Saint ar6golr« le Grand, pape ^540-604). Le* Morales
5. Denis le M\-stique. Actuellement les érudits admettent presque tout que Denis le Mystique n"e«t pas l'aréopagite, converti par saint Paul, ni le premier évèque de Paris (Voir l'article du P. de Grandmaison, dans la revue Le$ Étudêt du 5 janvier 1897, au sujet de l'ourrage du P. Stiglmayr, et le Dictionnaire de théologie de Vacant). C'est probablement un auteur du milieu du v* sliVle, un moine palestinien, de l'école platonicienne, et au courant des idées de Proclus. Baraenhcwer repousse la date jusqu'à la fin du siècle {Let Piret de VÈglise, t. II). Ces écrits n'ai-riv<Teiit en Occident que vers 824. Ils étaient envoyés 4 Louis le Débonnaire par Michel le Bègue, empereur de Constantinople.
Les faili mystiques que Denis a observés sont très élevés, mais extrêmement peu nombreux. Il ne parait songer qu'à la cont<*mplation des attributs les plus profonds de la divinité; or, si on évite les répétitions, ce qu'on peut dire «le cet état tient en quelques lignes. Quoique aussi incomplet, il mérite la reconnaissance des mystiques, |)Our avoir tant contribue à fonder letir science. Une petite soorce prend de rimport&nce, quand elle donne naissance à gn grand fleuve.
La traduction franfalse de M«* Darboy a été rééditée par la Société de la Bonne Preuê.
3. Le vénérable Hagnas de 8t-Vletor, cbanoine régulier, à Paris (1097-1141). Passim.
4, B. Saint Bamsœd, at>be de Cliirvaux (I00I-1I53). .S'm- le Cantique de» cantiçuet. D'autn^s atit<«iirs sont annexés a sw (imivi.».v par exi^mple, Quignes, prieur de la Grande riiirlr-'iisi- mort en lld8) : Lettre aux frèret du Mont- Dieu.
6. Richard do St- Victor, chanoine régulier, h Paris (mort en 1173). Dt la cont^mpliilicn.
7. Sainte HUdegard*, abbeiM bénédictine de Kiipertaberg, à Bingen, dlioeèM de Mayence (lOU'J^UTd). EUa a en une très grande iafluence, d« son temps. Les
> I) Quand les oaTnges sont posthumes, les suteurt sont ciMSés d'spr^a Is date de lear mort.
C«(t« aoaeacUtare eomprend tsi taif«r«. la y JAisasal les oni« Indiquât en bihs do n* ISS, on a ua toul ilc I7« (dont M femoiss). Les ISI peavcnt «(rs sin ^,%t
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pèlerins accouraient en foule pour la consulter; plusieure princes lui cnvoyaieni des ambassadeurs ou des lettres; son procès de canonisation, repris plusieurs fois, n'a pas abonti. Néanmoins, le martyrologe romain lui a consi.rvé le titre de sainte. Une jiartie de ses oeuvres a été publiée en latin, par Migne (t. CXCVII de la Palrol. Latine); puis une autre partie par le cardinal Pitra, dans les Analecla nacra Spicilegio Solesvunsi parafa, t. Vlll, 1882. — Sa vie a été écrite par M. l'abbé Franche; LecofTre, in-12, 1908.
8, 9, 10. Saint Bonaventure, général des Franciscains (1221-1274). Itinéraire lie l'esprit vers Dieu. Sa Théologie mystique est souvent attribuée au fi-ère mineur Henri de Palma. Les sept chemins de Vélemilé sont l'œuvre d'un frère mineur Rodolphe de Bibraoh (Souabe), postérieur d'un siècle (vers 13G0). Les trois derniers chemins sont des contemplations mystiques, car df^jà le cinquième est qualifié de connaissance expérimentale (dist. 6, vers la un). Mais il est difllcile de préciser quelle dilTérence exacte l'auteur met entre ces trois états et d'après quel point de vue il lc« classe.
