H ;. Joly, Psychologie des saints; in
143. M. 1 aijbé Lejeane, curé de Charleville. Manuel de théologie mystique; in-12, Poussielgup, 1897. — Introduction à la vie mystique; in-12, Lelhielleux, 189:). Ici l'auteur traite brièvement la mystique; dans son premier et son dernier chapitre, il donne ce qui est strictement nécessaire aux commençants. — L'oraison rendus facile (in-12, Lelhielleux, 1904) ne traite que de l'oraison ordinaire; mais on y trouve des chapitres excellents pour les âmes qui ont besoin d'être encouragées. Notons ceux sur la demande, le faux abandon. Us suavités spirituelles, les
aridités Enfin l'article Contemplation, dans le IHctionnaire de théologie de M. Var
cant; c'est court et substantiel.
144. Anonyme (la révérende SIèrc Cécile, abbesse de Solesmes). La vie spirituelle et l'oraison; Reuux, in-12, 1899. Voir noUamment les chapitres ix, x, xi, sur i'oraison des anciens.
145. .M. l'aljbé Gombaolt, curé de Montlivault (Loi^-e^Che^). L'imagination et les états préternaturels; lu-8°, chez l'auteur, 1899; ouvrage couronné en 1899 par rinstilut catholique de Paris. — Articlei publiés dans La science Catholique {octobre 1907 — novembre 1908).
140. M. Eatrad*. Les apparitions de Lourdes; in-12, Marne, 1899. L'auteur raconte les contrefa<;ons par lesquelles Satan essaya de discréditer les vraies apparitions.
147. M" Blie Méiio. L'autre vie; deux vol. in-12, Téqui, II* édition, 1900. L'aa> tour n-fute le spiritisme. Sa revue {lleviie du monde invisible; Téqui) a traité quelquefois des questions de m}'stique divine; mais, plus souvent, de s«s iniilatious humaines ou diaboliques. — L'imagination et ses prodiges; Téqui, 2 in-12, 1906*
148. — L« R. P. Ernest Dubois, rédcmplorlslc. De exempUirismo divino. 4 vol. in-folio; Rome, Cu»rgiani, 1900. L'auteur traits de la mystique dans le tome IV, 1. III et IV. 11 interprète comme moi l'opuscule de Bossuet sur l'oraiscQ de simplicité (L m, p. 507).
149. — M. l'abbé Charles BanTé. Etats mystiques (appendice à L'ktwmê i»timê). In-I2, Ama^ 1901.
150. — M. l'abbé Jules PaclMO. /lUroduefûm é Im pt^hotogit des myttiqum. In-12, Oudio. 1901.
151. — Dom Maréchaux, bénédictin. Le merveilleux divim H le mtnmileus démoniaque, ln-8*, liloud, 1901.
152. — Adrien Aroelln. La dit$ocia(ion psychologique ; étude sur le» phénoniènos inconscients. InS", Bloud, 1901. C'est le tirc-à-part d'un article très remarqiialtle publié en octobn» iOO», dans la Revue det questions scientifiques de Bruxelles.
153. Le R. P. Dublanchy, marlste. Article sur ï'tucéli^us dans le Dictionnaire de théologie de Vacant, 11*03 (1).
153 bis. Le R. P. Devine, passionniste. A Manualof mystical Theology. Londres, 190o. 11 suit Scaramelll.
154. Lo H. P. de Maumigny, jésuite. Pratique de l'oraison mentale. Deux in-18. vendus séparément; Bcauchesne, 1905 (t. I, oraison ordinaire; t. II, oraison extraordinaire).
155. 1.e cardinal Gennari. Del falso misticistno. laS, Rome, DescléCy^" édition, 19o7. C'est uno réfutation de Molinos et de Fonelon.
156. DoDi Vital Lehodey, abbé de la l'rappe de Bricquebec (Manche). Les Voies de l'Oraixun mentale. \n-V2, Lecoffre, 1908.
157. Le R. P. Verzneereoh, jésuite, professeur de théologie à Louvain. Quantionés morales seleclse. Tome I, pars IL Bruges, Beyaert, 1909. '- Remarquer la thèse sur la pi-ésence sentie et les sens spirituels (n* 78).
