‹ Des grâces d'oraisonChapitre 166 sur 199 · Proposition d'Eckart · texte numérisé non relu

Proposition d'Eckart

« L'homme de bien doit conformer si parfaitement sa volonté à celle de Dieu qu'il veuille tout ce que Dieu veut, et dise : Puisque Dieu a voulu de quelque manière que je pèche, je ne voudrais pas n'avoir point pfclié » (prop. 14). — Il y avait là une confusion grossière entre les choses que Dieu permet en les détestant et celles qu'il veut comme un bien.

4B. — Molinos :

« Celui qui a donné son libre arbitre à Dieu, ne doit plus avoir souci de rien, ni de l'enfer ni du paradis; il ne doit avoir aucun désir de sa propre perfection, ni des vertus, ni de sa sanctification, ni de son salut, dont il doit perdre l'espérance » (prop. 12). « Il ne convient point aux âmes qui sont dans la voie intérieure de faire des actes, même vertuetix, par leur choix et leur activité propre; ni de produire des actes d'amour envers la Sainte Vierge, les saints et l'humanité de Jésus-Christ; parce que ces objets étant sensibles, l'amour que l'on a pour eux est de même nature », c'est-à-dire aussi baa (prop. 35). « Lorsque Satan use de violence pour nous faire produire des actes qui sont coupables en soi, il faut le lur'sser faire, sans lui opposer aucune industrie ni aucun effort... Surtout il ne faut pas s'en confesser... » (prop. 47).

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