11. Saint Thomas d'Aquin (1225-1271). Pjisnm. Voir Vallgornera (n" 68;.
12. Le B"" Albert le Grand, dominicain, évéque de Ratisbonne (1193-1280). De-adfiaerendo Deo. Cet opuscule a été traduit en français par le R. P. Berthiei-, dominicain : De l'union avec Dieu; in-18, 189G, Œuvre de Saint- Paul; et par le K. P. Rousset, dominicain; in-16, Lethielleux, 1899.
Dans plusieurs chapitres, Albert le Grand recommande de ne pas se servir de l'imagination, ni de la pensée des créatures pour aller à Dieu (ex. : c. iv). Peutêtre, suivant la doctrine commune, n'applique-t-il cette méthode qu'aux &mes arrivées à l'état mystique. Mais il ne le dit pas, et le P. Berthier lui attribue la pensée contraire, par ces mots : « On remarquera la différence de cette méthode avec celle qui a prévalu plus tard. Au xiii* siècle, il faut se dépouiller des fantùmes de l'imagination; au xvi*, il faut les multiplier, et môme les montrer en violentes images (î) • (p. 5).
13, 14, 16. Sainte Oertrude (1256-1303), cistercienne. Les PP. Bénédictins de Solesmes ont donné une édition latine de ses révélations (Oudin, in-8°, 1875), et une française. Il en a été de même pour sa maîtresse des novices, sainte MechtUde de Haokebom (1241-1298).
On a adjoint à celte dernière les révélations d'une de ses compagnes, la sœu* Mechtilde de Magdebourg, qui fut longtemps béguine dans cette dernière ville (morte en 1280). Plusieurs historiens ont eu le tort de confondre sainte Gertrude avec une de ses contemporaines, religieuse du même monastère de Helfta (Saxe) : c'était la sœur de sainte Mechtilde, l'abbesse Gertrude de Hackeborn, qui pendant 30 ans exerça sur sainte Gertrude son autorité et sa douce action. — Après la mort de sainte Gertrude, son influence fut très faible pendant deux siècles et demi. Ses livres ne se répandirent que lorsqu'ils furent imprimés en allemand, en 1505, et surtout en latin (par le chartreux Jean Landsberg, 1536). Voir le beau livre sur sainte Gertrude, par M. G. Ledos; Lecoffre, in-12, 1901.
16. La B" Angèle de Follgno (morte en 1309). Vie et révélations recueillies par le F. Arnaud, franciscain, son confesseur; BoUandistes du 4 janvier. Traduction française par E. Hello; in-IS, Poussielgue, 1868; rééditée par Desclée. Pour le numérotage des chapitres, J'ai adopté, comme M. Hello, celui du F. Arnaud; les Bollandistes le mettent seulement à la marge.
17. Tauler, dominicain de Strasbourg (1290-1361). Sermons, inA", Leipzig, 1198. Traduction française par le P. Noël, 0. P. 8 vol. Tralin, 1911.
18. Le B*" Henri Suso (^Henri Seuse), dominicain (né vers 1296; mort à Ulm en 1365). Œuvres mystiques, traduites par le R. P. Thiriot, 0. P.; 2 in-12, Lecoffre, 1899. On a retranché de cette édition le Dialogue des neuf rochers. On a reconnu que ce livre est, non pas de Suso, mais d'un négociant strasbourgeois. Rulman Merswin (1307-1*382), dont on a d'autres ouvrages peu orthodoxes. On n'avait attaché d'importance à ce traité que parce qu'on l'attribuait à Suso. Les neuf rochers sont des états successifs de vie spirituelle. Dans le dernier seul, il est question de mystique, et d'une manière brève et vague. Les autres ne présentent entre eux, pour la plupart, que des différences insaisissables. Pour étro
BIBLIOGRAPHIE. Wl
clair, 11 eût fallu les réduire à trois : la fuite du poché mortel, puis du péché véniel, et la recherche des vertus. Mais, de la sorte, l'opuscule eût perdu tout cachet pei-boa:iol.