Quelque» l>loirrapl>le« (2).
a) Fleurs dominicaines ou les mystiques d'Unterlinden (1230-1330), par le V" de Bussièrcs. Poussielgue, in-12, 1864.
b) Sainte Lidvrine (\c Schiodam (1380-1433), pa*- Huysmans. Stock, in-12, 1901. Le chapitre xi expose très riairom'nt lo rôle dr.s soufTrancfs.
c) Vie de sainte Françoise Romaine {1384-1440), par Dom Rabory, bénédictin de Soiesmes. Œuvre ilo Sainl-Paul, in-12, 1884.
d) Vie de sainte Catherine de Ricci (1522-1590), par le R. P. Bayonne, 0. P.; 2 in-12, Poussielgue, 1873.
e) Vie de la vénérable Agnès de Jésus, dominicaine, à Langeac (1602-1634),
(1) Dans ss bibliographie (col. S053), il Indique les livres suivants dont les titres semblent •e rapporter à la n)ysli(jue. Si je ne les ai pas insf^n-s dans ma propre liste, c'est que, ne le» ayant pas eus entre les mains, ]v n'ai pu m'assurer si le mot mystique j est pris par leurs auieur» dans son sens propre. J'ai retiré de cette liste Martin Oerhcrt d'Hornau [Prineipia Hieologitt mysticte, abbaye de S'-Blaise, in-1i, il&SJ, car l'auteur n'y parle que d'ascétisme.
XVI* siècle, a) Sébastien Toscane, augustin. Theologia mystica. Lisbonne, iS68;yeBlse,
b) Le vénérable Barthélémy des Martyrs, dominicain (lM4-1SâO). Compendium doctrinm spiriiuaU's. Llst>onne, in-8«, 1583. Réédité à Venise, 1711, sous le titre de Compendium i)^<licm doctrinm.
XTii* siècle.
e) Jérôme de la M^re de Dieu, carme. Theologia mystica. Bruxelles, in-4*, 4609. d) Léon de Saint-Jean, carme. Théologie myttiqu». Paris, * in-8*, 16M.
ej Dominique de la Saiuta-Trinilé. Le '• traite de sa Bibliolheca theologica, Roae, I66&-
f) Michel de Saint-Augustin, carmt mltifé. Institutionum mystiearum libri quatuor. Anvers, in-4s 1G71,
xvMi* siècle, g) Haver. Theologia mystica. Paderbore, in-**, 1708.
A) Je.-in d'Ascargorta, franciscain. Lereionet deteoiogia mistica, Grenade, in-8», 171».
• ) Aoioinc de l'AonoDciaiioD, carme. Disceptatio mystica de oralione et contemplationê icholatlico stylo. Akala, 16h3. Quodlibela theologica mystica. Madrid, in-*", 171*.
j) Diego iDidacusj de 1« Mère de Dieu, franciscain. Ars mystica. Salamanque, in-8*, 17(3.
k] Casimir de Marsala, capucin. Dissertationet mystico scholastiem advrsus pseudo-mysticos Aiujui «l'i. Palerme. in-fol., 17*8. Crisit mystica 'logmatica. Palerme, J in-fol., ITîil-
[i) Oll«> qui ont été indiquées dans la liste précédente ont des caractères différents : ou bien elles renfermant des autubiographies instructives comme mystique, ou bien elle* »'>nt présentées incidemment à propos des ORavres d'un saint, ok enQs elles ont UM plus Krande notoriété.
BIBUOGRÂPIKE. 685
par M. de Lantages; nouvelle édition, {mr l'abbé Lucot ; 2in-8*, Poussielgue, 1863. — Autre Vie, p;ir la vicomtesse d'Lissel; Bloud ; in-12, 188î1.
f} Vie de la liicnheureuse Marie de l'Incarnation. canniMite (M«* Acarie; 156^-1GI{8), jiar An lie du Val. do^'t-ur eu .Soi-bonne, second suix^rieur des Carmélites de France. In-.***, Paris, 1C21 ; réotlition chez LecofTre, in-1'2, h " '"■ ' avait voeu dans l'intimité de la bienheureuse et donne beaucoup de sur 8oa iDiérii-ur. 11 vit fonder plus de cinquante maisons de Cai uk n" > mi u gouverna.
g Ln Mère Jeanne Deleloë, bénédictine belge (1(5-20-1000), par Dom Bruno DestA'C; Dfsoléo, in-12, 1905. Ce livre se compose surtout du journal où la servante de Dieu consi'ïn.Hit (d'un style très simple) les grandes grâces qu'elle recevait. Ella eut beaucoup à souirrir d'un directeur ignorant.
h) La vénérable Jeanne-Marie de la Croix (1603-1673), par Bède Weber, traduit de l'idleinand par Sainte-Foi ; in-S", Poussiolgue, 1856.
1/ Vie de la véïKi-able Marie Grescenoe Hcese, de Kaufbeuren en Bavière, religieuse du tiers-ordre de Saint-François (béatifiée en 1902) (1682-1744), parle R. P. Jeiler, O. S. F. Traduite par le R. P. Rugemer, 0. S. G. ; Casterman, in-12, 1890.
j) Vie de Catherine Enunerich (1774-1824), par le R. P. Schmœger, rédemptoriste. Traduitf' de l'allemand par l'abbé de Caaalès; 3 in-S", Bray, 1868. Dans la Rgvu« des sciences ecclésiastiques, de 1889, t. II, on signale un certain nombre d'erreurs, contradictions ou puérilités qui sa trouvent dans les révélaticos de Catherine.
k) Les Btigmatisées duTyrol (Marie de Mœrl, 1812-1868; Domenica Lazzari, 18lJ>-lë^48). par Léon bore; 2* édition, Lecoffre, in-12, 1846.
