès » (S" Thérèse, Vie, ch. xiii), « qu'ils font perdre des biens inestimables » (S' Jean de la Croix, ibid., § 11).

Serait-il donc vrai que le directeur puisse aller jusqu'à faire

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