Le R. P. lienifle a montré que Rulman est l'inventeur de la légende d'après la> quelle Taulor aurait été converti à la vie parfaite par un laïc.
10, 20, 21, 22. Sainte Brigitte (de Suède, 1302-1373). Révélations. Nuremberg, 150C': Rome, 162.S. 2 in-folio. On y trouve : 1" un Prologue par le cardinal Ji an de Turreoremata (dont le nom, en espagnol, est de Torquemada; 1388-1468), dominicain. Au concile de Bàle (1435), il prit la défense de ces révélations contre Gerson et autres théologiens qui voulaient les faire censurer. Précédemment eileé avaient été approuvées par Grégoire XI (1377; et Urbain VI (1379). 2» L'a lraU4i préliminaire par Gonsalve Durand, évoque de 31onte-FeItro. 3" Un proloffue &{! livre VIII, par un ermite de Saint-Augustin, Alphonse de Vadatera, ancien évêque de Jaen. Il aida, comme secrétaire et confesseur de la sainte, le F. Pierre Olafsson, cistercien, prieur d'Alvastra, qui pendant trente ans recueillit les révélations et les traduisit du suédois en latin (Révél. ntpplémenlaires, ch. xLviiiV Une Vie de la sainte, très documentée, a été publiée par M"» la comtesse de Flavigny: Oudin, in-12, 1892.
23. Sainte Catherine de Sienne (1347-1380). Dialogue. Traduction française par E. Cartier; 2 in-12, Poussielgue, 1855. — Vie par M"" de Flavigny; Mignard, 1895.
24. L« B*" Jean de Ruysbroeok (Rusbrochius, 1293-1381), surnommé l'Admirable. Opéra omnia ; traduction du flamand en latin, par Laurent Surius, chartreux de Cologne (mort en cette ville en 1578). Cologne, 1652, in-foL de 551 pages. — Ruysbroeck fut d'abord prêtre séculier; puis, à 60 ans, il fonda un monastère d'auguatins contemplatifs, à Groenendael fN'^auvert) près de Bruxelles. 11 eut pour disciple ou ami Tauler. Il mourut à 88 ans. Quand il aborde la mystique, ce qui est fréquent, il aime surtout à parler des joies de l'extase. Les traducteurs n'ont pas pu rendre exactement toutes les nuances de l'original; ce qui en a augmenté l'obscurité et a nui à la suite parfaite des idées. Ruysbroeck ignore l'art de la composition. Ses divisions sont souvent imparfaites et obscures, ses explications incomplètes. Un de ses admirateurs, l'abbé Cuyiits, a dit : « C'est un paysan du Danube •. Mais il a de magnifiques envolées. II a fait école et plu à la foule. Pour comprendre cette popularité, il faut lire l'ouvrage dans l'original. • En effet, dit M. Cuyiits, c'est pour le peuple et dans le langage du peuple, que s'exprime notre mystique. Quand vous lisez la traduction latine de Surius ou une traduction franvaise, il vous semble que rien n'est plus apocalyptique >. Mais l'original ft ■ sa Jolie langue flamande, son exquise gaucherie de termes abstraits, la simplicité des images, porfois même la trivialité des expressions >. — Le culte immémorial rendu à Ruysbroeck a été confirmé par un décret de la S. Congr»^gation des Rites .9 déc. 1908). Vingt ans après sa mort, il fut attaqué par Gerson. Mais il a été défendu par Denis le Chartreux (De coniempl., 1. III, a. 25), qui l'appelle un autre arêopagite, puis par Lessius (Û4 tummo bono, 1. II, c. i, a* 7) et Bellarmin {De script ceci., p. 366).
E. Heilo a traduit en français des passages choisis (Poussielgue, In- 18, 1869; réédition chez ' n forçant un peu le lyrisme du texte. Autre traduction par-
tiello par .^: (Lacomblez, Bruxelles, 1891).