1) I^ 8<£ur Apolline Andriveau, fille de la Charité (1810-1895). Poossielgac, 11-12, 1896.
lilvte d*ante«r« quléllete*.
1. Benoit de Canfeld, capucin, protestant anglais converti (1563- 1611). Règle de perfection, réduiMnt la «m spirituelle d un seul point, la volonté de Dieu. Paru d'abord en anglais. Edition latine, composée par l'auteur, Cologne, 1610. Imprimé par ordre de son général en 1625. Grand nombre d'éditions; condamné en 1689. .Saint François de Sal»jb avait déjà remanjué que le livre 111 • pourrait être entendt) mal à propos • (Œuvres, édition de Dom .Mackey, t. IV, p. 9).
2. Ajitoine de Roias, prêtre séculier. I.a vie de l'esprit, pour s'avancer en r . " ' id, 102».). précédé de l'approbation de neuf docteurs. Traductions 1 > P. Cyprien de la NativiuS 1649, 1652. Condamné eo 1689. Le
t auteur est assez mitigé. Tout en cons<>illant, et à tout le monde I . une oraison immobile, il lui donne du moins beaucoup d'actes
c^.. ,.. .d«' (Voir son sommaire final).
3. Le P. J«an Falconi, de Tordre de la Meni (né en 1596, mort à Madrid en l';n.9 . Lrlirr d une fiUe sptrtlufUn ; ftlatlrid, I6:»7. Condamné en 1688 et 1689. Celte 1 • de Id.'.s, circula trente ans en manuRcril. — Lettre à un religieus;
,.u it^y, (Premier et second^ Aljhuhet (cartiUa) pour apprendre à lue dans le livre de la vie éternelU, qui »■ r,jt< (Barcelone; le l" en ItUT,
le.s doux en lh76). Condamné en lti88. Mo i^uyait sur ses écrits (La guide,
l. I, ch. xni, n" 86, 87, 88).
4. François Malaval, laïque de MarMille (16271719). Il devint aveugle à l'Age M, \ 1 fait ses < i ■ ' "/ le» oratoriens, Il fut reçu docteur
non. et d< re par sw vastes connois&iincee, qui
: 1. \\\.vx- ' -or.)..nne. Il publia en 1(X>4, ot sous los
i . M.. U I <!«• sa Pratique facilu pour élovor l'itn» à
r ..I, iij;i '<iii' lu l'.',llll^l>^ «Ia non luni. le
650 DIBUOGRÂPHIE.
facile, dani son livre des Sept principes qu'une commission de trois cardinaux condamne en 1682. Mais flnalonicnt Malaval est vaincu, et mis à l'Index en 108^'. Il se soumet et, dans une Lellre adressf^e en 1695 à son ami, l'abM de Foresta,
Erévôl de la CAthédrale, i! réfute les 68 propositions de Molinos; incomplètement, élas! car sa Lettre est mise à l'Index en 1703. II mourut p,ieusement, à 92 ans, entre les bras de Mf do Bclzunsc, un an avant la peste de Marseille, et fut enterré dans l'église des dominicains, dont son neveu était prieur. Sa vie a été écrite par le savant abbé Dassy (Marseille-, in- 12, 1869, à l'Institution des jeunes aveugles).
Malgré les bonnes intentions de Malaval, son livre a fait un mal immense, soit k cause des nombreuses éditions qui en furent donnc^ en France et en Italie, soit par les deux livres qu'il suscita, celui d'Epiphane Louis (qui l'appelle l'éclairé provençal}, et le Moyen court de M"" Guyon. Bourdaloue jugeait que ce dernier ouvrage n'était, comme fond, qu'une reproduction de celui de Malaval {Lettre à M"' de Maintenon, 10 juillet 1694. Voir aux pièces justificatives de la Vie de Féne- Ion par le cardinal de Bau.»set, I. 11). Il est très vraisemblable que Molinos lui-même «'est inspiré du livre de Malaval.
5. Le R. P. Épiphane Loxiis, abbé d'Estival, ea Lorraine, procureur générai de la réforme de Prémontré. Conférences mystiques sur le recueillement ; Paris, 1676, 1684. Ouvrage composé à la demande des bénédictines du Saint-Sacrement, de Paris, dont l'auteur était supérieur.