34 bit. 'Walter Hilton, chanoine de S*-Augustin à Thurgarton (mort en 1396). Th« icaU of perfeclinn. Westminster (T), 1481. Réédition, avec préface du R. P. Dalgairns; Art ar)d Book f, Londres, 18TÔ.
25. Jean Oerson (Charlicr, né à Gerson), chancelier de l'UniversiU d« Paris (1363- 1429;. Opéra mystica.
25 bu. Julienne de Norwioh (1312 1412), rrcluse près l'église St-Julieo d» .Noiwich. lUvelatwJU of divine love: FnblK^eg par U R. P. Screnusds Ci"essy, bénédictin. Douai (7), 1670. Réédition chci MeUiueu, Lon-in-s, 1907.
26. Denis le Chartreux (Denis de Ryckeli i ]n>. M7I\ surnommé le docUur extalique. 11 habitait au monastère de Rurem. e), 0* contenupLutivne: De fonte tucii (Nuremberg, IIL61. S<*s n 10 in-4% sont rendit- es p.ir les PP. Chartreux de Montreuil-sui--M<.i
LES ORACES d'oRAISON. 41
612 BibLlUOUAl'iUE.
27. Henri Harphlua (Henri de Hcrp), provincial des Observantins da Cologne, puis gardien du couvent de Malioes (mort en 1478J. Théùlo'jùi mytilque, (éditée à. Cologne, en lixl8, parle P. Loër. Edition corrigée, Rome, li)«6. Tratiuciion française par Machaull, Paris, 1617. L'ouvrage est divisé en trois livres. M. l'abbé Auger reproduit le jugement suivant du frère Gérar 1 d'Hamont : • Si, des deux derniers livres, on retranchait tous les passages ernpriintés à Rujsbroecic, il ne resterait presque plus rien • [Le* mystiques des Pays-Bas).
t* Série. — 3LVI* «iède (10 autcurg).
28. Sainte Catherine de Gènes {1147-1510). Le Purgatoire. Traduction firtn-
çaise par le P. Bouix; in-12; Iluffet, 1863.
29. Jean Leoidsberg (Lanspergius), chartreux de Cologne (1490-152!)). Oputcula spiriluaiia; i in-8», Cologne, 1630. Cet ouvrage ne contient que quelques allusions à la mystique. Ce livre a été réédité par les PP. Chartreux de Montreoilsur-Mer. Voir 43, S'* Gertrude.
30. Le V"* liouis de Blols (Blosius), ancien page de Charles-Quint, bénédictin, abbé de Liessies, en Hainaui (1506-1565). Opéra; Ingolstadt, 1631 et 17i6, in-foL de 700 pages. Son genre est celui de Uuysbroeck.
31. Le P. Balthasar Alvarez (1533-1580), jésuite, confesseur de Monte Thérèse. Voir n" 43, le P. du Pont.
32. Sainte Thérèse (1515-1582). ŒuvreSj publiées par Louis de Léon, de l'ordre des augustins, professeur à Salaraanque; in-4», Salamanque, 1588. — Etcrilo$ de Santa 7'eresa, édition par Don Vicente de la Fnenle. Madrid, Rivadeneira, 1877, puis 1881; 2 tomes. — Traduction française, par le R. P. Bouix, S. J., 1862, 6 in-8*, Lecoffre. Le R. P. Peyré, S. J., a retouché la traduction de la Vie de manière à serrer le texte de plus près (in-12, 1904) (1). 11 la termine par deux lettres au P. Rodi-igue Alvarez, que certains auteurs ont groupées avec d'autres analogues, sous le titre de Livre de* relation*. Il suit, pour ces deux lettres, le même ordre que la Fuente; c'est celui qui est le plus probable. Je l'ai également adopté. En 1908, le môme auteur a publié, avec retouches, le Chemin de la perfeciitm-, le CliAleau et le Cantique de* Cantiques.
La sainte écrivit sa Vie, une première fois, à 47 ans (1562); une seconde fois, dans les quatre ans qui suivirent. Elle composa en même temps le Chemin de la perfection (manuscrit de l'Kscurial), qu'elle refondit en 1569 (manuscrit de Valladohtl). Le P. Bouix a suivi cette dernière rédaction, et la Fuente, la première, qui était inédite. Aussi les numéros de leurs chapitres ne concordent pas. C'est encore vers 1569 que la sainte composa les Pensée* sur l'amour de Dieu, ou commentaire du Catitique des cantiques. A 62 ans (1577), 5 ans avant sa mort, elle écrivit le Château intérieur. Sur le progrès qu'elle a fait faire k la mj'stique, roir ch. XXX, 2.
On a écrit beaucoup de Vie* de sainte Thérèse. Une des plus intéressantes e.st celle de • la Carmélite de Caen • (la Mère Marie du Sacré-Cœur); Retaux, 2 in-8*, 2' édition, 1892). — M. de Curzon a publié nn^ Bibliographie Thérésienne ; in-V2, lO-ti, rue des SainU-Pèree, 83.
C'est un lieu commun parmi les libres penseurs de dire que la sainte était hystérique et d'e.\pliquer ainsi ses extases. M. Pierre Janct qui avait d'abord adopté celte thèse, fut averti par un prêtre que la sainte n'avait aucun des caractères que, dans un de ses li\Tes, il avait assignés à l'hystérie. 11 étudia do nouveau la question et «e rétracta dans une conférence publique (liuUelin de V Institut psychologique international; Paris, 28, rue Serpente, juillet 1901). Le D' Imbert a montré égale-
(1; J'ai presque toujours reproduit le texte de ces traductions. Dans celle que le P. Peyré a donnée du Chemin de la perfection, le chapitre xvii du P. Bouix devient le xvm* et ainîi de suite. — Voir la note, p. 80.
BIBiiOGRAPHIË. 643
raent que cette accusation est contredite parla médecine (t. II, Appendice)', le D' Goiz a (établi que toutes les maladies de la sainte sont dueis à une lièvre interiDittente dont elle souffrit toute sa vie et qui provenait d'une intoxication paludéenne, fréquonfe dans son pays [Afinales de philosophie chrétienne, juin 1806). Voir encore le livre du P. de San, Elude palholojico-lhéologique (Louvain, Fonteyn, ISSUj et l'ai'licle de iU. de Montmorand, dan« la Revue philosophique^ mars 1906.
Le P. de Bonniot a écrit on chapitre intitulé : que les saints ne peuvent être hystériques [Le miracle et ses contrefaçons, art. II, ch. vu, § 3). Il part de ce principe certain que cette maladie est avant tout psychique : • Led désordres de la volonté passés en habitude sont, sinon la cause, du moins un élément essentiel de l'hystérie. Cette névrose résulte d'un affaibli&sorneut de la volonté ou bien en est la cause, de telle sorte que ce désordre habituel organique ne va pas sans ce désordre mental •. Par contre, • la vertu n'est pas autre chose que la volonté qui a l'habitude de se commander à elle-même et de commander aux impulsions de la nature saine ou malade. L'hystérique ne commande jamais, môme lorsqu'elle s'entête ». Tout cela est vrai a fortiori pour la sainteté, qui est la pratique de toutes les venus, et dans un degré héroïque. Un saint peut être anémique ou malade; il n'est pas déséquilibré mentalement.
33, 34, 35, 36, 37. Saint Jean de la Croix (1542- 1&91). Œuvres, publiées d'abord à Barcelone d'une niauièrc imparfaite, 1619. La première édition complète est de Séviile, 1702. Les premiers traducteurs français l'ont ignorée. Réédition par D. Juan Orti, Madrid, 1872. Traductions françaises par le R. P. Maillard, provincial des PP. jésuites, 1694; réédite chez Régis Ruffet, in-8*, 1864; — par les carmélites de Paris (c'e-st-à-dire par la prieure du couvent de la rue de Messine, la Mère Thérèse de Jésus); 4 in-12, Oudin, 1891. La traduction du P. Cyprien de la Nativité ( 16-11) est accompagnée d'une introduction par le P. Jérôme de S'- Joseph (Madrirj, 1620), un • éclaircissement • de 224 pages, par le P. Nicolas de Jésus, professeur de théologie à Salamanque (Madrid, 1630), et trois discours du P. Jacques le Jésus. L'édition de 156Ô contient do plus un Traité de l'union de iùme avec Dieu, par le R. P. Itouls de Sainte-Thérèse. Au lieu de mystique, on y trouve en réalité une étude sur les trois vertus théologales.