6. Molinos, prêtre espagnol (1627-1696), établi pendant vingt ans à Rome. La guide spirituelle; Rome, 1675. Soixante-huit propositions furent condamnées par une bulle d'Innocent XI, 1687. Molinos avait d'abord présenté sa doctrine avec tant d'habileté qu'à Rome, il avait reçu des approbations élogieuses de quatre qualificateurs du Saint-Office et de sept cardinaux (Voir ]a Vie de Madame Guyon, par Guerrier). L'un d'eux, en devenant pape. Innocent XI, avait fait loger Molinos au Vatican. Pendant dix ans, les dominicains et les jésuites réclamèrent; ils constataient que dos couvents entiers quittaient les prières vocales et la coufe&sion pour s'abandonner à une oisiveté contemplative de mauvais aloi. Mais les partisans de Molinos furent si adroits qu'ils firent censurer par l'Inquisition les livres des Jésuites. Le P. Segneri faillit être mis à mort. Enfin l'hypocrisie de Molinos finit par se découvrir. On saisit chez lui douze mille lettres de direction et on instruisit pendant deux ans son procès. Après quoi, on arrêta deux cents de ses disciples. Il avoua sa conduite immorale (Terzago, p. 15), abjura ses doctrines, et fut condamné à la prison perpétuelle. Au bout de neuf ans, il y mourut, âgé de 69 ans.
7. M"* Guyon de la Mothe (1648-1717). Ses ouvrages forment un« quarantaine de volumes. Les principaux sont le Moyen court et tris facile de faire oraison; Grenoble, 1685; condamné en 1689. A l'apparition de ce li\Te, des religieux de Grenoble en achetèrent quinze cents exemplaires pour le répandre. — Les torrents spirituels; paru à Cologne en 1720, après avoir longtemps circulé en manuscrit. — La Règle des associés à l'enfance de Jésus (Lyon, 1685; condamné en 1689) est de M"^ Guyon (voir la préface de l'édition des Opuscules, Cologne, 1720, p. 5), et non de M. de Bemières, comme l'ont cru les rédacteui-s de l'Index de 1900; ce dernier auteur était mort depuis 26 ans. — A consulter M" Guyon, sa vie, par H. Guerrier, professeur au lycée d'Orléans; Didier, in-8% 1881. M°" Guyon manquait de jugement. Ses œuvres montrent qu'elle se conlenUit des raisonnements les plus faux. Mais elle possédait des qualités propres à lui gagner beaucoup de partisans. Elle prêchait sans ce-sse, ne parlait que de Dieu et d'oraison; les dames de la cour se sentaient enflammées au contact d'une âme si sainte. Elle était iouple, insinuante, charmeuse et, en même temps, entêtée, d'une ténacité inlassable à reprendre les idées qu'elle avait paru rétracter. Au fond, ces idées se réduisent à une seule : l'abandon poussé à ses dernières limites, à l'anéantissement. L'exhortation à cette • mort • spirituelle, et l'analyse subtile des degrés sans fin qui en approchent, revient à toutes les pages avec une monotonie fatigante, imitée depuis par certains apôtres de l'abandon. Dans ses lettres à Fénelon, elle a le ton d'un professeur qui trouve que son élève a encore beaucoup à apprendre, mais eU« sent qu'il arrivera, gr&c« à sa bonne volonté.
8. Le P. François La Combe, barnabite, directeur de U** Gayon. Orationit
Virnlalis analysis ; Verceil, 1()86. Condamné en 1688.
8 bis. L'abbé Bertot (mort en ICSlj, un des premiers directean de M~* Guycii et aumônier pendant douze ans des bénédictines de Montmartre. Le directeur mystique. 4 in-12, publics à Cologne, 1726. — C'est on uiodole du style délayé et filandreux. Ces volumes sont la répétition perpétuelle de trois ou quatre idées obscures.
9. La mère Sainte-Thérèse de Jécua, abbesse du monastère de Lavaur (1828- 1884;. Vie écrite par elle-même et publiée ious le titre Aimer et Sou/frir, par i'abbé Roques, ton directeur; 3* édition. Privât, Toulouse, 1886. Condamné en 1894, avec les Vues tur le Sacerdoce. La mère Sainte-Thérèse commença à avoir des extases à quarante ans, et peut-être étaient-elles véritables. Mais ses révélations renfermaient des erreurs. A cinquante ans, elle fait le vœu de s'interdire jusqu'à sa mort de rien désirer ni demander de particulier à Dieu pour elle-même. Cela ressemble bien aux exagérations quiétistes. Elle avait cru savoir par révélation qu'elle serait • la mère d'un grand peuple > spirituel et qu'elle serait ain&i la cause d'une grande rénovatioo de i°i.^iiÀtt. J'ai connu plusieurs voyantes ayant cette illusion.
ORACBS DOIUISON.