8« Série. — XVII* siède (60 auteurs).
38 I>« V*>* Jérôme Gratien da la Mère de Dieu, carme déchaussé, oolIa> b, î<^ sainte Tl.' ut en 1611. fHlucidai-io det verdadei-v spiintu, etc.
,/ 1 du vérii de la Mère Thérèse de Jésus); in-12, Bruxelles,
it.ii- i,;i lueute eu ciii' iir .M] - ■•■• • \ la fin de son tome II.
39. I^ R. P. François Buare AT;, jésuite. De Religione, Tr. 4 : De Ora-
ti '' '^' '■• 1S II» traité l)>' !,i..,^-..<. Socielalis Jesu, 1. IX, c. vi, il réfute ks
<, si^cK aux Exercices de saint Ignac. Ses biographes dient qu'ils
tt, ... 1^. . . • . extases.
40. Jeanne de Gatnbry Srrur Jeanne Marie de la Prés«>niKtion), religieuse all-'ll^1,■l•■. ini>'iiiv 'l" ^ M'ii-(;<'..'; "S. S M''>niti 'fii^l^-iii'ie; (lf>SI-lcy9), puis nv.luse.
nt paru d^s 1H20). Sa i uan, in 1?. 1<<9^.
41. I.e V*-'* Jean de Jésus-Marie, o' gt-itcial de.^ Carm iill.'>i. Opéra ascflica; iii-fol., C<>l<i-no, 1622. On y trouve un
tique fort incomplot; puis un ciinpitro sur le mAin.' «ujel d;i:. ^ ' '
ni». — Traduction fran.ai^'' di iialté. par le P. Cyprifti d- la Nuiiviii. i .1 Paris. IffO. Il était surnoiuiiv Cil l'furilanus. 42 1.'^ vén'rable I.oiii» du Pont 'd" h Puente) (l&64-16<4), jésuite. Vit du P.
BaUhaxar Alvarei; Madrid, 1G15. — Traductions franvaises par l'abbé Piot (1842), <l par le P. Houix, in-8", l'u-gis llulTet, 1873. Rossuet cite souvent ce livre. Cette vie renferme plusieurs chripitr^s on le P. B. Alvarez explique son oraison. Dans \<^% chapitres xiii et xi.i (où sont résolues sept difficuiiés sur ces matières), on ne tl istinguo pas tonjoui-s bien s'il parle de l'oraison de simplicité ou de l'état mystique, car il n'insiste guôi-o que sur les qualités communes à ces deux degrés, mais le dernier apparaît nettement aux chapitres xiv, xv.
Le (ou La) Guide spirituel [Guia espiri(ual); troisième traité. Vallodolid, 1609. — Traduction française, Périsse, 1863.
43. Saint François de Sales (1567-1622). Traité de l'amour de Dieu ; Lyon, 1616. C'est au livre VI que l'oraison commence à être traitée. Les six premiers chapitres étudient la méditation et la contemplation ordinaire (que depuis on a appelée acquise); la contemplation mystique vient ensuite. Le saint n'a pas connu les Œuvres de S' Jean de la Croix. Elles n'ont été édit(''es que trois ans plus tard, et traduites en fran<;ais 19 ans après la mort de S' Franf;ois de Sales.
44. Alvarez de Paz (1.500-1620), professeur de théologie, puis provincial des jésuites, au Pérou. T. III des Œuvres complètes, intitulé De inquisilione pacis; in-fol., Lyon, 1617, 1619, 1623; Maycnce, 1019; Cologne, 1620, 1628. Réim|>rimé par Vives, Paris, 1875. — Ce saint homme avait des extases fréquentes. Suivant l'aveu qu'il en fit à son confesseur, son union d'esprit et de cœur avec Dieu était si profonde, qu'elle n'avait pas été suspendue un seul moment, pendant 25 ans, au milieu des occupations les plus distrayantes. Voir l'article que je lui ai consacré dans le Diclionnaire de théologie de M. l'abbé Vacant. Sa classification a les mêmes défauts que celle de Scaramelli. — U ne parle pas de l'union transformante, quoiqu'il prononce le mot de mariage spirituel, mais dans le sent d'union continuelle avec Dieu (t. 111, 1. V, pars. III, c. xiv). Il ne parait pas avoir lu les Œuvres de sainte Thérèse, encore trop récentes; mais seulement sa Vie, par un P. Carme qu'il ne nomme pas (t. 111, 1. V, pars III, c. ix, alinéa 2).
45. Saint Alphonse Rodziguez, frère coadjuteur de la Compagnie de Jésus (1Ô3I-I617). Vie. formée avec ses mémoires. Traduction française, par le R. P. de Bénazé, in-12, Retaux, 1890. — Ces mémoires sont au nombre de vingt et un. Le saint écrivit le premier en 1604, à l'âge de 73 ans; le dernier en 1616, à 85 ans. — Il ne faut pas le confondre avec le P. Alphonse Rodriguez (1537-1616), auteur du beau traité, purement ascétique, de la Perfection chrétienne. Ce dernier avoue avec bonhomie qu'il est étranger, sinon à la mystique, du moins à une partie de sa terminologie. Parlant de celle-ci, • quelqu'un, dit-il, y comprend -il quelque chose? Pour moi, j'avoue franchement que je n'y comprends rien • [De l'oraiion, ch. iv). Il a tort de parler ainsi, mais plusieurs auteurs modernes se méprennent en prétendant qu'il a condamné la mystique elle-même.
4^6. Le R. P. Constantin de Barbançon, capucin, gardien du couvent de Cologne. Secret» $entiert de l'amour divin; in-12, 1622 et 1649, Paris. Auteur très diffus, ne donnant pas de définitions.
47. Le R. P. Joseph du Tremblay (1577-1638), capucin, surnommé l'Éminence Grise, confident de Richelieu, fondateur des bénédictines du Calvaire. Méthode d'oraiton (titre primitif : Introduction à la vie spirituelle); 3* édition, 1626. Réédité en 1897, parle R. P. Apollinaire de Valence (Le Mans; Œuvre de saint François d'Assise). Il existe un manuscrit de lui sur l'oraison, à la bibliothèque Mazarine, à Paris. — Cet auteur ne parle pas de mystique proprement dite; mais seulement de l'oraison de simplicité, qu'il appelait quiétude.
48. L^R. P. Thomas de Jésus, carme déchaussé (1564-1627). Sommaire des degrés de l'oraison. Publié en espagnol; Rome (î), 1609. Traduction française, par G. C. T. A., interprète du roi. In-12, Paris, 1612. C'est simplement un recueil d'extraits de sainte Thérèse, classés par chapitres. La traduction est très négligée comme style et exactitude. Le volume se termine par un Traité de Coraison mentale des mêmes auteurs (Paris, 1612), ne parlant que do la voie ordinaire. Traité de la contemplation divine. Liège, 1675.
49. Le R. P. Maximilien Ssoidasus (Van der Sandt), jésaile (1578-1650). Theologia mystiea ; gros in-8^, Mayence, 1627. Ce livre est formé d'une multitude de
BIBLIOGRAPUIK. 645
thèses très courtes, dont le plan est difficile à saisir. Il ne parait pas s'être servi de sainte Th<^r.^se, ni de saint Jean de la Croix, dont les noms sont pourtant indiqués dans son index bibliographique.
60, 61 et bis. La vt^nérable Marine d'Escobar, amie de sainte Thérèse (t. î. I. IV. rh Ttvii}, fondatrice à Valladolid des sœurs réformées de Saintc-
1 \'\da, etc.,. {Vte tirée d.; seb écrits), en espagnol (Madri*!, ! ri latine du P. Mclchior Hanel, S. J. {Prague, 1672, IfeSj.
2 vol. in-foiio. L*' premier volume a été recueilli par le V"* Louis du Pont, qui fut son confesseur pendant trente ans; le second par le R. P. André Pinto Ramirez, S. J.; préface du R. P. Tanner, S. J. — Les PP. Dominicains avaient é,'al>iiienl des rapports fréquents avec la vénérable, notamment le P. André du Pont, qui remplaçait auprès d'elle son frère Louis, quand il s'absentait. Il lui servait alors de secrétaire pour ses révélations et s'en occupa pendant trente-six ans (Tanner, Prwlcntia, p. %^). Par ordre de Dieu, elle donna des leçons de mystique à phi-^iours théologiens de l'ordre de Saint-Dominique (t. 1, 1. 1, ch. xxiu. S 2). Voir 73.
82. L*^ R. P. Louis Lalleniant, jésuite, maftre, au second noviciat, du P. Surin et du V. Ri?oleuc. à Rouen lû7S-16-%). La doctrine spiriluelU (recueillie par le P. Rigoleur); in-12, Paris, lO'Jl. Kéimprimé; LecofTre, 1892. — On a ilit parfois que k's trois autours que je viens de nommer représentent dans la Compagnie de Jésus une école à p.irt, com;ne spiritualité. Le P. Balthasar Alvarez put à se défendre d'un jii •Il rit sorul>iable (ch. xiv, 32). Une telle erreur est facile à expliquer. Ces r. ■ écrit sur la mystique, tandis que la masse de leui"s confrîres
enscij tique, en la rendant méthodique. Les sujets traités étaient diil>-
renls, mais non op[)o*^s; comme l'ont cru plusieurs de ci'ux qui n'ont pas éluilié de prés ces qiic>nons. La mystique ne contredit pas l'ascétique; elle la complète.
63. Le véii rai k- Jean de Saint-Samson, frère lai aveugle de l'ordre des carmes mitij^'is, murt à Roiiaes ;l."j7l-!'>.5(j . .]fiiximes et Œuvres publiées par le R. P. Donatien de Sainl-.NiooIas; in-8*, Paris. Ifôl, 1656. Rééditions sép Vie et d^s .\fa.rimes par le P. Sernin de Saint-André; Poussielgue, Œuvi' 'es, 2 in fol.. Rennes, 16c>i8.
64 .nne de Chantai 15721641). Vie par la mère de Chaug}', et Œu-
:\ .Migiie. 2 in-fol., 1nj2. Étiition Pion. 8 in-S», 1877-1893. Il est regrel-
î ; n'ait pas encore composé une chronologie de la vie intérieure d-^ 1 1
!)<ii i<-, iiiuiquant le dévcloppeaicnt et les alternatives dû ses états d'oraison et de
ses épreuves. Voir 74 et 80.
65. Le R. P. A., .,„.,;„ Bak-r ka.....i; .,;.. .^.i. ,. M575-1641). Sancta Sophia, publié par le K , . 1657. Réimprimé à Ncw- V -r;.; in-S'. Ti .
66. I.e le Richellea (; ia perfection du chrétien; Paris, lOl' . ;iiné à la fin di. . >■ tisinê île Mi: no (1865). Ne pas confondre avec i'ouvrage du même auteur : L' ».
67. I.-' R. p. Miche! Godinez (de son vrai nom \> rr-j^our de i i Mexico (I5'.>I-1<>H). Practica de la levlv^ia w.**.'.<;tj, La l'u'
A <H\, in-S"; ;.'rHii I n<>mhre (r'-ditions. Voir La R«*?ii<^r.». 104, <